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Publication 28-01-2007

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LES DEUX PROBLEMES CRUCIAUX DE LA BELGIQUE

La Belgique doit résoudre deux problèmes importants avant de pouvoir redevenir un pays uni.

1) La bipolarité

Il est illusoire de penser que l’on puisse faire disparaître les problèmes communautaires belges en s’accrochant au modèle “fédéral” actuel. Des professeurs universitaires suisses ne comprennent pas la bipolarité “Flandre – Wallonie”. Ce système nous entraîne dans un cercle vicieux: plus on scinde, plus on crée des différences et plus on crée des différences, plus on scinde car on oppose radicalement un groupe linguistique à un autre. Cela ne fait que nourrir le nationalisme et le racisme linguistique.

En revanche, la Belgique doit répartir le pouvoir - partiellement - sur une base multipolaire sans avoir égard aux frontières linguistiques, tout comme en Suisse. Les provinces constituent un moyen crucial à cet égard.

En effet, elles ne doivent plus être créées. Elles sont déjà là dotées d’institutions : le conseil provincial, la députation permanente et le gouverneur. Elles ont toutes une taille similaire et sont ancrées historiquement et sociologiquement. Elles ont également chacune leur propre cadre socio-économique. Toutefois, elles sont quasiment privées de travail aujourd’hui de sorte que certains les estiment inutiles. Totalement à tort. Les provinces sont en mesure de remplacer les régions (voire, à terme, les communautés) dans le sens où l’Etat national fait les lois cadres (pour que chaque Belge soit égal devant la loi comme l’article 10 de la constitution le prescrit) et les provinces les exécutent moyennant des décrets et arrêtés provinciaux. Ceci peut surtout se réaliser au niveau de l’aménagement du territoire, des travaux publics, de l’environnement, du tourisme, du sport et de l’enseignement.

2) Le manque de bilinguisme

La Belgique ne pourra jamais fonctionner convenablement en tant qu’Etat fédéral ou unitaire lorsque ceux qui disposent d’un pouvoir de décision ne maîtrisent pas l’autre grande langue nationale. Les politiques, magistrats, policiers, fonctionnaires et même médecins et ambulanciers francophones doivent connaître la langue néerlandaise. Inversement, cela vaut également pour les Néerlandophones exerçant les mêmes métiers. Ils doivent maîtriser le français.

Un quota minimal de 20% d’écoles bilingues (où la moitié des cours sont dispensés en français et l’autre moitié en néerlandais) ainsi que des médias nationaux et bilingues sont des éléments indispensables à cet égard.

De même, les instituteurs et les élèves doivent être échangés au-delà de la frontière linguistique et des événements nationaux doivent rassembler tous les Belges. Il nous faut dès lors une politique active de bilinguisme individuel et de respect mutuel et cette politique doit être inscrite dans la constitution à l’instar de l’article 70 de la constitution suisse. L’allemand mérite une protection limitée aux cantons de l’est.

CONCLUSION

La décentralisation multipolaire et une politique active de bilinguisme individuel sont indispensables afin de restaurer l’unité nationale, comme le B.U.B. le souhaite. La Belgique confédérale et bipolaire prônée par les politiciens traditionnels (dont Guy Verhofstadt) est une négation totale de ces principes essentiels.


Publication 16-01-2006

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OMERTA SUR LES PETITS PARTIS

Ce texte récent du journal satirique "Pan" prouve que la Belgique constitue une particratie, un oligopole des partis traditionnels. La meilleure façon de combattre l'extrême-droite est d'ouvrir le marché politique et d'accorder un temps d'antenne aux petits partis politiques.

Omerta sur les petits partis

Verrouillé à quatre partis démocratiques, le paysage politique francophone belge ? On pourrait le croire, à constater qu’on n’entend jamais, au grand jamais, parler des « petites » formations, quels que soient leur âge ou leur nombre de militants. Une exclusion savamment manigancée par les médias, avec l’appui des « gros » partis.

Hors PS – MR – CDH – Ecolo, il existe pourtant en Communauté française une kyrielle de partis démocratiques, en tous genres : RWF (Rassemblement Wallonie-France), PTB (Parti du travail), Vivant, MS (Mouvement socialiste), BUB (Belgique unie – Union belge) POS (Parti ouvrier socialiste), CDF (Chrétiens démocrates francophones), PC (Parti communiste)… et on passe et des meilleurs. Qui souffrent tous d’une double exclusion : politique et médiatique.

Bannis des parlements

Politiquement parlant, deux écueils se dressent sur la voie de la reconnaissance d’un petit parti qui le mériterait : d’abord, le fameux seuil des 5 %, qui veut que lors d’une élection, seules les formations qui dépassent ce score aient le droit de siéger dans l’assemblée correspondante. Tout qui attire moins d’un citoyen sur 20 est donc relégué aux oubliettes, comme ce fut le cas de Groen ! aux législatives de 2003… Le bon sens voudrait pourtant qu’on fixe ce seuil au plus petit commun dénominateur, soit par exemple, pour le Parlement wallon, 1,33 % (75 députés). Deuxième obstacle : le seuil de 5… élus, dans une assemblée, pour y être reconnu en tant que « groupe » parlementaire. Ce qui autorise notamment la participation à la conférence des présidents (chefs de groupe) et au vote en commission voire, au Parlement wallon, l’autorisation d’utiliser les salles du bâtiment pour y tenir une conférence de presse etc. Au fédéral, ne pas disposer du statut de groupe interdit aussi de poser plus d’une question par séance plénière… Autant de règles technico-politiciennes dont on peine à croire qu’elles ne visent pas, volontairement ou pas, à étouffer l’expression des petits partis.

Le silence des médias

Pire : si les freins décrits ci-haut émanent de la loi et donc du bon vouloir des législateurs en place – qui ne doivent pas être très nombreux à se réjouir de filer un de leurs sièges à un petit con venu d’ailleurs –, il en va autrement dans les médias : hormis la règle implicite du cordon sanitaire (apparemment salutaire malgré le perpétuel débat autour de son existence) et en dehors des périodes électorales, il n’y a aucun règlement en la matière. Or, à quand remonte l’apparition d’un PTB, d’un RWF ou d’un Vivant au JT ? C’est trop loin pour s’en souvenir. Idem pour les débats dominicaux : sur les trois années écoulées, Mise au point aura accueilli une fois Paul-Henry Gendebien (RWF) et une autre fois un représentant de BUB, à chaque fois à l’occasion de débats concernant le fédéralisme belge. Lors des émeutes d’Anderlecht en 97, le PTB fut aussi invité à la RTBF pour s’expliquer sur sa soi-disant responsabilité (pas vraiment une invitation confortable). Des apparitions dont Olivier Maroy explique la rareté par la difficulté de limiter le nombre de participants, histoire de pouvoir préserver un débat de fond. Côté privé, le bilan n’est pas vraiment plus glorieux : si le CDF a été invité lors d’un débat sur le droit de vote des étrangers en octobre 2004, le RWF a du manger son invitation à un débat finalement annulé. Enfin, le patron du Vivant, Roland Duchatelet, est intervenu sur le plateau de Controverse… à l’occasion du scandale des matchs truqués, en sa qualité de président du club de Saint-Trond…

Enfin, en période électorale, seuls les groupes représentés au Parlement de la Communauté française ont automatiquement droit à des tribunes électorales. Pour les « petits », obtenir une telle tribune relève du parcours du combattant…

Derrière tous ces détails se cache une intention, faussement involontaire, de moufter les insolents qui oseraient s’aventurer en marge des partis traditionnels de pouvoir, installés, ritualisés, pilarisés… Qui empêchent de donner aux idées émergentes des conditions équitables d’expression. A l’exception de l’extrême droite dont, elle, on parle. Même si c’est en mal : on retrouve sa trogne toutes les semaines à la télévision (tous les jours en Flandre), on s’y familiarise, et elle finit par incarner à elle seule le vote de protestation. Rien que pour cela, les médias les plus populaires (les télés) gagneraient à ouvrir leurs antennes aux petites formations : leur audimat découvrirait d’autres moyens, démocratiques eux, de protester. Mais peut-être que ceux qui les dirigent préfèrent laisser comme seuls dépositaires de cette protestation un groupe de tarés d’extrême droite…

 

Publication 12-01-2006

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VERHOFSTADT TRAINE EN LONGUEUR

Le Premier Ministre a préparé un nouveau plan communautaire. Après l'échec prouvé des réformes de l'Etat du passé et l'installation d'un fédéralisme cher, compliqué et défectueux, il propose maintenant d'évoluer vers une vraie « fédération belge ».

Rien de neuf pourtant. Verhofstadt veut tout simplement scinder de nouvelles compétences et renforcer le système confédéral actuel. Le B.U.B. considère cette démarche comme ridicule. Comment peut-on en effet soutenir raisonnablement que les scissions doivent mener à une meilleure collaboration entre les entités fédérées? En scindant, les différences ne vont que s'agrandir ce qui entraînera de nouvelles scissions et donc le séparatisme total à terme. En outre, nous avons pu constater où ce beau système soit-disant fédéral mène: à des blocages comme l'histoire éternelle des vols de nuit autour de l'aéroport de Zaventem ou à trois législations techniques totalement différentes comme en matière d'aménagement du territoire entravant ainsi la vie économique et gonflant les coûts pour les entreprises.

Le grand problème du plan Verhofstadt est que lorsqu'un partenaire fédéral refuse la coopération, tout le système « fédéral » cale. Et les cours d'arbitrage ou les conseils d'Etat ne pourront rien y changer...

Le B.U.B. lance donc un appel au premier ministre de la Belgique de quitter une fois pour toutes ce cul-de-sac de la bipolarité de fait (Flandre-Wallonie) et d'œuvrer de nouveau pour la construction d'un Etat unitaire avec une décentralisation multipolaire sur la base des provinces, le maintien des lois linguistiques et une promotion active du bilinguisme. Toutes les autres pistes constituent une perte de temps considérable et menacent en outre encore davantage l'équilibre de l'Etat.

Publication 25-12-2006

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DISCOURS DU ROI


Je voudrais d'abord dire aux travailleurs de Volkswagen Forest et à leurs familles, ainsi qu'à ceux des firmes sous-traitantes, combien je partage leur profonde déception à la suite de la très importante restructuration de l'usine VW. Je sais que les autorités font tout pour trouver des solutions.
Par ailleurs, il est souvent question ces temps-ci d'abus de biens sociaux et de ressources publiques. Je voudrais faire deux remarques à ce sujet.
1.Aucune personne n'est au-dessus de la loi et la Justice doit pouvoir faire son travail en toute indépendance.
2.Lorsque la justice établit des détournements, il me semble équitable que la réparation concerne tous ceux qui en ont tiré avantage.


Mesdames et Messieurs, Le temps de Noël et du Nouvel An est une période qui nous prédispose à une réflexion sur la paix. Que faisons-nous, que pouvons-nous faire, pour être des artisans de paix dans notre famille, dans notre pays et même au-delà. Nous savons fort bien que l'absence de conflit ne signifie pas nécessairement la paix. La paix implique bien plus. Elle demande surtout que chacun cultive une attitude de respect et de bienveillance vis-à-vis de l'autre, quelle que puisse être sa différence.
Dans notre monde, les grands comme les petits foyers de violence sont malheureusement très nombreux. Des antagonismes raciaux, ethniques ou religieux sont souvent exacerbés. Notre pays n'est pas indifférent à ces situations douloureuses. En effet, il joue un rôle actif en faveur de la paix et s'y emploie de différentes manières.
Tout d'abord, par le dynamisme et la créativité de notre diplomatie. Cette année, par exemple, la Belgique a assumé la Présidence de l'Organisation pour la Sécurité et la Coopération en Europe. Cette Organisation est active notamment en Europe de l'Est et dans le Caucase. Au-delà de son mandat de base, l'Organisation pour la Sécurité et la Coopération en Europe joue un rôle important dans le domaine des droits de l'homme, dans la protection des minorités, dans la liberté de la presse, dans l'observation d'élections libres et plus généralement, dans le développement de la démocratie.
J'ai eu l'occasion de rendre visite à cette Organisation et à ses dirigeants en septembre, à Vienne. J'ai été frappé d'entendre ses responsables me dire combien la Belgique multiculturelle donnait à notre diplomatie une aptitude toute spéciale à rapprocher les points de vue, à trouver des terrains d'entente, et à promouvoir la paix.
Ce sont ces mêmes qualités qui ont contribué au fait que 180 pays ont choisi la Belgique pour devenir, à partir du 1er janvier prochain, et pendant deux années, membre du Conseil de Sécurité des Nations Unies. C'est un beau défi pour nous.


La diplomatie, hélas, n'est pas toujours en mesure de prévenir ou de résoudre des conflits. Il arrive même souvent qu'une force militaire soit nécessaire pour maintenir une paix fragile ou pour la rétablir. Aujourd'hui, plus de 1.100 de nos soldats sont déployés à travers le monde, principalement dans les Balkans, au Liban, au Congo et en Afghanistan. L'objectif de leur mission varie. Au Kosovo et en Bosnie notre présence consiste à prévenir une nouvelle guerre civile dans les Balkans. Au Liban nous participons au rétablissement de la paix. Au Congo nous contribuons à protéger la démocratie. Nous sommes présents en Afghanistan pour éviter le retour des Talibans.
Fin septembre, j'ai rencontré à la base de Beauvechain, des unités en partance pour le Liban, et le Kosovo. J'ai été frappé par la motivation, l'engagement et la bonne préparation des hommes et des femmes qui en faisaient partie.
Je saisis cette occasion pour dire à tous ceux qui participent à ces opérations que nous sommes fiers du travail qu'ils accomplissent et qu'en cette période de fin d'année, le pays tout entier pense spécialement à eux et à leurs familles.
Il est encore un troisième moyen par lequel la Belgique contribue à la paix : il s'agit de la Coopération au Développement. La grande pauvreté, les privations et les maladies qui sévissent dans beaucoup de parties du tiers monde constituent une injustice sociale majeure, et il est vrai que sans justice il n'y aura pas de véritable paix. Le développement ne serait-il pas alors une définition moderne de la paix ?
Notre pays contribue activement à des projets de développement dans 18 pays partenaires. De nombreux coopérants belges y travaillent et je veux aujourd'hui leur rendre un hommage particulier.
J'espère aussi très vivement qu'un nouveau partenariat puisse se développer avec le Congo, où les populations ont tellement souffert ces dernières années, mais où des perspectives nouvelles s'ouvrent à présent.
Voilà, Mesdames, Messieurs, quelques réflexions que je voulais partager avec vous à propos de la paix.
Il est évident que notre pays, dans ses actions en faveur de la paix, partout dans le monde, ne sera vraiment crédible que si à l'intérieur même de nos propres frontières le respect mutuel, l'entente et la cohésion seront la réalité et pas la fiction. C'est le voeu que la Reine et moi et toute notre famille formons pour cette nouvelle année.
A chacun et à chacune de vous nous souhaitons de chaleureuses fêtes de Noël et un heureux Nouvel An.
Die Königin und ich, sowie unsere ganze Familie, wünschen Ihnen ein frohes Weihnachtsfest und ein glückliches neues Jahr."

Publication 09-12-2006

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La Brabançonne

Ecoutez la Brabançonne (en mp3)


O Belgique, ô mère chérie,
A toi nos coeurs, à toi nos bras,
A toi notre sang, ô Patrie !
Nous le jurons tous, tu vivras !
Tu vivras toujours grande et belle
Et ton invincible unité
Aura pour devise immortelle :
le Roi, la Loi, la Liberté !
le Roi, la Loi, la Liberté !
le Roi, la Loi, la Liberté !

Après des siècles, des siècles d'esclavage,
Le belge sortant du tombeau
A reconquis par son courage
Son nom ses droits et son drapeau.
Et ta main souveraine et fière,
Peuple désormais indompté,
Grava sur ta vieille banière :
"Le Roi, la Loi, la Liberté"
"Le Roi, la Loi, la Liberté"
"Le Roi, la Loi, la Liberté"

Marche de ton pas énergique,
Marche de progrès en progrès!
Dieu qui protège la Belgique
Souris à tes males succès.
Travaillons! Notre labeur donne
A nos champs la fécondité
Et la splendeur des arts couronne
Le Roi, la Loi, la Liberté
Le Roi, la Loi, la Liberté
Le Roi, la Loi, la Liberté

Ô Belgique! Ô Mère chérie!
A toi nos coeurs, à toi nos bras.
A toi notre sang, ô Patrie
Nous le jurons tous, tu vivras.
Tu vivras toujours fière et belle,
Plus grande en ta forte unité
Gardant, pour devise éternelle
Le Roi, la Loi, la Liberté
Le Roi, la Loi, la Liberté
Le Roi, la Loi, la Liberté

Publication 12-11-2006

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SUR LE DISCOURS DES " MANIFESTES "


Fin 2005 le groupe " In de Warande " publia un " Manifeste pour une Flandre indépendante ". Depuis lors des discussions sont entamées, surtout sur le contenu économique du Manifeste. En bref, il est prétendu que la " Wallonie " coûte trop cher à la "Flandre" et que les transferts du Nord vers le Sud ne sont pas rentables (" te belangrijke en niet-efficiënte financiële transfers van Vlaanderen naar Wallonië en Brussel " Warandemanifest, Brussel, 2005 p. 132-177). Le livre récemment publié " Vlaanderen-Wallonië, je t'aime moi non plus " de Rudy Aernoudt constitue l'antithèse de ce manifeste séparatiste et est signé par 60 néerlandophones prominents (Le Soir, 10.11.06).
Le B.U.B. applaudit cette initiative remarquable qui peut constituer un point tournant dans l'histoire politique de la Belgique. En effet, c'est la première fois depuis les réformes de l'Etat que le monde politique s'interroge ouvertement sur le bienfait des défédéralisations que la Belgique a connues depuis 1980.


Néanmoins, le problème de ce contre-manifeste est qu'il reste ancré dans la logique des chiffres entre " le Nord et le Sud ".
A juste titre, Aernoudt constate dans son ouvrage louable (et d'autres avec lui) que les chiffres des nationalistes sont exorbitants, qu'il y a aussi des différences intra-régionales (entre provinces, entre arrondissements…), que l'autonomie, voire l'indépendance se ferait au détriment de la Flandre.
Mais l'essentiel nous semble ceci: est-ce que l'importance des chiffres constitue un argument pour scinder le pays? La réponse que l'on doit donner ici est des plus fondamentales, car elle touche le coeur même du problème, à savoir : quelle serait la vraie base d'une sécession, supposée nécessaire et voulue, quod certe non ? On voit mal comment les arguments économiques peuvent oui ou non justifier la rupture d'un pays, d'une nation, et, peut-être demain, de l'Union Européenne.


Sans doute, il y a beaucoup d'arguments à avancer pour une Union Européenne réduite à douze, sans les pays plus pauvres. Il va de soi aussi qu'on peut s'imaginer une économie plus performante sans assistance sociale au profit des pauvres, sans habitations sociales et on passe. Mais un tel système est-il, d'un point de vue éthique, plus juste? Comme Mark Eyskens a constaté, il y a quelques années, une scission de la sécurité sociale augmenterait la pauvreté en Région Wallonne de 8% à 16%. A force de vouloir son indépendance, la "Flandre" politique se verrait donc non seulement isolé de Bruxelles et de la périphérie, mais, qui est de plus, elle se profilerait d'un coup comme étant l'un des Etats les plus asociaux du monde.
Une attitude sociale et éthique demande, en revanche, que l'Etat ne livre pas ses citoyens sur la base de caractéristiques " ethniques " aux exigences d'une politique nationaliste. Où d'ailleurs se trouve la limite? Aujourd'hui les Francophones, demain les immigrés, après-demain les handicapés… Au contraire, plus une région est pauvre, plus elle a besoin de solidarité interpersonnelle et structurelle.

Bref, les transferts financiers entre le Nord et le Sud de notre pays ne posent aucun problème lorsqu'ils s'inscrivent dans une logique de solidarité. Ce n'est que lorsqu'il s'agit d'abus que les transferts, quels qu'ils soient, sont condamnables. Toutefois, pour éviter les abus - et il s'agit ici non seulement de véritables fraudes, mais aussi d'interprétations trop "régionalistes" de règles fédérales, l'unitarisme constitue la meilleure alternative.
De plus, en acceptant le fédéralisme belge tel qu'il se présente actuellement, l'on détruit la fédération et la solidarité qui en est la conséquence. Le fédéralisme des régions et communautés est seulement défendable lorsque l'on en reconnaît le cadre transitoire car le fédéralisme centrifuge, basé sur le caractère sacré des différences, ne peut à terme qu'aboutir à la sécession totale.


On ne peut donc, comme il est préconisé dans le "contre-manifeste", analyser les relations entre les deux (sic!) entités fédérées uniquement de façon rationnelle basée sur des chiffres.
Il ne faut pas se leurrer. En principe, le système actuel nous mène, de par sa propre logique, vers la rupture de la Nation. Cette séparation, loin d'être inévitable pourtant, ne peut être arrêté qu'après une réforme totale du pays dans un sens unitariste. Plus concrètement : par un référendum sur les réformes de l'Etat du passé, par de nouveaux médias multilingues, par un enseignement accru dans toute la Belgique de la deuxième langue nationale et, surtout, à terme, par le remplacement des Régions et Communautés par les Provinces. Toute autre solution risque d'aboutir à de nouvelles dissensions politico-communautaires et donc à une menace grave pour l'unité du pays.

 

Publication 07-11-2006

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L'intolérance en Belgique: aussi un problème purement politique

L'Union Belge a toujours été un parti du dialogue, un parti du sens commun. Dès notre fondation en 2002, notre but a été la construction d'une alternative positive au malaise politico-politicien de nos jours. En effet il y a, aujourd'hui en Belgique, rappelons-le, trois grands problèmes. Ce qui est intéressant, c’est de savoir que "nos" politiciens traditionnels (tant néerlandophones que francophones) ne font qu'accentuer ces problèmes, sans y offrir de véritables solutions…bien au contraire!

1) La Belgique a une structure étatique qui est trop compliquée

Faut-il rappeler que notre petit pays compte 600 parlementaires, 60 ministres, un parlement wallon, un parlement de la communauté française, un parlement de la région bruxelloise, un parlement flamand, un parlement de la communauté germanophone et, à Bruxelles, un COCOF, un "VGC", un COCOM (= 8 parlements sans la Chambre et le Sénat) ?

Qu'en disent les partis traditionnels ?

a) Le système est bon (thèse entendu par la plupart des politiciens de la politique conformiste francophone).

b) Il faut que les entités fédérées aient plus, voire toutes les compétences ; elles décident d'une façon souveraine ce qui appartient au niveau belge (thèse confédérale de l'establishment politique néerlandophone).

c) Il faut scinder le pays en deux ou trois parties (point de vue du Vlaams Belang et du N-VA)

La solution du B.U.B. : La Belgique ne doit pas être divisée - elle est déjà trop divisée ; plus on la scinde, plus on crée des différences et vice-versa. Au contraire, la Belgique doit être unifiée comme la majorité des Belges le souhaitent. Nous voulons remplacer les régions lentes et coûteuses par les provinces. Les communautés, compétentes en matière de langue, culture, médias et enseignement (avec concurrence nationale) pourront continuer à exister au sein du gouvernement national.

2) La Belgique connaît un problème linguistique

La Belgique est constituée de trois zones linguistiques unilingues et une région Bruxelloise (bilingue). Ceci peut parfois encore poser des problèmes (Fourons, hôpitaux Bruxellois…).

Qu'en disent les partis traditionnels ?

a) Il ne faut pas apprendre l'autre langue nationale (en Communauté française l'enseignement du Néerlandais n'est pas obligatoire)

b) Il faut parler l'autre langue- sans qu'elle soit enseignée dans l'autre communauté (thèse des partis traditionnels flamands)

La solution du B.U.B. : La Belgique est un pays multilingue. Chaque Belge devrait connaître (certainement pour l'usage pratique) les deux grandes langues nationales. D'ailleurs, l'apprentissage des langues renforce notre position au sein de l'Union Européenne.

3) La Belgique connaît un problème socio-économique

Depuis la régionalisation de 1980 les structures de solidarité nationales se sont effritées. Ainsi la région qui est la plus pauvre, à savoir le Sud du pays, reste enfermé dans son carcan régionaliste, avec – tout comme au Nord d'ailleurs – des politiciens qui opèrent dans des partis régionalisés (MR, CDH, PS…). Par la nature même du « fédéralisme » belge les vrais problèmes économiques ne peuvent être résolus. Trop de matières économiques sont régionalisées et mal gérées. Les scissions politiques ont accru le clivage économique. En outre, beaucoup de sous-régions en région Wallonne, comme le Brabant wallon, doivent subir, malgré leur richesse, un régime politique qui est orienté vers des régions plus pauvres, comme le Hainaut.

Qu'en disent les partis traditionnels ?

a) Il faut garder le tout comme avant (thèse des politiciens francophones)

b) Il faut scinder davantage, et rendre au Sud les moyens pour résoudre elle-même ses problèmes économiques (position qui est plus ou moins adoptée par tous les partis néerlandophones)

La solution du B.U.B. : La régionalisation est une catastrophe pour l'économie belge. Non seulement la Belgique ne sait plus se présenter comme un pays uni à l'extérieur (scission du commerce extérieur, du trafic d'armes, du tourisme belge…), mais, qui plus est, la Belgique est livrée au bon gré des deux classes politiques régionalistes, voire nationalistes, qui – petit à petit – détruisent le tissu économique belge, tandis que l'économie n'a rien à voir avec la langue que l'on parle. Le B.U.B. exige une économie nationale, soutenue et complétée par une décentralisation et déconcentration provinciale et sectorielle. Ainsi la nation pourra avancer en Europe et dans le monde, au lieu d'être balkanisé contre le vœu populaire et contre toute logique économique dans un monde globalisé.

Conclusion : Voter pour le B.U.B., c'est un choix en faveur

1) De l'unité nationale, en pour le respect des différences culturelles

2) D'un enseignement qui encourage l'apprentissage des deux langues nationales dans toute la Belgique

3) De l'unification économique et du maintien de la solidarité avec les pauvres et les plus démunis de notre société, quel que soit leur appartenance linguistique

Le B.U.B. n'est pas un parti du statut-quo éternel ou de la régression. Nous voulons que la Belgique progresse et poursuit sa vocation au sein de l'Union Européenne. Imaginons ce que l'on peut faire avec les moyens financiers qui sont aujourd'hui à la disposition des régions et des communautés: renforcer la justice, la sécurité sociale, le sport, les beaux arts, etc.


 

Publication 03-10-2006

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L'intolérance en Belgique: aussi un problème purement politique

Beaucoup de jeunes "flamands" sont intolérants et nourissent des préjugés vis-à-vis des allochtones, beaucoup plus que leurs collègues francophones. Presqu'un quart des jeunes "flamands" affirment vouloir voter Vlaams Belang.

Ceci sont les résultats d'une grande enquête menée par la Katholieke Universiteit de Leuven et l'université canadienne McGill, enquête parue dans les journaux du 30 septembre 2006. Dans le cadre de cette étude, on a interrogé presque 10.000 jeunes de 16 et 17 ans dans les deux pays. Plus que la moitié trouve que les immigrants forment une menace pour notre mode de vie et l'emploi. Plus que trois quarts ne peuvent s'imaginer avoir une relation avec un Noir, un immigrant ou un musulman.

Hallucinant, trouve le B.U.B.. Les concerts 0110 étaient donc plus que jamais utiles. Leur succès prouve qu'il y a encore de l'espoir. Mais ils ne suffisent évidemment pas pour faire disparaître l'intolérance.

Ceci est d'autant plus difficile en Belgique où l'intolérance est incrustée dans la politique traditionnelle) et ses institutions (régions et communautés) : les partis traditionnels sont scindés (sauf le B.U.B.), bon nombre d'institutions publiques sont organisées sur une base d'apartheid et les politiciens traditionnels ne font autre chose que de monter les Néerlandophones contre les Francophones et vice verse. Néanmoins, ces gens de l'autre côté de la frontière linguistique vivent déjà depuis cinq siècles avec nous et sont nos compatriotes dont beaucoup ont des racines dans l'autre partie du pays. Les noms de famille en témoignent.
En outre, il est hypocrite de prêcher la tolérance vis-à-vis des allochtones, tout en attaquant les gens qui parlent une autre langue

Au 21ième siècle et dans une économie mondiale multilingue, l'on pourrait quand-même s'attendre à ce que les politiciens aient surmontés le niveau puéril de "c'est la faute à l'autre" et qu'ils commencent à se comporter comme des adultes. Rien n'est moins vrai pourtant.

La situation est déplorable. Les nationalismes flamand et wallon sont devenus des synonymes, même si les médias n'osent pas encore le dire. "L'autre d'au-delà de la frontière linguistique" est en effet, selon le cas, paresseux, pauvre, stupide ou agressif. Le dialogue bilingue semble interdit dans notre monde globalisé et multilingue. Une contradiction in terminis.

Le B.U.B. est le seul parti qui a compris ce problème. Reste le fait que nous ne puissions pas encore le dire ouvertement dans les médias. Le résultat pourrait en effet s'avérer catastrophique pour les partis traditionnels. Imaginez-vous que nous fassions résonner la voix des bons Belges, au lieu de celle des politiciens traditionnels et "professionnels", qui, eux, méprisent leur pays et ne font que représenter eux-mêmes).

 

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L'autre Wallonie

Article intéressant, d'Energies Réformatrices, paru dans De Standaard et dans L'Echo.

"L'autre Wallonie" (format pdf)

 

Publication 26-08-2006

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LE NATIONALISME FLAMAND AU 21ième SIECLE

 

 


 

 

Cliquez sur les images pour les agrandir.

Entre autres, vous pouvez voir des images des nationalistes flamands et leur vénération des collaborateurs de la Deuxième Guerre Mondiale, leur boycot des magasins bilingues et leur parades, style années 30...

 

 

 



 

 

Publication 05 -08-2006

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Quelques publications de notre Service d'Etudes "Unitas"

Ci-dessous vous pouvez lire quelques articles intéressants de notre service d'Etudes "Unitas".

Il est possible de sauvegarder chaque article en format pdf. sur votre disque dur.

 

L'union fait-elle la force?

L'illusion de la homogénité linguistique

Le choix de l'unité



Publication 01 -06-2006

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Scinder ou unir?

A l'heure actuelle, chaque chose en Belgique est " communautarisée ". Après 35 années de réformes d'état, après presque un siècle d'agitation nationaliste, le pays semble être arrivé à un tournant de l'Histoire. Trois questions fondamentales se posent : Comment définir le système actuel ? Deuxièmement : Pourquoi ce système ne fonctionne-t-il pas ? Troisièmement : Faut-il scinder le Royaume de Belgique ?

1. Le système actuel : ni unitaire, ni fédéral

La Belgique n'est pas une fédération, comme énonce faussement le premier article de notre Constitution. La Belgique est une confédération avec quelques traits unitaires. Comment donc peut-on constater qu'on ne vit pas dans un Etat fédéral ? La réponse n'est pas tellement difficile à trouver car les caractéristiques du fédéralisme sont bien connues, même si ils ne sont pas appliqués partout dans le monde de la même façon. Premièrement, un Etat fédéral doit " fédérer", les entités fédérées doivent collaborer. Dans notre pays, non seulement, elles ne collaborent pas, mais en outre, ceux qui dirigent ces entités fédérées, c'est-à-dire les politiciens traditionnels - font tout pour briser jour après jour les liens qui unissent le pays. Deuxièmement, dans un Etat fédéral, il doit y avoir une primauté du niveau fédéral sur les entités fédérées. En Belgique, on ne connaît pas cette hiérarchie des normes. Troisièmement, dans chaque Etat fédéral, il y a des partis fédéraux et des circonscriptions fédérales. En Belgique, tous les partis traditionnels se sont scindés sur base linguistique et la seule circonscription véritablement démocratique (B-H-V, où l'on peut voter pour chaque parti qui va gouverner le pays, quelle que soit la langue la langue de la liste électorale) est menacée de scission. Quatrièmement, dans un Etat fédéral, il y a toujours au moins six entités fédérées. Si un système à deux entités et demie est instauré, comme en Belgique, cela aura un effet néfaste sur la stabilité du pays. Cinquièmement, un Etat ne peut jamais être bâti sur des micro-nations qui, eux-mêmes désirent devenir des Etats (Flandre/Wallonie). Finalement, la " lutte " belgo-belge se dévoile au grand jour dans la politique internationale de la Belgique. Si les différents ministres belges ne réussissent pas à trouver un compromis, la Belgique doit s'abstenir au niveau européen. Notre politique étrangère, contrairement à celle de tous les autres Etats fédéraux, est tout à fait déchirée et détricotée. Ce qui reste de notre pays est un gouvernement national impuissant et aux abois (voir la problématique des vols de nuit et la menace de scission qui pèse continuellement sur les quelques compétences restées fédérales comme la justice, la défense et la sécurité sociale). Parallèlement et à un niveau équivalent, les régions et les communautés se comportent souvent comme des " sous-Etats " voire des Etats quasi-indépendants.

2. Situation intenable

C'est sans doute le dernier grand consensus de tous les partis et mouvements - des unitaristes, des confédéralistes, des rattachistes etc. : le système actuel ne fonctionne pas. La raison de son instabilité permanente a déjà été énoncée partiellement au premier paragraphe. Ajoutons à ceci encore quelques remarques. Le système confédéral d'aujourd'hui n'est pas démocratique. Premièrement, parce qu'il divise les gens sur base de caractéristiques qu'ils n'ont pas choisies eux-mêmes (la langue, le sol). Deuxièmement, parce que les décisions importantes sont prises par des organes qui ne sont pas élus par le peuple et qui ne doivent pas leur rendre des comptes. Les conférences interministérielles, les dialogues ministériels nocturnes à huis clos ainsi que le refus systématique d'organiser des référendums sur des questions importantes comme la structure de l'Etat ou la Constitution européenne n'ont rien à voir avec un régime démocratique. Troisièmement, ce système n'est pas coopératif car il légalise le chantage (financier) comme étant un mode de politique honorable. Si les politiciens du Nord veulent par exemple installer des usines polluantes à la frontière de leur région plus riche et la Région wallonne plus pauvre, les dirigeants de la dernière devront s'incliner, sauf à lancer un recours aléatoire devant le Conseil d'Etat pour cause de conflit d'intérêts. Si les "sudistes" ne s'inclinent pas, les politiciens du Nord pourront mettre fin à la solidarité structurelle et interpersonnelle. En outre, l'on peut se poser la question de savoir si ce nationalisme institutionnalisé est encore pertinent dans une Europe Unie. En raison de leur propre manque de vision et de l'étroitesse de leur esprit, nos politiciens, qui sont censés nous représenter, se sont créés un système avantageux… au profit d'eux-mêmes. Quatre ministères au lieu d'un seul remplissent mieux les caisses des partis politiques déjà tant remplies par l'argent du contribuable. Et on n'a même pas encore parlé des frais énormes qu'engendrent tous ces ministères, cabinets, parlements etc. Quel temps précieux n'est pas gaspillé par 'nos' politiciens en raison de leurs querelles dites " communautaires " quasi interminables.

3. Union ou scission

La logique même du système actuel, qui ne fait qu'élargir les compétences déjà exorbitantes des Régions et des Communautés, porte déjà en elle la scission définitive du pays. Si le pays est scindé, ce n'est pas (en premier lieu) à cause de la montée du Vlaams Belang, mais à cause de la " logique infernale " de la réforme d'Etat débutée en 1980 transfert des matières économiques et environnementales aux Régions et des matières culturelles et personnelles aux Communautés). Plus on scinde, plus on crée des différences et vice verse.

Ceci dit, tout le monde, même les nationalistes et séparatistes convaincus, doit reconnaître que la scission de la Belgique ne correspond nullement à la volonté du peuple. Malgré le fait que cette volonté populaire ne se soit pas encore traduite en un pouvoir politique, il serait grotesque de la nier. Ensuite, le monde que les séparatistes et leurs amis confédéralistes défendent n'a rien à voir avec notre époque moderne. Ce sont les nationalistes qui sont les réactionnaires et les conservateurs. Leur prétention hautaine qui consiste à dire que ceux qui défendent l'unité belge seraient des nostalgiques désespérés, manque cruellement de sérieux. Les unitaristes et les fédéralistes d'union sont les citoyens les plus progressifs de tout le Royaume car notre monde actuel a tendance à effacer les frontières entre Etats. Certes, il est " facile " d'être en faveur de la solidarité avec le Togo ou de manifester avec ardeur contre " la guerre ". Il est, par contre, infiniment plus difficile et audacieux de dire à l'heure actuelle qu'en Belgique, les différences entre " Flamands " et " Wallons " - dénominations purement politiques qui sont très utiles dans le discours séparatiste - sont très relatives : il y a partout des différences. Entre hommes et femmes, entre la ville et la campagne, entre les provinces d'Anvers et du Limbourg etc. Ceci nous mène directement vers le troisième point : la démocratie a besoin de différences, même si elles sont importantes. Ce n'e sont que les Etats totalitaires (toujours nationalistes d'ailleurs) qui n'acceptent pas les différences. Les gens qui veulent aujourd'hui, à cause des quelques différences entre le Nord et le Sud, diviser le pays, vont sans aucun doute s'attaquer demain à d'autres droits fondamentaux : la liberté d'opinion, la liberté des cultes, la liberté de presse… Ils découvriront en effet à leur grand étonnement qu'il existera toujours des différences, parfois bien plus importantes, mais qui se situent au niveau de strates sociologiques différentes.

Afin d'éviter la scission de la Belgique - répétons-le: non voulue par la grande majorité des Belges -, il faut changer le système de haut en bas. Les provinces peuvent parfaitement remplacer les Régions, et les Communautés peuvent garder une certaine forme d'autonomie culturelle au sein du gouvernement belge. Cet Etat unitaire, mais décentralisé, constitue la seule et unique solution pour une bonne entente entre tous les Belges. 95% des Etats du monde sont unitaires. Le confédéralisme belge aurait peut-être eu un certain avenir au Moyen Age, mais non dans le monde globalisé d'aujourd'hui.

Notre système " fédéral " n'est pas plus qu'une grave erreur historique qu'il faut renvoyer aux livres d'Histoire, tout comme en Europe de l'Est, d'autres systèmes mal adaptés ont disparu. Précisons-le clairement: ce n'est donc pas la Belgique qui constitue le problème, mais bien le système fédéral actuel. Qu' attendons-nous pour en tirer nos conclusions ?


Publication 18 -03-2006

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DISCOURS DU ROI 31.01.2006

Intéressant à (re)lire....


Mesdames, Messieurs,

L'évolution de nos sociétés nous présente de nombreux contrastes. La globalisation économique s'accélère et l'expression " le monde est mon village " devient progressivement une réalité. Beaucoup voyaient dans cette mondialisation un stimulant en faveur de la paix. Mais nous voyons presque journellement les terribles ravages occasionnés par de nombreux conflits régionaux. Pensons au Proche-Orient, au Moyen-Orient, à l'Afrique centrale. Par ailleurs, dans des ensembles stables, comme l'Union européenne, des réflexes nationalistes reprennent force, et dans les états nationaux les tensions entre groupes sociaux ou entre régions s'accentuent.
Dans ce dernier domaine j'aimerais aborder deux questions et examiner avec vous comment y faire face. La première a trait aux tensions existant entre certains groupes allochtones et la population d'origine autochtone. Nous avons tous vu les images montrant les violences perpétrées dans un pays proche, par des groupes de jeunes. Les tensions qui ont explosé là-bas, existent à l'état plus ou moins latent dans d'autres pays européens. Elles sont d'ailleurs exploitées par des partis extrémistes. Que devons nous faire vis-à-vis de telles situations ? L'Observatoire européen des phénomènes racistes et xénophobes fait, me semble-t-il, un certain nombre de réflexions très adéquates. Il attribue une bonne partie de ces tensions au fait qu'un grand nombre de jeunes allochtones ne voient plus aucune perspective d'avenir dans nos sociétés.


Quelles sont dès lors les politiques que nous devons mener dans nos pays européens ?


Il me semble qu'une première priorité consiste à intensifier la formation des jeunes d'origine étrangère, spécialement dans nos grandes villes, et de stimuler l'obtention d'un emploi pour ces jeunes. L'enseignement et l'emploi sont souvent les clefs d'une bonne intégration. Un autre facteur non négligeable réside dans l'encouragement de la construction ou de la rénovation de logements favorisant réellement une vie décente et en contact avec le monde environnant. Par ailleurs, nous devons par l'enseignement convaincre les jeunes du respect nécessaire des valeurs de base de notre société sans quoi la vie commune risque le désordre et l'injustice. Parmi ces valeurs je pense spécialement à la démocratie, à la tolérance, au respect de la femme, et à la sécurité de chacun.


Assurer la sécurité des citoyens est une obligation fondamentale de tout Etat. Si, malgré les efforts, les tensions deviennent aiguës, c'est encore à la prévention qu'il faut recourir en premier lieu.


A ce propos, je voudrais rendre hommage aux travailleurs sociaux de rue qui font chez nous un travail remarquable de proximité et d'écoute des jeunes en difficulté. Je me réjouis de la promesse qui leur a été faite, dans le cadre des contrats de sécurité des villes, de rendre leur statut plus stable. Les efforts pour favoriser l'intégration et éviter la discorde peuvent se révéler impuissants à éviter le conflit. Alors il appartient aux forces de police de rétablir et de maintenir l'ordre, et à la justice déjuger les fautes commises. Quant à ceux qui, d'un bord ou d'un autre, s'emploient à exploiter ces difficultés pour répandre le racisme ou l'intégrisme, ils doivent savoir qu'eux aussi s'exposent à des poursuites judiciaires. On ne bâtit pas une société sur la haine et le mépris de l'autre. La seconde question que je voudrais développer avec vous est celle des tensions entre régions. Elles se présentent dans de nombreux pays européens et nous non plus n'y échappons pas ... comme vous le savez. Elles sont dans bien des cas accentuées par la diffusion de deux constatations. D'une part l'existence d'un écart de richesse et d'autre part la pratique de politiques différentes. Ces situations inégales, entraînant des transferts entre régions, sont communes à beaucoup de pays en Europe. La réponse à cet état de choses ne réside pas dans un repli sur soi de chaque région ; non plus dans le développement de sous-nationalismes, ni dans un séparatisme explicite ou feutré. Les ruptures, les séparations, sont en général coûteuses pour tous les acteurs, qu'ils soient du côté des moins prospères ou des plus riches. Et n'oublions surtout pas les coûts humains qu'on aurait grand tort de sous-estimer. Il ne faut pas se bercer d'illusions à ce sujet.


La réponse aux différences de prospérité et de politiques réside, tant au niveau européen que national ou régional dans l'élaboration de stratégies de développement qui soient béné-fiques pour chacune de ces entités. Il est vrai qu'à tous ces niveaux, il y a des choses à faire. Des conservatismes, des résistances au changement sont à vaincre, des abus à éliminer.


Des efforts ont déjà été entrepris dans l'Union européenne et dans notre pays. La stratégie de Lisbonne doit être accélérée et intensifiée, notamment en matière d'enseignement, de recherche et d'innovation. Il importe également de privilégier l'emploi par rapport à l'accroissement des rémunérations et d'apporter des solutions aux conséquences du vieillissement de la population. Il y a aussi des dérives à combattre comme les fraudes fiscales et sociales ou les abus de biens sociaux.


Au sein de notre pays des efforts importants ont été faits dans chaque région et au niveau fédéral. Je pense notamment à l'accroissement sensible des budgets de recherche en Flandre, au lancement du plan Marshall en Wallonie ou au développement international de Bruxelles, et sur le plan fédéral aux efforts pour relever le taux d'activité de la population, notamment par le pacte de solidarité entre les générations.
Certes il y a encore beaucoup de pain sur la planche, mais de grâce, ne tirons pas de conclusions hâtives basées sur l'observation de certaines différences économiques. Regardons les défis avec courage, et valorisons au maximum les atouts que nous possédons. Je pense, par exemple, au rôle international de Bruxelles et de tout notre pays qui pourrait être compromis par un séparatisme néfaste et anachronique.


C'est en décidant tous ensemble de relever ces défis, et confiants que nous y parviendrons, que la Reine et moi et toute notre famille, vous souhaitons à toutes et à tous une très heureuse année.


Publication  22-12-2005

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Le Manifeste du Groupe du Warande est asocial

publié comme Carte Blanche dans Le Soir du 22.12.05

Il y a quelque temps, un groupe d'économistes et de journalistes pensionnés a publié, à l'initiative de l'ancien patron de la KBC, Remi Vermeiren, un manifeste. S'appelant le Groupe du Warande, ils exigent l'indépendance de la Flandre. Si l'on doit en croire les initiateurs du manifeste, ils ne formeraient pas de mouvement politique et ils ne seraient certainement pas nationalistes. Une prise de position étrange pour un groupe qui tient un plaidoyer pour la forme la plus poussée du nationalisme politique : la fondation d'un Etat culturellement homogène.

Analyse faible et incohérente

1) Les frais du maintien du pays seraient plus élevés que ceux d'une liquidation de l'Etat. De la même façon, la structure étatique complexe est mise en cause. Selon le groupe, il vaut donc mieux que la Belgique disparaisse.

Si l'on vise le « fédéralisme » et son nombre exorbitant de gouvernements, ministres et parlementaires, le raisonnement est, en partie du moins, exact. Ce que l'on essaye de taire, c'est que les structures actuelles ont été voulues par les nationalistes eux-mêmes.

Les Régions qu'ils ont créées sont des entités qui obtiennent, paradoxalement, leur pouvoir économique sur base d'un critère qui n'a rien à voir avec l'économie : la langue. Les entités fédérées étant centrifuges, notre système politique incite à toujours plus de scissions. Il s'y ajoute le fait que plus on scinde, plus on crée des différences et vice verse. Nos politiciens, qui ne sont même pas choisis par tous les Belges vu le manque d'une circonscription nationale, font des compromis dans des "comités de négociations" sans légitimation démocratique.

Une solution raisonnable à notre sens serait de transformer la Belgique en un Etat unitaire, décentralisé sur base de (neuf) provinces, tout en maintenant les Communautés culturelles, aux compétences réduites. Aux Pays-Bas, un tel système similaire existe déjà depuis des décennies et fonctionne fort bien.

2) Le Groupe du Warande prétend également que la Belgique n'offrirait pas de plus-value à la Région flamande. Le Nord n'a-t- il pas pu se développer au sein de et grâce à l'Etat belge, devenant ainsi l'une des régions les plus riches au monde ? Et pourquoi des entités devraient-elles offrir une « plus-value »? Si, dès demain, le Limbourg cesse d'offrir une plus-value à la Flandre, celle-ci doit-elle s'en débarrasser pour autant?

3) Le groupe revient sur la caricature des différences « infranchissables » entre le Nord et le Sud du pays, tout en attaquant les transferts vers le Sud du pays qui coûteraient trop cher au Nord.

Il existe évidemment des différences partout, également en Région flamande. La démocratie se caractérise notamment par l'acceptation et la gestion des différences. Renoncer à ce principe revient à soutenir implicitement un Etat totalitaire où toutes les différences sont gommées.

Les transferts existent partout. Aussi à l'intérieur de la Région flamande. 50% des transferts dans le secteur de la sécurité sociale, selon une étude de la KBC, vont de la Région flamande vers sa propre capitale. Monsieur Vermeiren ne semble pas être au courant des rapports de sa propre banque. Le groupe du Warande prétend que les transferts vers les deux autres régions constituent ensemble plus de 10 milliards d'euros par an. La KBC par contre, dans une étude de 2000 révisée en 2003, concluait à un transfert de 5,3 milliards d'euros par an, ce qui constitue toujours le double de la somme obtenue par les calculs de la FEB. On oublie que des transferts dans d'autres pays sont parfois infiniment plus élevés qu'en Belgique. Ainsi, en Allemagne, les transferts vers l'ex-RDA sont trois fois plus élevés, mais là aucun politicien ne prône la scission du pays, bien au contraire.

Par ailleurs, il y a aussi des transferts entre les pensionnés et les jeunes, entre les villes et la campagne, entre les communes et entre les provinces, des Etats-membres riches de l'U.E. vers les autres Etats membres plus pauvres,... En Belgique, malheureusement, la régionalisation des compétences économiques a rendu la solidarité interpersonnelle plus fragile. Le Traité de Rome de 1957 favorise une harmonisation économique des pays de l'Union européenne et non un traitement inégal. Il est donc faux d'affirmer, comme le groupe le fait, qu'une Flandre indépendante s'inscrirait dans une évolution européenne.

Ensuite, ce n'est pas parce que les transferts sont trop élevés qu'il faut renoncer à la solidarité. Au contraire, plus les différences sont grandes, plus la solidarité permettant de combattre les inégalités doit être de rigueur.

Le Groupe avance encore l'argument fallacieux selon lequel le conglomérat de "Wallo-Bru" se soignerait mieux lorsque la "Flandre" arrêterait tous les transferts vers lui. On peut difficilement imaginer une vision plus égoïste et plus asociale.

4) Selon eux, les petits Etats seraient plus performants que les grands. Bien. Cet argument plaide donc également en faveur de la Belgique ou considèrent-t-ils notre Etat de 30.000 km² comme un mastodonte?

En sens inverse, si le groupe du Warande poursuivait sa logique, il devrait donc être en faveur de l'indépendance des provinces, celles-ci constituant en effet des entités encore plus petites que la Région flamande.

5) Chose étonnante : le constat le plus fondamental du manifeste est bien le plus étonnant. Le groupe propose notamment l'unitarisme comme première solution aux problèmes communautaires y ajoutant pourtant aussitôt que «personne n'en veut ».

Cela ne correspond évidemment pas à la réalité. Selon une étude de la KUL de 1999, au moins un Belge sur quatre serait favorable à un Etat unitaire ou, souhaiterait, au moins, davantage de compétences pour le niveau fédéral. Selon la même étude, 88% des Belges voient un avenir en la Belgique, chiffre confirmé l'année passée et en 2005 par plusieurs sondages, dont un organisé par ce journal.

Enfin, le groupe veut que l'évolution vers un Etat flamand se fasse d'une façon démocratique, mais refuse la consultation populaire. On ne peut leur donner tort vu la petite minorité qu'ils représentent.

Bruno Yammine

Coordinateur d'Unitas, le service d'études de l'Union Belge (B.U.B.)

 

Paul Dirkx

Professeur d'université Rennes-I

Membre effectif de BPlus


 

Publication  08-12-2005

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Unité, diversité, solidarité


Dans la page d'opinion " La Belgique au futur simple " (LLB 14.11), le Professeur et Sénateur honoraire E. Cerexhe fait une analyse intéressante, mais -néanmoins- incomplète de l'avenir institutionnel belge. Certes, il a raison de dire que la Belgique dispose d'une structure étatique trop complexe, mais il semble que les solutions qu'il propose ne font que compliquer les choses. Néanmoins, Monsieur Cerexhe a raison : il faut garder l'unité dans la diversité. Notre pays peut être un modèle pour l'Union Européenne, mais ne l'est pas à cause de ses divisions internes et du système (con)fédéral. L'Etat consiste en différents niveaux de pouvoir : les communes, les provinces, les régions, les communautés et l'Etat fédéral. A chaque niveau, il y a des améliorations à apporter et des éléments à modifier.


Comme le Professeur le propose à juste titre, l'on peut fusionner les 19 communes de la Région de Bruxelles-Capitale. Il y a même moyen d'envisager un système identique pour les autres grandes villes (Anvers, Liège, Charleroi et Gand). Nos voies se séparent pourtant en ce qui concerne la simplification de l'Etat et plus particulièrement le sort des provinces et des régions. Les provinces, remarque-t-il, sont contestées aujourd'hui. La raison de cette contestation lui échappe néanmoins. Si certains politiciens veulent détricoter les pouvoirs provinciaux, voire abolir les provinces, c'est bien parce qu'ils raisonnent en termes nationalistes. Leur souhait est en effet, à terme, de faire disparaître la Belgique et de la remplacer par deux nouveaux Etats, la Flandre et la Wallonie, qui co-gèreraient Bruxelles. Des variations sur le même thème peuvent être observées, mais le fond de ces mouvements constitue toujours l'affaiblissement, voire l'annihilation de l'Etat belge, considéré comme "dépassé".


Si l'on veut vraiment modifier la structure de la Belgique pour de bon et la simplifier, l'on ne doit pas dégrader les provinces à de simples " relais administratifs " dépendant des régions, des communautés et de l'Etat fédéral. Il n'est pas davantage souhaitable de procéder à des réformes compliquées comme le transfert des compétences de l'une entité fédérée à l'autre, comme le propose l'auteur. Il vaudrait mieux réformer le pays en créant une Belgique unitaire et solidaire, décentralisée sur base des neuf provinces tout en maintenant les trois communautés. Comme le professeur le remarque à juste titre, dans le domaine de la défense de la langue, de la culture, des arts et des lettres, de la formation et de l'enseignement, il est souhaitable que les groupes linguistiques soient pris en charge dans le cadre d'une structure institutionnelle unique et autonome. Mais il ne faut pas que ces structures deviennent des Etats dans l'Etat qui bloquent le processus décisionnel, comme l'on a pu constater récemment au niveau des régions dans plusieurs dossiers (Marly, DHL, BHV). Dans le système que nous proposons, les communautés resteraient donc compétentes en matière de langue, de culture, d'enseignement et de médias, hormis la législation de base qui reviendrait nationale. Afin de faciliter davantage le fonctionnement de l'Etat et de faire des économies, les compétences communautaires pourront être exercées par le gouvernement national et le parlement national. Cette structure allégée comprenant un seul gouvernement et un seul parlement (au lieu des six d'aujourd'hui) devrait non seulement permettre d'augmenter considérablement l'efficacité globale de la gestion de l'Etat, de supprimer les redondances, les malentendus, les différences ainsi que les doubles, voire triples mandats, mais également de baisser les impôts et d'augmenter les moyens financiers de l'Etat, des provinces et des communes, qui en ont bien besoin. Il n'est donc pas question de restaurer la Belgique unitaire des années '50 et '60, mais de conserver les avantages des réformes de l'Etat et d'effacer leurs (nombreux) inconvénients, c'est-à-dire surtout l'éparpillement des compétences et la multiplication des niveaux décisionnels.


En ce qui concerne les compétences homogènes proposées par l'auteur, elles sont utopiques. Dans chaque Etat, même fédéral, il y aura toujours des compétences mixtes. La répartition des compétences est trop complexe et elles s'interpénètrent trop pour pouvoir être séparées clairement. Il y aura toujours des chevauchements. En outre, au cours des 25 dernières années, les compétences ont toujours été transférées de l'Etat belge vers les entités fédérées. Jamais on a fait le contraire, car un tel mouvement ne s'inscrit pas dans la logique de la scission de l'Etat soi-disant " fédéral ". A huis clos, sans n'avoir jamais organisé de référendum sur l'avenir du pays, les nationalistes minoritaires des deux côtés de la frontière linguistique ont depuis les années '60 petit à petit convaincu les politiciens traditionnels des avantages politiques de la scission de plusieurs compétences essentielles comme l'économie, l'aménagement du territoire, l'environnement, l'emploi, l'infrastructure, le commerce extérieur, l'agriculture etc.. Il était en effet dans l'intérêt de ces politiciens de scinder le plus de compétences possible afin d'augmenter le nombre d'organes décisionnels et donc le nombre de mandats politiques rémunérés. Ainsi, une structure fédérale bipolaire comprenant une " Flandre " et une " Wallonie " a été mise en place, et, toujours sous la pression nationaliste minoritaire, les partis belges ont été scindés. Aujourd'hui, l'on constate clairement que ce système ne fonctionne pas car il génère des différences et des conflits comme - répétons-le - les affaires de DHL, de BHV et la tension séparatiste autour de l'avenir de la sécurité sociale le démontrent actuellement. Le niveau belge est même privé du pouvoir de trancher des conflits qui affectent tous les Belges.


Les nationalistes, eux, ne se contentent pas de vouloir scinder le pays ; ils veulent d'abord " régionaliser " les esprits et entraînent avec eux, comme une vague irrésistible, la pensée dualiste : il faut choisir entre les deux " ethnies ". Les " Flamands " et " les Wallons " seraient trop différents pour pouvoir encore vivre ensemble. Or, les différences existent partout : entre femmes et hommes, villes et campagnes, entre socialistes et libéraux, entre jeunes et vieux, Belges et étrangers, entre Espagnols et Danois,… L'acceptation et la gestion des différences sont la raison d'être de la démocratie et de l'Etat de droit. Le repli identitaire des séparatistes ouvre la porte à un régime raciste, totalitaire et dogmatique. La où les différences sont niées, on n'a plus besoin d'une démocratie.


De manière paradoxale, tous nos politiciens veulent participer, dans le cadre de l'Union européenne multilingue, aux valeurs, débats et structures multiculturels, tandis qu'ils les détruisent dans leur propre pays. Pourquoi ce qui est souhaité au niveau de l'Europe est-il impossible au niveau belge ? Les partis nationalistes veulent scinder toutes les compétences qui sont encore fédérales, comme la sécurité sociale, pour réduire la Belgique à une peau de chagrin, voire pour la rayer de la carte. Or, qui plus est, la grande majorité des Belges est opposée à ce mouvement séparatiste et bon nombre d'entre eux - les sondages font état de 40% des Belges - désirent augmenter le pouvoir de l'Etat fédéral, voire rétablir l'unitarisme tout en respectant sans doute les différences linguistiques. Pour sauvegarder l'unité, la solidarité et la diversité, il faut donc sortir du système actuel le plus vite possible.

N'oublions d'ailleurs pas que le partage du pays a également contribué au fait, qu'à l'heure actuelle, le contribuable belge est le plus sollicité des pays de l'OCDE, juste après celui de pays scandinaves qui, lui, jouit en contrepartie des largesses d'un système de sécurité sociale hors pair. Comment un pays dont la population représente à peine la moitié de celle d'une ville comme Mexico City, peut-il en effet entretenir ou avoir besoin de 600 parlementaires et de 60 ministres, ainsi que d'une multitude de conseillers qui les accompagnent, sans puiser de façon excessive dans les poches de ses citoyens? Il faut rendre les structures de l'Etat de nouveau simples, efficaces et bon marché, dans l'intérêt de chacun de nos concitoyens. Il n'y a en effet aucune logique à attribuer des compétences économiques ou environnementales à des organes qui sont structurés sur une base linguistique comme les régions. Le modèle institutionnel prôné par nous est très éloigné et tout à fait contraire à celui qu'on l'appelle la " Belgique de papa ", qui, lui, ne respectait pas les différences linguistiques et où le néerlandais et le français n'étaient pas mis sur pied d'égalité. Créons dès lors une Belgique tout à fait nouvelle et prospère, en consacrant pour la première fois de son histoire le principe du bilinguisme individuel. Ce sont par contre les nationalistes flamands et wallons eux-mêmes qui, en souhaitant la création d'Etats unilingues au niveau de leur région linguistique, veulent un retour vers l'unilinguisme de la Belgique d'antan. Qui donc fait vraiment marche arrière?


Publication  04-09-2005

Commémoration de la Révolution belge

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Editorial  28-08-2005

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Transferts et solidarité

La candidate au poste de Chancelier Mme. A. Merkel (CDU) faisait, il y a quelques jours, un appel à la solidarité et l'unité entre l'Allemagne de L'Ouest et L'ancien RDA. Ce point est crucial pour les Chrétiens démocrates allemands. Chez nous, au contraire, les politiciens traditionnels veulent détricoter la solidarité nationale et interpersonnelle. Il est souhaitable, disent-ils, de la remplacer par une solidarité entre entités fédérés. Ce discours est aussi celui du CD&V, le contre-pied « flamand » du CDU allemand. Au Sud du pays on entend par contre d'autres rumeurs, pas moins inquiétantes. Le soi-disant "Plan Marshall pour la Wallonie" fait un appel à « l'esprit wallon » pour réveillonner l'économie dite wallonne. Un accent est mis sur le fait que « les Wallons » n'ont pas besoin de l'argent « flamand ». Cette rhétorique, nationaliste francophone, fait à son tour le jeu des nationalistes flamands : « Si les Wallons peuvent et veulent vitaliser leur économie eux-mêmes, ils ont besoin de plus de compétences. Ainsi le pays doit être (encore plus) scindé ». Ceci est un bon exemple de la dialectique nationaliste qui dit que plus on scinde, plus il y a des différences. Et vice versa. Que penser maintenant des transferts Nord-Sud qui sont pour les scieurs du pays la bombe atomique pour faire éclater le pays ? Le Sud est néanmoins le marché le plus important pour le Nord. Et cela, ils semblent l'oublier...

Dans tous les pays il y a des transferts. En Angleterre il y a des transferts de Londres au Pays de Galles, en France de l'Ile-de-France à la Provence, en Italie de la région de Milan vers le Sud plus pauvre. En Belgique il y a des transferts entre riches et pauvres, jeunes et vieux, universitaires et ouvriers, entre hommes et femmes, villes et provinces, etc. A partir du moment où il y a un système de sécurité sociale des fleuves d'argent existent. Ce n'est d'ailleurs pas parce que les transferts d'argent du Nord au Sud en Belgique seraient vastes (ce qui n'est nullement prouvé) qu'il faut scinder le pays. Bien au contraire, si la différence économique entre le Nord et le Sud était grande, il faudrait être encore plus solidaire, à fin d'assurer l'égalité et le bien-être de chaque citoyen. En Allemagne les transferts entre l'Ouest et l'Est sont trois fois plus grands et il n'y a personne qui veut faire éclater le pays sur cette base. Si le fait qu'une région est plus riche que l'autre justifie une scission, pourquoi alors le Brabant ne devrait-il pas former un pays autonome ? Pourquoi la Floride ne devrait-elle pas proclamer une sécession du reste des Etats-Unis ? Est-ce qu'ils demanderaient aussi la scission de la sécurité sociale si tous les « Wallons » avaient le Néerlandais comme langue natale ? Et si, par contre, la langue constitue la base de la solidarité interpersonnelle, va-t-on faire éclater tous les états européens (qui ne sont tous pas linguistiquement homogènes) sur base linguistique ? Une telle idée impliquerait un retour vers le Moyen Age.

Le système, comme proposé par les partis nationalistes des deux côtés de la frontière linguistique, qui substitue la solidarité interpersonnelle par une soi-disant « solidarité » interétatique est dangereux et non démocratique. Aujourd'hui les citoyens belges jouissent tous d'une sécurité sociale fédérale. Dans un système confédéral, par contre, deux sub-nations (la Flandre et la Wallonie) négocieraient leur « solidarité ». Ceci résultera dans des accords diplomatiques, faits entre gouvernements. Si un état confédéré ne veut pas plier aux demandes du plus riche, celui-ci peut unilatéralement briser la chaîne de la solidarité : la politique du chantage et de la force brute. Les citoyens n'auront ainsi plus rien à dire, dans un « Etat » Belge négocié. Ils ne seront plus représentés par un Parlement national ou fédéral directement élu. Et que faire d'ailleurs à Bruxelles ou il y a deux communautés ? Pour néanmoins valider leurs exigences les nationalistes du Nord disent que « la Wallonie n'a jamais été solidaire avec la Flandre ». Ceux du Sud prétendent le contraire. En fait, tout cela n'a aucune importance. L'Histoire donne seulement des faits, pas des arguments. Ce n'est pas parce que les noirs en Afrique du Sud ont jadis été humiliés qu'ils doivent se revancher aujourd'hui. Ce n'est pas parce que, pendant 2000 ans, les femmes n'ont pas reçu de droits politiques des hommes qu'aujourd'hui elles doivent former des partis ou des états féminins. Ainsi, il est illogique de proclamer un état flamand ou wallon sur base des faits du passé.

Naturellement le Nord de la Belgique est plus riche. Il possède –grâce aux investissements de l'Etat unitaire- des ports, des aéroports et de pôles d'expansion économique. Le Sud n'en a pas, ou en tout cas pas dans une telle quantité. Le Sud est, en général, plus rural et beaucoup de régions doivent encore lutter contre le désastre économique qui s'est produit à la fin des années 60 du 20e siècle et qui a détruit l'industrie lourde ainsi que les mines. Le problème n'est pas la Belgique. Le problème est le système belge. Depuis les réformes d'état de 1980 trois Régions ont été créées, accumulant de plus en plus de compétences pendant les dernières 25 années. A noter d'ailleurs que 50% des transferts en matière de sécurité sociale (étude KBC 2003) « flamands » vont à la Région Bruxelloise, qui fait – selon les nationalistes flamands- partie de la Flandre. De plus en plus l'économie nationale a été fédéralisée, ce qui a agrandi le fossé au lieu de le diminuer. Ce qui est (et était) en effet le souhait de beaucoup de politiciens. Pourtant on a besoin d'unité pour fournir de la solidarité structurelle. En même temps on a aussi détricoté le système politique belge. Hors la scission des partis traditionnels belges, le système électoral a été refait à la mesure des groupes linguistiques (le Sénat, les listes Bruxelloises qui ne peuvent être bilingues, les majorités spéciales au Parlement). Comment l'électeur francophone peut-il ainsi encore punir les politiciens néerlandophones pour des abus (et vice versa) ? Il n'y a même pas de circonscription nationale. Les nationalistes se disent préoccupés par des différences. Les provinces ne témoignent-elles pas d'une plus grande diversité que les régions ? Veut-on nous faire croire que l'économie s'arrête à la frontière linguistique ? Si des parlements, des partis, des organisations… unilingues nous montrent la voie du futur, comment doit-on lutter avec ces organismes contre les problèmes mondiaux et donc multilingues ?

Parfois des régionalistes modérés disent qu'ils veulent maintenir le financement de la sécurité sociale au niveau fédéral, mais (en même temps) communautariser les dépenses. "Les communautés doivent être responsabilisés à fin d'éviter le fédéralisme de consommation". En Allemagne, les états fédérés n'ont même pas un euro d'autonomie fiscale... En plus leur propre logique dit que les compétences doivent être homogènes... Pourquoi alors scindre partiellement?

La seule solution est un état belge unitaire, mais décentralisé sur base de neuf provinces. Ainsi le gouvernement national peut effectuer des lois cadres que les provinces peuvent exécuter. Agissant de cette façon tout le pays, et non seulement le Nord, sera harmonisé économiquement, sans que les sensibilités locales soient détruites par un centralisme aveugle. En plus un gouvernement peut veiller sur les abus du système (gaspillage par exemple) : n'est-ce pas ceci que les nationalistes mêmes demandent ? On a des provinces en Belgique : pourquoi alors a-t-on créé des régions ? Pour mieux gouverner ? Si le nationalisme est une idéologie tellement brillante, comment peut-on alors expliquer ses excès violents (les guerres mondiales, la Yougoslavie, le Moyen Orient). Aucun pays unitaire ou même fédéral au monde n'est constitué de deux parties de deux et demi. Ce système bipolaire est incompréhensible, coûteux, antibelge et anti-solidaire. En plus de cela, il n'a jamais été voulu par le citoyen. Les Chrétiens démocrates allemands ont la même couleur (orange) que leurs contreparties flamands (ou wallons). Là, chaque différence s'arrête. La même constatation peut être faite pour les socialistes, les libéraux, les écologistes etc. Si dans l'Europe des partis multilingues peuvent exister, ils ont aussi leur droit d'existence en Belgique. L'Allemagne fédérale, réunie a été fondée il y a seulement 15 années. Dire que la Belgique, existant depuis 175 années, plus vieille que l'Allemagne, ne pourrait pas supporter des partis fédéraux n'est pas seulement faux: c'est une hypothèse mensongère. Il semble que les Chrétiens-démocrates allemands ont compris que le Christ prêchait la tolérance. Leurs contreparties flamands et wallons utilisent toujours le « un œil pour un œil, dent pour dent » de l'Ancien Testament.

 

Editorial  28-08-2005

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Allocution du président de l'Union Belge, à l'occasion de la commémoration de la Muette de Portici, Place de la Monnaie à Bruxelles

"Bienvenue à tous les Belges venus ce soir afin de commémorer l'origine de la révolution belge de 1830, laquelle a pris son départ sur cette place aux termes de la représentation de l’opéra "la Muette de Portici" au théâtre de la Monnaie.

Cette révolution était due - presque essentiellement - à l'oppression du citoyen et au fait que les Hollandais - lesquels gouvernaient alors la Belgique - se réservaient presque tous les avantages et privilèges, ne laissant que les "miettes" aux belges. La population souffrait déjà depuis des siècles sous le poids d'occupants étrangers. Un large consensus existait alors auprès des citoyens, riches ou pauvres, pour mettre fin à cette occupation hollandaise, comme elle avait déjà mis fin temporairement l’occupation autrichienne deux générations plus tôt, en 1789.

La Belgique n’est pas un "accident" historique comme certains veulent le faire croire. Déjà, à la fin du moyen-âge, les Pays-Bas méridionaux formaient un ensemble, plus ou moins homogène au niveau socio-économique et politique. Certes, l’Etat-Nation de 1830 n’était pas encore créé, mais on peut dire qu’à cette époque, la Belgique existait déjà en gestation.

Aujourd’hui, nous commémorons la naissance de notre Etat, c’est-à-dire la consécration de cette longue évolution historique. Nous pouvons en être fier, car la Belgique constitue l’une plus anciennes nations au monde dotée d’une Constitution très avancée, et surtout moderne pour son époque ! Cette constitution protégeait déjà les libertés publiques, et notamment la liberté d’expression dont nous profitons jusqu’aujourd’hui. Cette liberté d'expression dont profitent également nos adversaires.

A la fin du 19ième siècle, le pays était l’un des plus industrialisés au monde, à la pointe dans de nombreux domaines industriels. A la même époque, des droits furent octroyés aux néerlandophones, comme (par exemple) le droit à la justice en néerlandais. Il s’agissait de l’une des premières lois linguistiques instaurée dans le monde, loi déjà plus favorables que les droits accordés aujourd'hui (c'est un exemple) aux hispanophones des Etats-Unis.

Le 20ième siècle fut caractérisé par deux guerres mondiales, qui ont profondément marqué et changé le pays. Mais la Belgique les a survécues, connaissant ensuite - dans les années ’50 - une énorme relance économique. L'atomium, construit en 1950, en est le plus beau symbole.

Après les années ’60, la Belgique connut un déclin économique et institutionnel, qui malheureusement se poursuit encore aujourd’hui, même si le pays peut se vanter de toujours disposer d’une vie économique relativement forte, ainsi que d’une bonne sécurité sociale. Toutefois, l’Etat unitaire a été transformé en un labyrinthe et imbroglio fédéral et bipolaire, qui menace maintenant la survie même du pays. Assez paradoxalement, cette évolution s’est déroulée sans le soutien du citoyen, et ceci contrairement à la révolution dont nous commémorrons aujourd'hui, tous ensemble, l'anniversaire.

Ainsi que sa Majesté le Roi l’a souligné, dans son allocution du 21 juillet dernier, la grande majorité des Belges ne veut pas la disparition du pays, et des sondages fiables démontrent que 40% des Belges sont tout à fait favorables à l’unitarisme, c’est-à-dire ; à une Belgique sans régions, avec un seul gouvernement et un seul parlement, ou à tout le moins au fédéralisme d’union, c’est-à-dire ; à une Belgique avec davantage de compétences à l’Etat fédéral. Dans chaque système, les provinces peuvent jouer un rôle primordial.

Le B.U.B. constitue le seul parti d’union nationale qui veut donner une voix politique aux citoyens qui se sentent perdus et abandonnés par l‘Etat fédéral enfoncé dans des querelles communautaires et politiciennes incessantes. Tous ensemble, nous pourrons réussir le défi de rassembler l'ensemble des Belges afin de construire notre avenir au sein de l’Union européenne.

Donc, comme les révolutionnaires de 1830, je dis : Vive la liberté, vive la Belgique !"

(cliquer pour aggrandir)

Publication  22-08-2005

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Prise d'otage dramatique à Bruxelles démontre le laxisme de la Justice Belge

A Bruxelles, un homme, nommé « Tariq le Fou » a pris en otage quelques personnes du 17 au 19 août et les a menacées de mort. Cet homme avait déjà un lourd arriéré judiciaire (dont une prise d’otage semblable et un cambriolage violent d’une banque). Pourtant, il lui a été donné congé pendant un jour sans accompagnement. Le « Fou » peut encore être content qu’ il sorte indemne de son « aventure » et qu’il puisse par après tranquillement « reprendre ses forces » dans un hôpital, comme une radio l’ annonçait.

Ces faits sont inacceptables pour le B.U.B.. Cet homme est un criminel dangereux qui n’aurait jamais dû sortir de prison après son premier crime ou qui aurait dû, à tout le moins, être renvoyé vers son pays d’origine (la Tunésie) avec une interdiction à vie de retourner en Belgique. Le cas échéant, il faut lui enlever immédiatement la nationalité belge, si ce n’ était pas encore fait.

Le B.U.B. veut que ce laxisme dangereux envers des criminels agressifs, dont chaque Belge peut être la victime, se termine aussitôt. Une peine de prison à vie ou un bannissement à vie sont ici les seules peines appropriées. La Belgique est un pays accueillant, mais on ne peut pas en profiter.

 

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Commémoration...

Le 70e hommage au roi Albert I et aux héros de l'Yser fut un énorme succès. Le BUB a pris part à cette manifestation par la présence d'une délégation officielle discrète, tandis que des membres se trouvaient parmi le public.

Comme nous l'avions prévu, le BUB a participé au cortège qui traverse la ville (de la Langestraat au monument Albert I). De nombreux citoyens ont remerci la délégation BUB pour sa présence et son engagement dans la cause belge.

A leur arrivé au monument, la délégation de Belgische Unie - Union belge s'est vue attribuer trois places parmi les invités, en vue de la cérémonie du dépot de fleurs.

Cette fois encore, le BUB fut salué avec beaucoup de respect et de gratitude. Les gens venaient spontanément nous remercier pour notre action, et certains sont entre-temps devenus membres de notre association.

La légende selon laquelle les belges ne seraient que des vieux fut nouveau infirme : tant au nombre du public que parmi les membres du BUB, toutes les catégories d'ages étaient représenteés.

Les photos tant plus parlantes que des mots, nous vous invitons regarder les photos réalisées par le photographe du BUB.

 

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Combien coute votre Roi?

La reponse est simple: 0.68 euro/citoyen/an

La famille royale est entretenue par la liste royale. Les personnalités principales reçoivent une dotation de la famille royale.

La liste civile du roi s’élève à 7.576.000 euro. Bien que ce montant semble énorme, vous trouverez ci-dessous un aperçu des destinations de cette somme. Il faut noter qu’à peu près la moitié de la liste civile est payée avec les intérêts de la Dotation Royale. Il s’agit d’un organisme privé qui gère les propriétés du Roi. L'argent du contribuable (impôts) n'est pas concerné dans ce cas!

Vient ensuite la reine Fabiola, qui perçoit une somme de 1.334.000 euro. Le prince héritier Filip recoit 854.000 euro, tandis qu’Astrid et Laurent perçoivent respectivement 296.000 et 284.000 euro.

Un rapide calcul nous permet de constater que pour l’année 2003, la totalité de la monarchie a coûté seulement 10.344.000 euro.

Certes, les 7.576.000 euro qui sont attribués à notre chef d’Etat, suffisent largement pour une année entière. Mais il faut savoir que ces sommes sont calculées pour payer la totalité des frais.

Prenons les chiffres de l’année 2002 :

En premier lieu, viennent les frais du personnel. Ce poste représente 69.2 % de la liste civile.

Les palais, l’intérieur et le mobilier représentent 1/10 du montant total, tandis que les réceptions de personnalités et de chefs d’état, les voyages de notre souverain en Belgique et à l’étranger, représentent près de 7%.

4.5 % du total servent aux dépenses, telles que l’eau, le gaz et l’électricité. Il faut tenir compte également des frais de chauffage des palais, à l’exception de Bruxelles. L’administration royale représente 2.4 %, tandis que les assurances s’élèvent à 2%.

Un simple calcul fait apparaître qu’il reste 1 %. Ce montant est consacré aux frais ménagers du couple royal. La liste civile n’est pas fixée par le roi, mais par les parlementaires élus.

Tous les autres investissements et dépenses … sont pris en charge par la Dotation Royale.

L’ensemble de la monarchie utilise au total 6.844.000 euro, de nos impôts. Sur base d’une population de 10.000.000 belges, cela représente la modique somme d’environ 0.68 euro/belge/an.

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Le choix de l'unité

Ces derniers mois, le mouvement séparatiste a repris de la vigueur suite aux scores électoraux monstres du VB et l'arrivée dans la majorité du Gouvernement flamand de partis nationalistes tels que le N-VA. Depuis, le dossier de la scission de Bruxelles-Hal-Vilvorde fait la une et l'emporte sur les dossiers de fond tels que la vitalité économique de notre pays, la résorption du chômage ou de la pauvreté. Et les partis nationalistes ne veulent pas en rester à ce dossier symbolique : ils veulent scinder toutes les compétences qui sont encore fédérales, comme la sécurité sociale, pour réduire la Belgique à une peau de chagrin, voire pour la rayer de la carte. Or, la grande majorité des Belges est opposée à ce mouvement séparatiste et bon nombre d'entre eux - les sondages font état de 40% des Belges - désirent augmenter le pouvoir de l'Etat fédéral, voire rétablir l'unitarisme. Cette partie importante de la population peut enfin s'exprimer à travers un jeune parti moderne, centriste et bilingue: l'Union Belge ou le B.U.B..(www.unionbelge.be)

1. La Belgique unie : le choix d'un Etat efficace, transparent et moins coûteux

Parfois on entend dire que la Belgique serait un Etat " artificiel ", comparé aux Etats soi-disant " naturels " que seraient l'Allemagne ou la France. Or, tous les Etats sont artificiels, car ils n'ont pas été créés par la nature, mais bien par des hommes à la suite de conflits, d'héritages, de traités etc.. De plus, la Nation belge est née bien avant 1830 et l'Etat belge est plus ancien que l'Allemagne, l'Italie ou la Pologne. La Belgique, telle que créée en 1830, a très longtemps, à travers ses lois et ses institutions, servi de modèle au monde entier. A partir de 1873, certaines injustices linguistiques ont été réduites, jusqu'à la création de la frontière linguistique et de tout un corps de lois linguistiques dans les années soixante. L'économie de la Belgique dans les années '50 et '60 était parmi les plus fortes du monde avec un taux de chômage très réduit. Ensuite, parallèlement à la crise économique, la Belgique s'est engagée depuis 1970 et surtout depuis 1980 dans une aventure communautaire extrêmement dangereuse qui lui coûte aujourd'hui autant que les transferts du nord vers le sud !

A huis clos, sans n'avoir jamais organisé de référendum sur l'avenir du pays, les nationalistes minoritaires des deux côtés de la frontière linguistique ont petit à petit convaincu les politiciens traditionnels des bénéfices de la scission de plusieurs compétences essentielles comme l'économie, l'aménagement du territoire, l'environnement, l'emploi, l'infrastructure, le commerce extérieur, l'agriculture etc.. Ainsi une structure fédérale bipolaire, avec une " Flandre " et une " Wallonie " a été mise en place, et, toujours sous la pression nationaliste minoritaire, les partis belges ont été scindés. Aujourd'hui, on constate clairement que ce système ne fonctionne pas car il génère des différences et des conflits comme les affaires de DHL, de BHV et la tension séparatiste autour de l'avenir de la sécurité sociale le prouvent actuellement. Le niveau fédéral n'est plus en mesure de prendre des décisions dans des compétences qui concernent tous les Belges et dont certaines sont même transférées au niveau européen supérieur, p. ex. l'environnement et l'enseignement ! Ce partage du pays a également contribué au fait, qu'à l'heure actuelle, le contribuable belge est le plus sollicité des pays de l'OCDE, juste après celui de pays scandinaves qui, lui, jouit en contrepartie des largesses d'un système de sécurité sociale hors pair. Comment un petit pays dont la population représente à peine la moitié de celle d'une ville comme Mexico City, peut-il en effet entretenir ou avoir besoin de 600 parlementaires et de 60 ministres, ainsi que de la multitude des conseillers qui les accompagne, sans puiser de façon excessive dans les poches de ses citoyens?

Le B.U.B. veut rendre les institutions belges de nouveau simples, efficaces et bon marché, dans l'intérêt de chacun de nos concitoyens. Pourtant, le B.U.B. ne veut pas restaurer la Belgique unilingue ou " de papa " d'antan et d'aujourd'hui. Au contraire, le B.U.B. veut créer une Belgique tout à fait nouvelle en encourageant, notamment, pour la première fois dans son histoire le bilinguisme individuel. Les nationalistes flamands et wallons font fi du bilinguisme. En outre, le B.U.B. souhaite créer une Belgique unitaire et solidaire, décentralisée sur base des neuf provinces tout en maintenant l'existence des trois communautés linguistiques (la néerlandophone, la francophone et la germanophone). Ces dernières resteraient compétentes en matière de langue, de culture, d'enseignement et de médias, hormis la législation de base qui reviendrait nationale. Ces compétences communautaires pourront être exercées à travers le gouvernement national et le parlement national. Cette structure allégée avec un gouvernement et un parlement devrait non seulement permettre d'augmenter considérablement l'efficacité globale, de supprimer les redondances, les malentendus, les différences et les doubles, voire triples mandats injustifiés, mais également de baisser les impôts et d'augmenter les moyens financiers de l'Etat, des provinces et des communes, qui en ont bien besoin.

2. L'Europe multilingue prouve que la théorie des différences est fausse

Les nationalistes ne se contentent pas de vouloir scinder le pays ; ils veulent d'abord " régionaliser " les esprits et entraînent avec eux, comme une vague irrésistible, la pensée catégorique : il faut choisir entre les deux " ethnies ". Les " Flamands " et les " Wallons " seraient trop différents pour pouvoir encore vivre ensemble.

Or, les différences existent partout : entre femmes et hommes, villes et campagnes, entre socialistes et libéraux, entre jeunes et vieux, Belges et étrangers, entre Portugais et Danois,… L'acceptation et la gestion des différences est la raison d'être de la démocratie et de l'Etat de droit. Le repli identitaire des séparatistes ouvre la porte à un régime raciste, totalitaire et dogmatique.

De manière paradoxale, tous nos politiciens veulent participer, dans le cadre de l'Union européenne multilingue, aux valeurs, débats et structures multiculturelles, qu'ils détruisent dans leur propre pays. Pourquoi ce qui est souhaité au niveau de l'Europe est-il impossible au niveau belge ? Pour le B.U.B., il est impossible de défendre la construction européenne sans défendre une Belgique unie.

Le régionalisme et le séparatisme mettent la Belgique sur la voie de l'absurde et du passé. Cette façon de penser dans une Europe de 25 contenant seulement deux Etats unilingues (l'Islande et le Portugal) n'est pas seulement un anachronisme, elle est aussi dangereuse pour l'avenir de l'Union européenne, voire du monde entier. Si les différences linguistiques constituent le critère pour créer des structures politiques, il faut également abolir l'Union européenne multilingue et donner aux 10.000 groupes linguistiques de notre terre un Etat propre. Ceci serait évidemment invivable et signifierait un retour vers le Moyen Âge.

Les systèmes compliqués, inadaptés et anti-démocratiques disparaissent. On l'a vu avec le communisme en Europe de l'Est. On le verra aussi avec le fédéralisme belge et on en reviendra au bon sens de l'unitarisme tout en respectant les diversités culturelles.

 

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Le nationalisme francophone: masqué, mais (aussi) dangereux

Le nationalisme flamand pose un grand danger à l’existence de la Belgique car il veut scinder le pays. Mais le nationalisme francophone qui est peut-être si dangereux que son antipode flamand, mais il dispose de quelques « atouts » qui le rendent « acceptable » chez certains gens. Quand on parle de « nationalisme » il est nécessaire de d’abord définir le termes. Nationalisme est une idéologie qui prétend revendiquer des avantages pour certains groupes, qu’elle nie aux autres. Le nationalisme souhaite des avantages pour certains, qu’elle ne veut pas du tout (ou à peine) pour des autres. Il est donc claire que, comme idéologie, le nationalisme doit posséder (au moins) deux components : la notion de « patrie » (une certaine superficie en terre) et la notion de « peuple » (un certain nombre de gens). Mais le nationalisme est une idéologie très hétérogène (déjà par pays !) qui se distingue d’abord des autres courants de pensée car elle n’a pas une prétention universaliste. Les libéraux, socialistes, écologistes, Chrétiens-démocrates peuvent espérer à englober le monde entier dans leur idéologie. Le nationalisme ne peut point aspirer à ce but. Par sa nature il est fixé sur un ‘peuple’ et un pay, des nationalismes peuvent (doivent) même se combattre. En effet il est clair que le paradoxal dans l’idéologie nationaliste est le fait qu’il doit prétendre à être supérieur à d’autres adeptes de sa propre idéologie pour pouvoir survivr.

Le nationalisme ne peut pas exister sans ennemis, souvent dans la forme de peuples hostiles ou des leaders politiques que le nationaliste catégorisera comme non fiables. On peut naturellement se demander si dans ce cas l’antinationaliste ne pourrait pas simplement dire à son opposant qu’il accuse les dirigeants de l’autre groupe de sa propre maladie, notamment le nationalisme. En effet on ne peut pas accuser comme politicien francophone un politicien flamand de toujours prendre des décisions néfastes pour l’autre partie du pays, si il veut lui-même seulement des lois, mesures, parlements, syndicats, partis etc. où l’autre groupe linguistique est exclu. La conclusion devrait donc être qu’il ne faut pas viser l’autre, mais bien le nationalisme.  Maintenant qu’on a donné quelques caractéristiques générales du nationalisme, quelles sont les formes qu’on peut distinguer aujourd’hui, plus particulièrement en Belgique?1° Le nationalisme flamand qui souhaite une Flandre autonome, peut-être encore dans une confédération avec la Wallonie (et Bruxelles). Ce nationalisme aspire donc à un propre état avec ses propres institutions. Le nationalisme flamand connaît des gradations qui vont du  fédéralisme vidé jusqu’au séparatisme ouvert (style VB et N-VA).  C’est un nationalisme classique qui cherche à2°Le nationalisme francophone. Le termes ‘francophone’, que nous proposons ici , est à sa place car ce nationalisme à (presque toujours) des revendications liés à Wallonie et à Bruxelles. Importante exception et mutatis mutandis aussi son caractéristique qui le distingue le plus du nationalisme flamand est le fait que le nationalisme francophone refuse le principe de territorialité. Ni les politiciens francophones, ni les francophones mêmes souhaitent un état indépendant.

Presque tous les partis francophones souhaitent un statu quo du fédéralisme actuel. En effet, il n’y a jamais existé un nationalisme wallon qui a voulu créer un état indépendant wallon. Dans la première phase de l’existence de la Belgique (1830-1910) il n’y avait même pas de Mouvement wallon. Pour autant qu’un nationalisme francophone existait, elle coïncidait tout à fait avec la nation belge et francophone. Ce nationalisme bizarre et tout à fait « sui generis » a été créé comme réaction contre la peur du surcroît de la population néerlandophone en Belgique et comme protection contre les lois linguistiques qui ont mis les deux grandes langues à pied d’égalité à partir de 1873. Ainsi on voit que dans la deuxième phase de l’existence de la Belgique (1910-1945) le mouvement francophone abandonner ces positions sur une Belgique francophone. Au moins elle voulait une Flandre bilingue et une Wallonie unilingue. Ainsi les propos de(s) (la plupart des) politiciens flamands qui voulaient une Belgique territorialement bilingue ont été rejetés en 1932 par les politiciens francophones. Après 1945 le nationalisme francophone c’est dispersé, tout comme le nationalisme flamand d’ailleurs. Un aile voulait le « r »attachment de la Wallonie à la France, comme si la Wallonie était rattaché à la France comme région à part entière dans le passé. Un deuxième aile réclamait l’autonomie économique de la Wallonie. Ce courant a été repris par la gauche militante francophone (Renard). Une troisième aile voulait défendre les droits des francophones à Bruxelles et dans la périphérie (FDF). Enfin la fédéralisation à partir de 1970 a donné aux nationalistes le plus possible d’autonomie (économique). Paradoxalement, la demande nationaliste d’autonomie à accéléré le processus de stagnation et de recul  économique dans le Sud. C’étaient notamment les grands holdings Bruxellois qui ont laissé tomber l’industrie de charbon et de fer en refusant de la moderniser. Du moment où les nationalistes pouvaient gérer des larges portions de leur économie, ils étaient devenus héritiers d’une société appauvrie. De l’autre côté de la frontière linguistique l’autonomie régionale a non seulement renforcé les revendications autonomistes, mais a aussi créé l’image que l’autonomie au Sud servait à « gaspiller » l’argent « flamand ». Le système même n’a jamais été remis en cause. Le fédéralisme qui était en effet une espèce de confédéralisme a été renforcé depuis 1980.

L'hiérarchie des norme était rejetée par des nationalistes francophones, qui craignaient à nouveau la dominance des « flamands » au niveau fédéral. Sur un autre plan les nationalistes francophones n’ont pas cessé à remettre en cause les lois linguistiques durant les années   80 et 90, tout comme l’intégrité territoriale du Nord du pays. Aujourd’hui des voix se lèvent –toujours partant d’une position défensive- de préparer l’après-Belgique. Pour tous les partis francophones cette Belgique minus la Flandre consisterait de la Communauté française (Wallonie-Bruxelles). Comme l’a dit Elio Di Rupo : «Mais, bien entendu, si les néerlandophones devaient décider de se passer des francophones, il faudrait bien que nous en tirions toutes les conséquences. Il faudrait bien que nous prenions entre nous, Bruxellois et Wallons, notre destin plus complètement en mains, avec l’ensemble des attributions d’une nation ».Autrement qu’en Flandre les nationalistes francophones n’ont pas choisi du début la voie « identitaire ». Comme l’ancien président du conseil de la Région Wallonne , Robert Collignon l’a dit d’une façon plus cynique : « il n’y a pas de culture wallonne, mais nous sommes en train de fabriquer une » .  Néanmoins certains voix se lèvent aussi pour le soi-disant « rattachment » de la Wallonie à la France. Comme l’a dit Louis Michel (MR) :« Si à un moment donné, j'ai le choix entre un État wallon replié sur lui-même et la France, je choisirai la France. ». Bref, ce que nous avons décrit comme nationalisme francophone a quelques caractéristiques intéressantes :-Il n’y a pas un parti spécifique comme le Vlaams Belang qui défend son idéologie (à moins le FDF)-Le nationalisme francophone a parti toujours, et part encore, d’une attitude défensive-A cause de son attitude défensive ce nationalisme semble être  plus doux. Les nationalistes francophones se disent « régionalistes ». Le mal est mis au sein des partis flamands. Ils oublient d’une façon sélective qu’eux-mêmes ils ont collaboré à chaque réforme d’Etat, réformes qui ont tour à tour affaibli l’Etat belge et renforcé les régions-Bien que le nationalisme francophone –hors les rattachistes- ne souhaite en principe pas la fin de la Belgique plusieurs actes peuvent être considérés commes nationalistes : le refus du bilinguisme dans certains hôpitaux bruxellois, l’amalgame fait par les nationalistes entres ‘flamands’ et ‘nationalistes flamands’ (c.a.d. entre néerlandophones et nationalistes flamands), le souhait de franciser des parties de la Belgique, l’attitude de plusieurs partis francophones dans la question de législation du tabac, le souhait de plusieurs partis francophones de régionaliser le trafic d’armes (fait en 2003).  Certes, il ne s’agit pas d’un nationalisme classique, comme le nationalisme flamand. Le nationalisme francophone ne souhaite pas, ou quand même pas en premier lieu, la création d’un état francophone. Elle ne veut donc pas, comme son contre part flamand la congruence d’une culture avec un état.  Mais néanmoins tous ces actions sont clairement nationalistes : elles veulent des avantages ou des mesures uniquement pour un groupe (linguistique) visible et pas (ou à peine) pour des autres.  

Quand on utilise seulement la définition « classique » du nationalisme (congruence état-culture-nation) le mouvement francophone pourrait être catalogué comme non nationaliste, ce qui ne correspond pas à la réalité, mais à l’image qu’un parti comme le FDF souhaite donner d’elle-même.   Il est très clair que ces tendances autonomistes et régionalistes sont très menaçants pour l’avenir de la Belgique. Seulement des partis nationaux, comme le BUB, peuvent débloquer le racisme linguistique et le confédéralisme qui est devenu la base de nos institutions, largement bipolarisées. Ceux qui pensent que la lutte de demain sera une entre droite et gauche se trompent. Ni la droite, ni la gauche sont l’ennemi de la démocratie. Le seul ennemi est le nationalisme qui a scindé nos partis et qui fait son travaille dévastatrice dans chaque parti néerlandophone et francophone. Le BUB doit lier non seulement le Nord et le Sud, mais aussi toutes les idéologies démocratiques, belges, européennes et universalistes. Une tâche immense se trouve devant nous.

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10 Questions sur la Belgique

1. Si on est contre une solidarité démocratique entre la Flandre et la Wallonie (càd par la Sécu. Sociale belge), pourquoi la Flandre Orientale doit-elle alors être solidaire avec le Limbourg ? Pourquoi fait-on un plaidoyer pour l'indépendance flamande et pas pour l'indépendance Anversoise ou Limbourgeoise?

2. Pourquoi des états comme l'Allemagne, la France et l'Italie ne s'évaporent-ils pas sous l'influence de la théorie de l'Europe des régions? Si on est en faveur du régionalisme, pourquoi alors se prononcer pour une république unitaire flamande ? Si on est pour un système unitaire, pourquoi alors être contre une Belgique unitaire ?

3. Pourquoi veut-on créer une nouvelle frontière en Europe alors que l'UE essaie de les faire disparaîtes ? Serait-on aussi pour la scission de la Belgique, si tous les wallons avaient le néerlandais comme langue maternelle (ou vice-versa) ?

4. Est-ce que des lois et taxes communautaires sont nécessairement meilleures, plus justes et plus honnêtes ? Est-ce que des scissions apportent automatiquement un meilleur gouvernement, comme certains le prétendent ?

5. Si la Belgique est un état artificiel, quel état est-il naturel?

6. Pourquoi est-on contre des partis belges multilingues mais en faveur de fractions ou des partis européennes multilingues?

7. Est-ce que le futur de l'humanité est dans des états unilingues? Que va t'on faire alors avec l'Europe où il y a seulement deux états unilingues ? Les nationalistes qui veulent des états unilingues, se rendent-ils compte qu'ils sont de facto en faveur de la Belgique à papa du XIX ième (une nation = une langue = un peuple) siècle, qu'ils ont combattu ? Est-ce que le concept de nationalisme linguistique ne va pas à l'encontre des principes et la raison d'existence du mouvement flamand?

8. Pourquoi les provinces ne sont-elles pas de bonnes entités pour exécuter la législation nationale au lieu des régions? Pourquoi la décentralisation provinciale ne résoudrait-elle pas le problème de la bipolarité ? Est-ce pour cela que les nationalistes veulent abolir les provinces ?

9. Une Flandre indépendante ne connaîtra-elle pas de nouvelles oppositions entre croyants et athées, entre démocrates et racistes etc. ? Pourquoi veut-on vivre avec certaines différences, mais pas avec d'autres ? Est-ce que certains politiciens ne cherchent pas constamment des oppositions nouvelles et anciennes dans la société ?

10. Si l'on est soucieux du fait qu'une soi-disant minorité wallonne peut bloquer une majorité flamande (droit de vote des étrangers), accepte-t-on alors aussi la volonté de la majorité flamande sur la Belgique (càd. 90% contre la scission du pays) ? Pourquoi les séparatistes ne font-ils jamais un plaidoyer pour un référendum ? Ont-ils peur de la volonté de la majorité de « leur » peuple ?

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Ouvriers de tous pays, divisez-vous?

publié comme Tribune Libre dans L'Echo du 03.11.05


Il y a quelque temps, plusieurs partis néerlandophones, entre autres les socialistes (par l'intermédiaire de Johan Vande Lanotte, SP.A), faisaient un plaidoyer pour la scission de la politique de l'emploi. Ainsi, ils ont suivi un des points de base du programme du Vlaams Belang.


Socialisme destructif


Dans chaque idéologie, il y a toujours quelques traits de base qui sont conservés. Dans le libéralisme, il y a encore et toujours le primat de l'entreprise libre, dans la démocratie-chrétienne, on met l'accent sur la solidarité. En Allemagne, la nouvelle Chancelière A. Merkel (CDU) tient un plaidoyer - au contraire du CD&V en Belgique- pour plus de solidarité et union entre l'Allemagne de l'Ouest - plus riche - et l'ancien RDA - plus pauvre. Le socialisme réduit l'Histoire à une bataille de classes, non à une collision de nations. Selon Marx et Lenin, les moyens de production devraient être centralisés. Pour eux, l'Etat-nation homogène se serait créé sur base des aspirations de la bourgeoisie à des territoires politiques unis où la même langue était usitée. Le Traité de Rome de 1957, tout comme la proposition de Constitution européenne, ont synthétisé bon nombre de ces idées "illuminées". Ainsi, l'Union doit aspirer à une harmonisation de l'économie de toutes les régions et de tous les Etats-membres. La scission de la politique de l'emploi est naturellement en manifeste contradiction avec ce courant de pensée. L'exigence de Vande Lanotte est non seulement anti-solidaire, elle est également nationaliste.
Vivre avec des différences? Eloigner des groupes linguistiques l'un de l'autre par la scission de toujours plus de compétences peut difficilement être considéré comme étant progressif. Les sociétés, toujours plus interdépendantes entre elles, constituent le point de départ du cosmopolitisme affirmant la liberté individuelle. Il y a déjà deux siècles, Montesquieu affirmait ce principe. Si on veut se côtoyer comme des hommes et non comme des membres d'un groupe linguistique, il faut être prêt à vivre dans un Etat culturellement différencié. Les différences linguistiques forment d'ailleurs seulement une infime partie d'un complexe rouage sociologique.
Les territoires linguistiques et la culture n'ont qu'une affinité très relative. En effet, la culture se présente comme une grande pyramide avec au sommet la culture civilisatrice humaine, qui se ramifie dans une gamme infinie de sous-cultures, comme la sous-culture européenne, mais aussi, dans la même logique, la culture brabançonne et limbourgeoise. En outre, dans chaque sous-culture, il y a encore des strates parallèles et enchevêtrées dans plusieurs secteurs, comme la culture d'entreprise ou la littérature. Les nationalistes, par contre, fondent tout le processus décisionnel sur un aspect partiel d'une sous-culture, souvent la langue. Cette façon de penser se traduit de façon anamorphe dans les organes politiques et dans le discours officiel. En Belgique à l'heure actuelle, nous ne considérons pas les différences entre par exemple la ville et la campagne, entre les hommes et les femmes, entre les riches et les pauvres ou entre les générations comme un facteur de scission territoriale tandis que les différences économiques, sociologiques et culturelles se situent plutôt à ces niveaux-là et non au niveau des groupes linguistiques.

Les régions, compétentes en matière économique, sociale et environnementale, empruntent donc, assez paradoxalement, leur pouvoir à un critère (linguistique) avec lequel les compétences qu'elles détiennent n'ont pas de lien. En outre, la création de la Région bruxelloise et le maintien du gouvernement fédéral bilingue constituent la meilleure preuve du fait que la réforme de l'Etat était illogique. En effet, comment défendre une régionalisation tandis que certaines compétences socio-économiques doivent rester fédérales sans oublier les compétences économiques et environnementales qui sont devenues des compétences européennes. Les (con)fédéralistes belges estiment toutefois que l'on ne peut comparer un chômeur de La Louvière à un chômeur de Roulers. Est-ce qu'un docker anversois est alors plus proche d'un chômeur de Hasselt ?


5000 Etats


Pourquoi les nationalistes sont-ils prêts à accepter les différences entre les socialistes et les libéraux mais non entre les néerlandophones et les francophones ? Ce n'est d'ailleurs pas parce qu'il y a des différences qu'il faut scinder. Même si les différences entre le Nord et le Sud de la Belgique étaient tellement grandes, encore faudra-t-il davantage d'unité et de solidarité et non moins. Ce n'est que - et le Traité de Rome le confirme en son article 2 - par une plus grande harmonisation de la politique que chaque citoyen (belge ou européen) pourra jouir du même taux d'emploi, du même standard de vie, de la même justice etc. Ceci constitue la raison pour laquelle l'Union Européenne s'étend de plus en plus vers les Etats plus pauvres de l'Europe de l'Est. Observons qu'en Europe, il existe seulement deux Etats parfaitement unilingues: l'Islande et le Portugal. Dans le monde entier, il existe 5000 groupes linguistiques différents. Si l'on octroie la souveraineté à chacun de ces groupes, l'on pourra sérieusement se poser la question de savoir ce nouvel ordre mondial est encore vivable. Refuser le dialogue et la cogestion avec les autres groupes linguistiques, avec des gens colorés, avec des musulmans etc. fait montre d'intolérance. Qui plus est, cette attitude exclusive démontrerait qu'on peut, soi-disant, lutter contre les grands problèmes mondiaux par le biais d'actions et d'organisations unilingues. Il s'agit là évidemment d'une idée tout à fait absurde. Pourquoi d'ailleurs tous les partis traditionnels belges sont-ils favorables à la création de partis multilingues au niveau européen, mais opposés à celle de partis multilingues en Belgique? Si cela cache le fait qu'ils ne croient plus en notre pays, qu'ils le disent haut et fort pour que l'électeur puisse en tirer ses conclusions.
Les conséquences de la scission de la sécurité sociale proposée seraient extrêmement néfastes. Le model social belge serait détricoté. En outre, le dialogue fédéral, social et donc multilingue serait mis directement sous pression. A terme, les syndicats seraient divisés. La prochaine étape dans ce cercle infernal de défédéralisations qui créent et agrandissent les différences entre les régions détruira finalement la solidarité interpersonnelle multilingue belge et, par ricochet, la solidarité européenne.


Apprendre de ceux qui parlent la même langue


Les créateurs du problème nous donneraient-ils aussi la solution? En effet, les nationalistes (flamands) nous disent qu'il convient de regarder plutôt les territoires où on parle la même langue. Ainsi, aux Pays-Bas, où l'on parle la même langue que dans le Nord de la Belgique, un système de décentralisation provinciale fonctionne bien depuis des décennies. L'Afrique du Sud polyglotte a également introduit ce système il n'y a pas longtemps.
Ainsi peut-on, en suivant les exemples susmentionnés, parfaitement remplacer les Régions par les provinces au sein d'un Etat unitaire. La politique nationale multipolaire serait ainsi décentralisée sur base des provinces et de trois communautés linguistiques intégrées dans le gouvernement et le parlement nationaux et compétentes pour la langue, la culture, l'enseignement et les médias. L'unité de la législation serait ainsi entièrement rétablie. Les lois-cadres permettront à chaque province et à chaque communauté linguistique de mener sa propre politique dans des domaines bien déterminés. Ainsi, l'on pourra tenir compte des sous-cultures ainsi que des différences provinciales sans mettre en jeu l'unité du pays.
Cette structure étatique est nettement plus progressive et se rapproche véritablement de la population contrairement à la structure régionale actuelle que l'on peut dénommer "neo-centraliste". La Belgique se compose de citoyens et non de régions sans véritable contenu qui empruntent leur existence à la Constitution de l'Etat qu'elles souhaitent détruire. Cette nouvelle structure étatique unitariste, mais décentralisée et combinée d'une politique de multilinguisme active restaurera l'équilibre économique entre le Nord et le Sud de la Belgique, créera plus d'emplois, augmentera le nombre de débouchés sur le marché du travail et réduira les différences socio-économiques. Le souhait des Belges, selon tous les sondages, reste l'unité du pays et certainement pas le séparatisme. Le chemin régionaliste est indésirable et extrêmement asociale et donc en ce qui concerne Vande Lanotte antisocialiste. Les ouvriers et les citoyens n'ont pas besoin de partis linguistiques pour s'unir, bien au contraire.


Bruno Yammine
Coordinateur d'Unitas, le service d'études de l'Union belge (B.U.B.)

 

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Dix questions sur la Belgique

1. Si on est contre une solidarité démocratique entre la Flandre et la Wallonie (càd par la Sécu. Sociale belge), pourquoi la Flandre Orientale doit-elle alors être solidaire avec le Limbourg ? Pourquoi fait-on un plaidoyer pour l'indépendance flamande et pas pour l'indépendance Anversoise ou Limbourgeoise?

2. Pourquoi des états comme l'Allemagne, la France et l'Italie ne s'évaporent-ils pas sous l'influence de la théorie de l'Europe des régions? Si on est en faveur du régionalisme, pourquoi alors se prononcer pour une république unitaire flamande ? Si on est pour un système unitaire, pourquoi alors être contre une Belgique unitaire ?

3. Pourquoi veut-on créer une nouvelle frontière en Europe alors que l'UE essaie de les faire disparaîtes ? Serait-on aussi pour la scission de la Belgique, si tous les wallons avaient le néerlandais comme langue maternelle (ou vice-versa) ?

4. Est-ce que des lois et taxes communautaires sont nécessairement meilleures, plus justes et plus honnêtes ? Est-ce que des scissions apportent automatiquement un meilleur gouvernement, comme certains le prétendent ?

5. Si la Belgique est un état artificiel, quel état est-il naturel?

6. Pourquoi est-on contre des partis belges multilingues mais en faveur de fractions ou des partis européennes multilingues?

7. Est-ce que le futur de l'humanité est dans des états unilingues? Que va t'on faire alors avec l'Europe où il y a seulement deux états unilingues ? Les nationalistes qui veulent des états unilingues, se rendent-ils compte qu'ils sont de facto en faveur de la Belgique à papa du XIX ième (une nation = une langue = un peuple) siècle, qu'ils ont combattu ? Est-ce que le concept de nationalisme linguistique ne va pas à l'encontre des principes et la raison d'existence du mouvement flamand?

8. Pourquoi les provinces ne sont-elles pas de bonnes entités pour exécuter la législation nationale au lieu des régions? Pourquoi la décentralisation provinciale ne résoudrait-elle pas le problème de la bipolarité ? Est-ce pour cela que les nationalistes veulent abolir les provinces ?

9. Une Flandre indépendante ne connaîtra-elle pas de nouvelles oppositions entre croyants et athées, entre démocrates et racistes etc. ? Pourquoi veut-on vivre avec certaines différences, mais pas avec d'autres ? Est-ce que certains politiciens ne cherchent pas constamment des oppositions nouvelles et anciennes dans la société ?

10. Si l'on est soucieux du fait qu'une soi-disant minorité wallonne peut bloquer une majorité flamande (droit de vote des étrangers), accepte-t-on alors aussi la volonté de la majorité flamande sur la Belgique (càd. 90% contre la scission du pays) ? Pourquoi les séparatistes ne font-ils jamais un plaidoyer pour un référendum ? Ont-ils peur de la volonté de la majorité de « leur » peuple ?

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Le PS joue faux

Le B.U.B. (Belgische Unie - Union belge) apprend avec stupéfaction qu'un certain candidat effectif nommé Carl DE RIJCK figure sur la liste régionale bruxelloise du PS sous le nom Carl DE MONCHARLINE, à la place n° 67, ce qui est contraire au Décret du 23 août 1794 portant qu'aucun citoyen ne pourra porter de nom ni de prénoms autres que ceux exprimés dans son acte de naissance. Nous apprenions par ailleurs qu'un changement de nom très douteux a été accordé à ce candidat pour des motifs nous semble-t-il illégaux, c'est-à-dire pour des raisons de coquetterie ou, ce qui est encore bien plus grave, pour doper le résultat de la liste régionale du PS à Bruxelles, le candidat étant plus connu dans certains milieux bruxellois sous son surnom que sous son nom patronymique.

Le B.U.B. fait donc opposition à cette autorisation de changement de nom accordée par arrêté royal du 31 mars 2004 sur proposition de la Ministre de la Justice Laurette Onckelinckx du PS et parue au Moniteur belge du 7 avril 2004.

En effet, selon l'article 3 de la loi du 15 mai 1987 relative aux nom et prénoms, le Roi (comprenez: le gouvernement) peut, exceptionnellement, autoriser le changement de nom s'il estime que la demande est fondée sur des motifs sérieux et que le nom sollicité ne prête pas à confusion et ne peut nuire au requérant ou à des tiers.

Or, "la coquetterie" ne constitue nullement un motif sérieux. De plus, ce changement de nom nuit directement aux intérêts du B.U.B. car nous avons une liste concurrente (n°21) aux élections régionales de Bruxelles-Capitale et nous savons que ce monsieur obtiendra un meilleur score électoral sous son nom de "DE MONCHARLINE".

Ce candidat doit donc être rayé de liste du PS. Si le B.U.B. n'obtient pas satisfaction, nous demanderons l'annulation du scrutin régional bruxellois après les élections du 13 juin.

 

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Caméras: Stop!

Rarement, l’autorité publique était tellement agaçante. Sous le prétexte d’une meilleure sécurité routière, l’automobiliste belge doit débourser son dernier euro pour payer les caméras et les super-amendes. Avant, le B.U.B. disait déjà clairement que le placement excessif de caméras de vitesse chères était exagéré en raison de l’existence d’alternatives meilleur marché qui sont tout autant efficaces, notamment les ralentisseurs et les ronds points. Les super-amendes sont en outre une peine trop lourde pour l’automobiliste qui n’a causé aucun danger pour les autres usagers de la route. Une amende normale pourra largement suffire afin de lui faire adopter une conduite plus responsable.

Maintenant, nous apprenons qu’il se cache tout un commerce derrière la vente de ces caméras ! Les groupes de pression des fabricants incitent l’autorité publique à en acheter et à en placer le plus possible. L’investissement est commercialement rentable, certes, car le coût d’achat de chaque appareil, financé avec l’argent du contribuable belge, est récupéré instantanément par la perception des amendes !

Ceci n’est tout de même plus sérieux. Le Belge est déjà tellement imposé et de plus, on lui impose de nouveau et contre son gré, un nouvel impôt injuste. Les infractions graves au code de la route doivent être sanctionnées, cela c’est sûr, mais il existe une certaine proportion qui doit être respectée. Le Belge derrière le volant est devenu du gibier à abattre. Le B.U.B. est en tout cas solidaire avec eux : la sécurité routière : oui, une chasse aux sorcières : non.

 

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L'enseignement belge francophone en déroute...

Ce qui illustre le mieux l'exploitation honteuse des citoyens belges par la particratie politique dans la communauté francophone est le fonctionnement de l'enseignement et de la jeunesse. Cette manne est répartie entre tous les partis, actuellement au pouvoir. Cette fonction, dont le bon fonctionnement exige l'unité d'action, est repartie entre 4 quatre ministres de partis politiques différents. Tout citoyen, même peu attentif, a vécu les chamailleries, tout au long de cette législature entre les ministres Nollet, Hazet, Dupuis et Durand, au dépens de tous les citoyens en général et de la Belgique en particulier dont la seule richesse était la valeur de son enseignement et son éducation. Les résultats des dernières études, au niveau européen, démontre bien notre niveau actuel :22ème sur 26.

C'est aussi le résultat du taux de chômage élevé ; car les entreprises cherchent des personnes qualifiées que notre enseignement ne sait pas former, à cause de l'émiettement du secteur entre plusieurs partis politiques dont le seul intérêt est de caser leurs « fidèles » militants. Les citoyens assistent, impuissants, à travers les médias aux disputes de ces « responsables » :déclarations, disputes, décrets, discriminations positives, dont le seul résultat est l'augmentation de la charge fiscale de tous les citoyens. Le problème de l'enseignement se résume en ceci : un jeune qui suit sa scolarité dans une école, par exemple à Schaerbeek n'aura pas les mêmes chances que celui qui fréquente une école à par exemple Uccle. Pourtant le programme est sensé être le même. Cette situation décourage tout le monde : le corps enseignant, les parents, et les jeunes, car elle hypothèque l'avenir de ces derniers qui deviennent une proie facile à la délinquance.

 

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N'exagerons pas

De nos jours, on ne peut plus l'ignorer: les multiples autorités belges ont déclaré la guerre aux infractions au Code de la Route (ou de la Rue comme on dit maintenant de façon incompréhensible) par le biais d'une loi qui prévoyant de lourdes amendes et entrant en vigueur le 1er mars 2004 ainsi que par l'installation (surtout dans le nord du pays) de caméras automatiques qui enregistrent les vitesses. Prendre la voiture en soi risque encore de devenir une contravention, car soyons clair: se voir infliger une amende parce que l'on brûle un feu orange - une position des feux qui ne dure que trois secondes tandis que le freinage est à ce moment-là devenu souvent tardif - constitue une mesure exagérée tout comme les amendes salées que l'on doit payer lorsque l'on dépasse la vitesse maximale de plus de 10 km par heure, une vitesse qui est déjà souvent relativement basse.

Le B.U.B. s'oppose à ces restrictions sans limites de la liberté des Belges. Bien-sûr que la sécurité routière est importante pour nous, mais a-t-on eu le courage de chercher des alternatives? La pose de dos d'âne aux carrefours dangereux au lieu des caméras ou des interventions techniques dans les voitures-mêmes limitant la vitesse maximale à par exemple 140 km par heure ne rapportent peut-être rien, mais ces mesures sont au moins aussi efficaces pour faire baisser la vitesse des voitures et elles sont en outre bien moins chères et plus esthétiques. L'aménagement de ronds points constitue une autre solution, quoique plus chère, pour ces carrefours dangereux. Les transports en commun reçoivent encore trop peu de moyens pour remplir leur rôle national de moyen de transport sûr et rapide. De plus, la gratuité qui est appliquée de plus en plus souvent n'est pas favorable à la santé financière des sociétés qui les gèrent et ce sera encore au citoyen d'en payer les frais plus tard.

La particratie manque clairement de créativité dans la mise en oeuvre de sa politique. Mais ce n'est guère étonnant car un politicien, grâce à son monopole absolu sur les médias et sur le financement des partis, est quasiment assuré de voir son mandat politique prolongé après les élections. Sinon, on change vite de poste. Il y en a de toute façon assez dans notre Belgique fédérale...

 

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Une histoire à lire

J'avais sept ans. Une soirée grise de novembre 1930. Mon père, officier de carrière, me tenait sur ses genoux et me racontait ses années de guerre, me décrivait les combats qu'il avait vécu pendant plus de quatre ans, les gaz, les tranchées, le Boyau de la Mort, la boue, ainsi que ses camarades qui nombreux étaient tombés à ses côtés. Sans cesse, il me répétait ces mots : Pourquoi eux et pas moi ? Il évoquait cette journée du 11 novembre 1918 où, quelques minutes avant que ne retentissent les sonneries du clairon annonçant la fin des hostilités son meilleur camarade avait été tué. Pour ce qui le concernait, le sort en avait décidé autrement. Il survivrait à quatre années de souffrances et de misères. Il me disait aussi l'intensité de ses espoirs déçus au retour de la guerre ainsi que ses déceptions face à l'indifférence. Plus jamais çà avaient dit nos Jass et les Poilus ! Hélàs, la grande crise économique de 1929 avait déjà bouleversé le monde bien plus que n'avait pu le faire la guerre elle-même. Des chômeurs par milliers, la pauvreté partout, telle était l'image de cette année 1930.

La misère qu'enduraient les classes laborieuses ne justifiait pas les sacrifices consentis par celle-ci au cours de la guerre qui venait à peine de finir. Les drames sociaux, partout dans le monde, étaient nombreux et rien ou pas grand chose n'était fait pour y remédier. Les scandales financiers, dans lesquels étaient presque toujours impliquées la classe politique au pouvoir et la soi-disante élite, étaient nombreux. Rappelons-nous l'affaire Stavisky en France et celle du Crédit Anversois ( Sap ) chez nous. En même temps, un membre dirigeant de l'Action Catholique, soutenue par le clergé et le parti catholique lui-même, Léon Degrelle pour ne pas le citer, menait une campagne virulente contre ces scandales, dans l'hebdomadaire "Rex", organe de ladite Action Catholique mais qu'il avait détourné à son profit. Qui des anciens ne se rappellera pas les titres de son journal "Le Pays Réel"! Au loin cependant, en Europe, se dessinait déjà la menace d'un mouvement politico-nationaliste et social d'extrême droite, assez bizarrement issu des tréfonds du parti socialiste, par l'avènement au pouvoir, en Italie, avec le soutien de l'élité conservatrice de ce pays, de Bénito Mussolini, suivi quelques années plus tard, par des voies cependant dites démocratiques, d'Adolf Hitler, démagogue d'origine autrichienne. Degrelle quant à lui n'était pas loin de la trahison ... Plus jamais ça, m'avait dit mon père, tout comme d'ailleurs tous ceux qui avaient vécu les atrocités du récent conflit! Pauvres naïfs ........ De plus, depuis 1917, sévissait à l'Est une dictature, prétendûment celle du peuple, toute aussi sanglante.

Ces trois dictatures, bien qu'apparamment hostiles, rassemblèrent bientôt sous leurs bannières des millions d'hommes, profitant de leur misère que les pays soi-disant démocratiques se montraient incapables de juguler. Ceux-ci au contraire se vautraient dans la licence, la luxure, la corruption et la cupidité, réprimant même parfois brutalement les revendications justifiées de la masse populaire ( voir les grèves du Borinage ). Même les coups de force répétés d'Hitler ( réoccupation de la Rhénanie, viol du territoire tchéco-slovaque, Anschluss ) ainsi que ceux de son acolyte Mussolini ( guerre d'Abyssinie ) n'ouvriront pas les yeux des dirigeants occidentaux. Au contraire, on les vit s'avilir, en 1938, cédant devant les exigences des potentats hitlériens et fsacistes ( conférence de Munich ). Neville Chamberlain revint à Londres en affirmant avoir sauvé la paix du monde pour au moins cent ans ! Et puis, la guerre est venue ..et ce malgré les objurgations éclairées de notre Souverain, le Roi Léopold III, lesquelles ne furent même pas entendues. La guerre inéluctablement est venue, les marées rouges et brunes dépeçaient, de manière ignoble, la Pologne. Puis vint le tour, en avril 1940, de la Norvège et du Danemark, l'impréparation et l'incurie des dirigeants occidentaux se manifestant à nouveau. Seule la petite et héroïque petite Finlande résista à l'envahisseur rouge venu de l'Est mais bientôt lâchement abandonnée par les alliés occidentaux. Puis, le 10 mai 1940, vint le tour de notre Pays, de la Hollande et du Luxembourg. L'invicible armée française, tout comme en 1870, était, dès les premiers jours de la campagne, défaite dans les Ardennes et plus précisément à Sedan, l'hypothétique ligne Maginot étant ainsi contournée et ouvrant ainsi toute grande la porte vers la mer à l'ennemi. Sans une erreur d'Hitler, lequel renonçait d'attaquer l'Angleterre, la guerre eut été finie ! Dans un combat courageux de dix-huit jours, notre Armée, bien que déjà minée par quelques rares nationalistes flamands qui, déjà, avaient choisi leur camp et abandonnée par les forces franco-britanniques en débandade, parvint à arrêter l'ennemi, supérieur en hommes et matériel, sur la Lys, où nos vaillants Chasseurs Ardennais s'illustrèrent d'ailleurs, permettant ainsi aux forces dites alliées qui nous avait abandonnées de rejoindre Dunkerque et sauvant la plus grande partie du corps expéditionnaire britannique. Ensuite, dans un gesté désespéré, abandonné par ses Ministres, notre Roi Léopold III décida, à juste titre, de mettre fin à un combat inégal, de ne pas fuir et de ne pas abandonner ses troupes, dans le seul but d'éviter le bain de sang qui menaçait dans le réduit de La Panne où quatre millions de civils circulaient. En agissant cmme il l'a fait, il a incontestablement sauvé des milliers de vies humaines innocentes. Que personne ne l'oublie ..... J'étais parmi elles ! J'AI FAIT UN REVE ... PLUS JAMAIS CELA ! Je ne reviendrai pas ici sur la guerre elle-même, tout en rappelant cependant les privations, les massacres, les tueries immondes d'inNocents, femmes, enfants et vieillards, perpétrés de sang froid par des hordes sanguinaires, l'appt du gain, le profit étant érigé en principe. Par contre, je me revois dans la clandesnité, dans nos forêts ardennaises, démuni de tout, presque sans armes, mais poursuivant cependant le combat. Mais ce que l'on ne savait pas encore et qu'on allait bientôt découvrir, en mai 21945, c'était l'horreur des camps de concentrations nazis, leurs charniers et leurs chambres à gaz de même que les goulags de Sibérie où tant d'innocents furent sacrifiés par Hitler et Staline et leurs séides. Une fois encore, je ne puis que répété ce que mon père me disait en 1930 : PLUS JAMAIS CA ! Et qu'a-t-on vu ? De multiples conflits locaux que des institutions telles que l'ONU sont dans l'incapacité d'éviter ou de règler. Une misère intense dans le Tiers-Monde. On nous parlait d'humanisme, de démocratie et des Droits de l'Homme ! Naîfs que nous sommes, nous y avons cru un moment. Jamais la puissance de l'argent n'a été aussi forte, celui-ci affirmant sa primauté dur l'Homm. Un monde matérialiste s'est créée. J'ai cependant fait un nouveau rêve ..... Celui qu'au moins celà change dans mon Pays, la Belgique, pour laquelle j'ai tant donné. Illusion ou naïveté peut-être, mais volonté quand même. J'ai fait ce rêve dont probablement, vu mon âge, je ne verrai jamais la réalisation mais au moins aurai-je peut-être donné à quelques uns l'espoir d'un monde meilleur. PLUS JAMAIS CA ! En cette veillée du 11 novembre 2003, laquelle, en 1918, aurait dû être celle de la PAIX défintive et universelle, j'ai fait ce rêve ...

 

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Le maintien et le renforcement des provinces: une nécessité

Le Ministre régional wallon Charles Michel qui a la tutelle des provinces et communes dans son portefeuille vient de préparer un projet de décret portant sur la réforme des provinces. Ce projet est déjà controversé et le B.U.B. s'y oppose radicalement.

Le ministre MR veut réduire les compétences provinciales et les soumettre entièrement au pouvoir régional, contrairement à ce qui s'est passé récemment dans la région flamande où l'on a rev! alorisé les provinces.

Pourquoi cette récupération régionaliste? Sans doute pour augmenter le pouvoir de la région wallonne au détriment d'entités décentralisées, plus proches du citoyen. Les politiciens aiment parler de "démocratisation" et du "rapprochement du pouvoir des citoyens", mais dans leurs actes, ils font exactement le contraire.

Les gouverneurs, les députations permanentes (que Michel veut nommer "collèges provinciaux") et les conseils provinciaux constituent des organes exécutifs et "parlementaires" locaux, mal connus des citoyens, mais à tort, car par leur proximité, ils peuvent régler toutes les questions d'intérêt provincial qui dépassent les territoires des communes conformément à l'article 162 de la Constitution.

Par conséquent, il n'est non seulement anticonstitutionnel de limiter au niveau régional ces compétences d'intérêt provincial, mais qui plus est, ce | projet éloignera encore davantage le pouvoir des citoyens au profit d'une institution régionale centraliste qui est issue de négociations quasi-secrètes menées pendant les années '70 et '80 et dominées par l'idéologie séparatiste flamingante et wallingante.

Le B.U.B. veut au contraire voir un renforcement du pouvoir des provinces, surtout en matière d'aménagement du territoire et de l'environnement. Pourquoi en effet prendre des décisions au niveau régional tandis que celles-ci pourraient tout aussi bien être prises au niveau provincial? A terme, les provinces belges devraient devenir de véritables alternatives pour les régions au point que ces dernières perdraient leur raison d'être et pourraient tout simplement être supprimées. Il en va de même pour la région de Bruxelles-Capitale qui pourra être remplacée par une grande Ville divisée en 19 districts qui redeviendrait le chef-lieu de la province ! du Brabant réunifiée dont on sait sur base des études et des réalités qu'elle constitue une seule entité socio-économique.

Il est temps que l'on simplifie l'Etat belge, non dans le sens voulu par une petite minorité de régionalistes et par les partis politiques traditionnels - ces derniers ayant tout intérêt à se voir multiplier les postes ministériels -, mais dans un sens unitaire et décentralisé comme on est en train de construire l'Union européenne. Cette simplification libérera l'argent nécessaire pour stimuler notre économie nationale.

 

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Le seul parti démocratique contre le droit de vote des étrangers

Le B.U.B. ne change évidemment pas sa position après le dernier sondage d'où il ressort que 70% des Belges sont opposés au droit de vote des immigrés d'en dehors de l'Union européenne. Ainsi, le B.U.B. est le seul parti démocratique francophone qui représente l'opinion de la majorité des Belges. Il s'agit d'un faux problème. L'électeur belge n'est pas demandeur d'un tel changement législatif. Certaines personnes abusent de ce sujet afin de se profiler sur la scène politique dans la période pré-électorale.

Mais n'est-ce pas la conséquence du fait que nous soyons dans un pays fédéral, voire confédéral avec 60 ministres et plus de 600 parlementaires qui ont tous envie de se montrer le plus possible dans les médias et qui, par conséquent, lancent les propositions les plus farfelues dans le genre d'une limitation de vitesse à 30 km par heure en ville, l'interdiction de publicité pour le tabac à Francorchamps, un nouvel aéroport, la gratuité des transports en commun sur le dos des travailleurs etc.

Le B.U.B. ne joue pas ce jeu. Consacrons plutôt notre temps à une discussion sur la suppression des régions et trois quarts de nos politiciens. Cela fera une belle économie pour notre pays.

 

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Réflexions sur le nouveau gouvernement

Notre nouveau gouvernement vient d'être formé. Tous nos espoirs vont donc vers cette nouvelle formation violette qui, semble-t-il, a mis de côté les problèmes communautaires durant les négociations. Preuve qu'il est donc tout à fait possible d'atteindre des objectifs concrets sans ces "disputes stériles" entre communautés belges.
Le B.U.B. en reste convaincu.


Nous savons bien que certains dossiers restent délicats ( comme les vols de nuit, la SNCB et bien d'autres) mais nous pensons que c'est ensemble que les Belges doivent affronter les problèmes.
Dans l'exemple des vols de nuit, la vie d'un citoyen néerlandophone est-elle plus ou moins importante que celle d'un citoyen francophone ? Il est clair que certains nationalistes veulent récuperer le problème de vol de nuit comme étant un problème communautaire. Il va de soi que ceci fait bien preuve d'une vision fausse et de mauvaise foi. Ainsi se forme dans l'esprit de quelques-uns déjà l'idée d'une frontière linguistique...aériènne.
Second dossier : La vente d'armes. On se souvient qu'il y a moins d'une année, on a attaqué les livraisons au Népal. Oh scandale !

Des politiciens réclamaient déjà la régionalisation. Le motif ? Bien simple : La Flandre ne voulait pas avoir les « mains sales ».Le gouvernement aurait-il régionalisé sa conscience ? Les agitateurs d'antan voient maintenant tout cela comme une défaite. Argument donné étant que la Flandre n'a plus de contrôle sur le traffic d'armes.
Nous reconnaissons donc bien, dans ces cas concrets, l'absurdité des problèmes communautaires.

 

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Verhofstadt II: Sauvez la Belgique!

Les négociations devant mener à un accord en vue de la formation du gouvernement Verhofstadt II sont terminées. Seuls les portefeuilles doivent encore être attribués.

Le B.U.B. est d’avis que l’accord comprend des éléments positifs : 300.000 emplois supplémentaires, plus de police dans les rues, reprise de la dette de la SNCB, baisse des charges patronales, le rapatriement des épargnes étrangères et un accord raisonnable sur le dossier délicat et épineux des vols de nuit.

Au niveau communautaire, la situation est on ne peut plus embrouillée. Un forum de discussion se créera pour trouver un accord pour les exigences flamandes et des compétences plus homogènes.

La "Ciri" précédente a démontré que de tels organes de concertation peuvent mener à des réformes institutionnelles désastreuses, comme celles du Lambermont qui a encore plus miné l’Etat belge. Nous espérons qu’il s’agit d’une opération pour "étouffer" définitivement les velléités nationalistes. Les Régions wallonne, bruxelloise et flamande ont en effet déjà obtenu assez de compétences et d’argent.

Le B.U.B. aurait bien sûr préféré entendre parler d’une refédéralisation de certaines compétences, comme celle du commerce extérieur. La Belgique se rend parfaitement ridicule avec ses trois services pour le commerce extérieur, lesquels se mettent continuellement des bâtons dans les roues. La FEB vient d’ailleurs de dénoncer cette situation absurde.

Les négociateurs auraient dû envisager la suppression des Régions et leur remplacement par les neuf provinces. Mais ils auront besoin du B.U.B. pour cela.

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Accès aux médias

Chacun a pu constater la défaite cuisante des 'petits' partis lors du dernier scrutin. Disons d'emblée qu'il y a des partis qui ne deviendront jamais grands car ils ne possèdent pas de potentiel suffisant ou parce que leurs idées sont systématiquement reprises par d'autres partis. Pourtant, tel ne peut être le cas pour tous les petits partis en Belgique. Il y en a qui n'arrivent pas à percer, non pas parce que leurs idées seraient inutiles ou utopiques, mais parce qu'ils n'ont pas accès aux médias.

Les partis qui ont rédigé cette lettre ouverte pensent en effet être les victimes d'une exclusion médiatique. Nous ne reprochons cependant rien aux médias privés qui n'ont autre obligation que de suivre leur propre conscience professionnelle. Nous ne faisons que constater que les petits partis politiques n'ont pas le même accès aux médias que les grands. Loin de là.

En effet, lorsque l'on regarde le résultat des élections du 18 mai, on constate d'emblée un grand écart entre les partis qui ont pu participer aux grands débats politiques et ceux qui n'ont pas eu cette occasion. Les premiers atteignent tous le seuil électoral ou ne le ratent que de très peu, les autres obtiennent des scores dérisoires.

Pourquoi les petits partis n'ont-ils pas le droit d'expliquer à la télévision et à la radio publiques leur programme politique aux électeurs avant les élections? Pourquoi les citoyens n'ont-ils apparemment pas le droit d'être renseignés sur les programmes électoraux des petites et nouvelles formations politiques ? Une démocratie moderne n'implique-t-elle pas un devoir d'information total à charge des médias publics au profit des toutes les listes qui participent aux élections ? Car soyons clairs, si de nos jours on ne passe pas à la télévision en tant que politicien, on n'existe pas et les électeurs ne donneront jamais leur voix à des inconnus...

Les questions posées restent ouvertes et invitent à un débat de fond, un débat très important sur la démocratie même, sur le droit d'_expression de tous. Dès lors, nous osons lancer un appel urgent aux médias publics et aux médias en général de nous donner leur point de vue concernant l'accès aux médias des petites et nouvelles formations politiques, car la situation telle qu'elle se présente aujourd'hui, ne pourra pas se maintenir sans mettre en jeu les fondements mêmes de notre Etat de droit.

Nous ne demandons pas autant d'attention que les grands partis représentés au parlement national ou communautaire/régional, seulement la moitié. Coupons la poire en deux. Sinon, la Belgique ne sera jamais une véritable démocratie.

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Campagne électorale de Grouwels inacceptable

Brigitte Grouwels (CD&V) mène actuellement sa campagne électorale à Bruxelles avec le slogan "Minder Frans, meer Brigitte" (Moins de français, plus de Brigitte). Son parti, le CD&V, prétend défendre "les hommes et les valeurs". Cependant, ce slogan ("moins de français") est incompatible avec la notion d’humanisme ou de "valeurs" prônée par CD&V.

Que veut-elle nous dire ? Comment Brigitte Grouwels (un prénom bien français !) pense-t-elle éradiquer "l’abominable" langue française de Bruxelles qui est bilingue ? Veut-elle interdire aux gens de parler leur langue ? Souhaite-t-elle une purification ethnique ?

Ce slogan n’est ni plus ni moins raciste. Supposons que le slogan dise "moins de marocain, plus de Brigitte", tout le monde aurait cru qu’il s’agissait d’un slogan d’extrême droite. Mais dire la même chose à propos des francophones est apparemment permis. Ainsi, la Belgique évolue progressivement vers un Etat autocrate basé sur l’apartheid. Peut-on qualifier un parti qui repose sur la discrimination de groupes linguistiques de chrétien-démocrate ou de tolérant ? Existe-t-il encore une différence dans ce cas entre CD&V et le Vlaams Blok ? L’enjeu dépasse de loin le cadre politique puisque l’on porte atteinte à la dignité de l’individu. CD&V est d’ailleurs aussi partisan de la création d’hôpitaux "flamands" (où les francophones ne seront probablement pas admis…) à Bruxelles, un premier pas vers l’instauration de l’apartheid. Quel discours pernicieux, quelle sempiternelle jérémiade sur le manque de connaissance linguistique des "autres" et les quotas (abusifs ou non) tandis que l’idée de résoudre le problème à la racine ne traverse pas l’esprit des intellectuels.

Contrairement à CD&V et aux autres partis traditionnels, le B.U.B. propose d’instaurer le bilinguisme individuel pour le plus de Belges possible. Ce bilinguisme individuel doit surtout être encouragé par la création d’écoles bilingues, ce que de nombreux parents belges demandent. Nous sommes en effet d’avis que les personnes ne deviennent bilingues que lorsqu’elles sont "immergées" dans l’autre langue et ce dès leur plus jeune âge.

Quelques heures de néerlandais ou de français par semaine ne suffisent pas à devenir bilingue. La moitié des cours doivent (optionnellement) être donnés dans l’autre langue. Quelque 20% des écoles en Belgique (et surtout à Bruxelles) doivent offrir cette possibilité. Le droit au bilinguisme des Belges doit même être inscrit dans la Constitution. Ceci n’est pas seulement une "pensée belge", mais également une "pensée européenne" située dans une perspective d’avenir.

Un beau jour, les Belges ne toléreront plus ces éternelles querelles communautaires, et ce jour est pour bientôt. Etant le seul véritable parti d’opposition contre cette politique raciste et discriminatoire, le B.U.B. veut donner au citoyen la possibilité de punir sans pitié les partis racistes comme CD&V. Et il pourra déjà le faire le 18 mai.

 

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Sauwens

Dans un quotidien flamand, Johan Sauwens (CD&V), ex-ministre du gouvernement flamand, a déclaré qu’il existe tant de différences socio-économiques entre la Flandre et la Wallonie qu’il faut davantage scinder le pays. Une fois de plus, les nationalistes flamands reviennent à la charge communautaire avec leur théorie des différences.

En extrapolant l’argumentation de M. Sauwens, trois quarts des Etats devraient être
scindés car il existe dans tous les pays du monde des différences interrégionales (p. ex. en France et en Italie entre le nord et le sud, et en Allemagne entre l’ouest et l’est). Supprimons ainsi également l’Union européenne à cause des trop grandes différences entre l’Espagne et le Danemark, pour ne citer que ces deux pays.


Peut-être faut-il également scinder la Wallonie et la Flandre, où il existe également de grandes différences entre le Borinage et le Brabant Wallon, entre le Limbourg et Anvers. Absurde? En effet, comme tout discours nationaliste et extrémiste, tel que celui de M. Sauwens.

 

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Rapport sur les minorités n'est pas un danger, mais une solution

Lily Nabholz-Haidegger, l’envoyée spéciale du Conseil de l’Europe, a bouleversé le monde politique belge avec son rapport sur la protection des minorités en Belgique. D’après elle, les francophones vivant dans la Région flamande, de même que les néerlandophones vivant dans la Région wallonne, seraient des minorités qui ont droit à une protection spéciale. Les politiciens flamands ne partagent pas cet avis, contrairement à tout autre Européen. Qui a raison ?

Lors de sa visite en Belgique l’année passée, l’envoyée suisse a clairement affirmé que la Belgique n’est pas la Suisse. Toute démocratie plurilingue nécessite des solutions adaptées en fonction du contexte culturel, historique, économique et social du pays en question.

Par contre, les conventions internationales, dans ce cas la Convention européenne des Droits de l’homme, doivent en principe être acceptées dans leur intégralité. Lorsqu’une convention est modifiée unilatéralement ou interprétée obstinément par un Etat, elle perd de sa valeur. Pourtant, cette convention-cadre permet à chaque Etat d’interpréter soi-même le concept «minorité».

Mais cette convention du Conseil de l’Europe, qu’implique-t-elle exactement ? Le présent résumé se limitera aux stipulations qui concernent directement la Belgique.

La convention a été approuvée par le Conseil de l’Europe le 01/02/1995.

Le préambule affirme entre autres que la convention-cadre a pour but de renforcer l’unité entre les Etats membres du Conseil de l’Europe et que l’histoire de l’Europe a démontré que la protection des minorités nationales est essentielle pour la stabilité, la sécurité et la paix sur le continent.

Le premier article de la protection de minorités nationales renvoie à la Déclaration universelle des Droits de l’homme. Chose étonnante : la convention ne définit pas le terme minorité. Cela donne évidemment lieu à des problèmes d’interprétation. Haidegger estime que les francophones vivant en Belgique néerlandophone forment une telle minorité. Reste évidemment à savoir combien de personnes une minorité doit compter. Apparemment, ce concept est relatif. Bien que les francophones de Belgique constituent une minorité (quelque 4 millions sur une population de 10 millions), ils ne doivent toutefois pas, selon Haidegger, être considérés comme une minorité puisqu’ils ont reçu des garanties d’égalité représentative par la Constitution.

L’article 5 proclame la liberté de culture et de langue et exclut toute politique d’assimilation. Ceci remet directement en question la circulaire Peeters, qui oblige les francophones de la périphérie bruxelloise à demander leurs documents administratifs en français à chaque contact avec les autorités administratives.

Les autorités doivent encourager la tolérance et le respect entre les citoyens, quelle que soit leur identité ethnique, culturelle, linguistique ou religieuse, surtout dans les domaines de l’enseignement, de la culture et des médias. Puisque ce sont justement ces compétences qui, en Belgique, ressortissent aux Communautés, une collaboration à ce niveau est conseillée (article 6).

Les minorités nationales peuvent librement publier leurs journaux et créer, dans le cadre de la législation en vigueur, leurs propres chaînes de télévision et de radio (article 9). En Belgique, les autorités flamandes ne pourront donc pas gêner de telles initiatives organisées par la minorité francophone dans la Région flamande unilingue.

Dans les régions où habitent traditionnellement un grand nombre de personnes appartenant à une minorité nationale, les autorités doivent, à la demande de cette minorité et à condition que cette demande corresponde à un besoin réel, faire en sorte que la langue minoritaire puisse être utilisée entre cette minorité et les autorités administratives (article 10.2). On pense ici bien sûr aux communes à facilités belges. Les facilités acquièrent donc une base juridique internationale si bien qu’elles pourront difficilement être supprimées. D’un point de vue théorique, on envisage également l’extension des facilités aux autres communes belges où vit une minorité non négligeable d’allophones.

De même, les noms de rue et les indications topographiques acquièrent une base juridique dans la langue minoritaire (article 11.3).

Les minorités ont également le droit de créer leurs propres écoles privées (article 13), cette stipulation étant, elle aussi, très sensible en Belgique d’un point de vue politique.

Les différentes Communautés doivent coopérer en matière d’enseignement afin de faciliter les contacts entre leurs élèves et leurs enseignants respectifs (articles 12.1 et 12.2). Par ailleurs, dans les régions à une minorité importante ou historique, la Communauté peut être obligée à aider les allophones avec l’apprentissage de leur langue minoritaire (article 14.2).

Cependant, il n’est pas clair si une Communauté en Belgique peut aider financièrement à la création de médias et d’écoles pour allophones dans une autre Communauté étant donné que les Communautés ne sont pas compétentes dans une autre région unilingue.

On met toutefois l’accent sur le fait que la convention oblige les individus à respecter les lois nationales. Elle ne s’adresse donc qu’aux Etats qui, par conséquent, la mettent en œuvre de manière souveraine (article 21).

La convention est entre-temps entrée en vigueur au sein du Conseil de l’Europe et a été signée par la Belgique, bien que les parlements ne l’aient pas encore ratifiée. La Belgique se réserve également le droit de définir soi-même le terme «minorités» dans le cadre de la conférence interministérielle.

Lily Haidegger estime que cette convention, que la Belgique n’a donc pas encore ratifiée, a été violée puisque la minorité francophone dans la Région flamande et la minorité néerlandophone dans la Région wallonne ne sont pas suffisamment protégées. Les entités fédérées sont en effet compétentes en matière de langue, de culture, d’enseignement et de radio-télévision, qui sont les compétences clé de cette convention.

Il faut évidemment distinguer les régions bilingues (Bruxelles et les communes à facilités) où cette protection est bel et bien garantie des autres régions où elle ne l’est pas. Les politiciens flamands redoutent surtout une extension des facilités pour les francophones et donc l’extension du bilinguisme territorial en Belgique néerlandophone. Ils ne voient pas non plus d’un très bon œil l’éventuelle création d’écoles unilingues francophones en territoire flamand.

Il ne faut toutefois pas exagérer et l’envoyée ne manœuvre pas du tout dans ce sens. Le rapport, bien que non obligatoire pour la Belgique, est justement l’occasion idéale pour dénoncer les lacunes de la politique linguistique en Belgique. De plus en plus les autorités négligent les connaissances linguistiques individuelles des Belges bien que le bilinguisme individuel soit la clé d’une pacification communautaire durable dans ce pays.

Lily Haidegger a par conséquent amplement raison en affirmant que les Communautés doivent conclure un accord au sujet des compétences LCEM (langue, culture, enseignement et médias). Il serait encore mieux que, à cet effet, une loi-cadre spéciale nationale soit votée dans les parlements.

Le temps est effectivement venu d’en finir une bonne fois pour toutes avec les querelles linguistiques qui consomment beaucoup d’argent et d’énergie en enseignant sérieusement l’autre langue nationale dans toutes les écoles belges, par exemple 1/4 du temps obligatoire et 1/4 du temps facultatif. Ces cours dans une autre langue doivent de préférence être données par des enseignants dont c’est la langue maternelle. Les échanges d’enseignants et d’élèves au-delà de la frontière linguistique est également une possibilité. Le lancement d’une chaîne de télévision véritablement bilingue (avec des programmes alternativement en français ou en néerlandais, voire totalement bilingues) mettrait tous les Belges sur le même «pied d’égalité linguistique».

Ces solutions éviteraient la création d’écoles exclusivement francophones en région néerlandophone et permettraient au téléspectateur francophone – où qu’il habite en Belgique – d’apprendre dans les meilleures circonstances la langue et culture néerlandophone.

L’inquiétude politique flamande est donc totalement sans fondement et devrait faire place à une politique de bilinguisme optimiste et à long terme, tant au nord qu’au sud du pays.

Contrairement à ce que certains pensent, il y a donc encore de l’espoir pour notre démocratie plurilingue.

 

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Que signifie le 21 Juillet?

1. A partir de l’époque bourguignonne

La Belgique ne s’est pas faite en un jour et peut se targuer d’avoir bien préparé son indépendance. La nation qui est aujourd’hui notre pays n’a quasiment pas connu de changements territoriaux depuis son unification sous Philippe le Bon (1430). Les Bourguignons tentèrent en effet de mettre définitivement fin au morcellement féodal et, par conséquent, au Moyen Age proprement dit. Ce qu’on appelle les 17 provinces (plus ou moins le territoire regroupant notre pays et les Pays-Bas) devait tomber à la fin du 15e siècle entre les mains de la maison des Habsbourg et, en tant que tel, revenir successivement à l’Espagne et à l’Autriche.


2. Sous l’influence du Siècle des lumières : la Révolution brabançonne

Alors que durant le Moyen Age et tout l’Ancien Régime (jusqu’à la fin du18e siècle) la population avait considéré les monarques des autres dynasties européennes comme légitimes, cette idée s’est effritée sous l’influence du Siècle des lumières, qui avança des nouveaux principes, comme liberté de pensée et souveraineté populaire. Bien que la Révolution américaine (1776) eût déjà mis fin à l’occupation anglaise sur le continent américain, la fièvre révolutionnaire devait bientôt gagner l’Europe. Ce furent en effet des penseurs français et anglais qui fulminaient contre les régimes de plus en plus absolutistes de souverains se croyant inspirés par Dieu (le droit divin) ou par la Raison (ce qu’on appelle le Despotisme éclairé, «tout pour le peuple, rien par le peuple»). Joseph II avait, aux yeux de nombreux habitants des Pays-Bas méridionaux, violé les anciens privilèges ; en outre, sa politique très centraliste, qui plus est anticléricale, n’était nullement démocratique. Une révolte éclata en 1789, dirigée par les deux avocats Van der Noot et Vonck dans le Brabant et les régions qui allaient devenir la Belgique. La Campine fut libérée en octobre, Gand en novembre. La déroute fut totale pour l’Autriche avec sa défaite à Turnhout, le peuple s’y était révolté spontanément, tout comme à de nombreux autres endroits. Mais les Etats Belgiques Unis (fondés en janvier 1790) n’étaient pas destinés à faire long feu. L’Etat était dirigé d’après un modèle chancelant et fédéral et ne fut pas reconnue par les puissances étrangères. En outre, les conflits d’intérêt étaient trop grands entre Vonck et Van der Noot : Vonck, aux idées plus démocratiques, souhaitant une réelle participation du peuple et la séparation des pouvoirs, se heurta fatalement aux convictions très conservatrices et ultra-cléricales de son ancien partisan. Aussi l’autorité fut-elle très précaire. Après l’immixtion des grandes puissances, l’autorité autrichienne fut rétablie (provisoirement), au détriment de ceux qui avaient commencé à s’appeler «patriotes». C’est à cette époque que l’on hissa le drapeau tricolore pour la première fois.


3. La Révolution française, Napoléon et le Royaume des Pays-Bas

La Révolution française de 1789 avait entre-temps revêtu un caractère expansionniste si bien que les Pays-Bas autrichiens, récemment unifiés, devinrent de 1790 à 1794 le théâtre de batailles entre Français et Autrichiens. Cependant, la venue de Napoléon (1799) pacifia relativement les territoires annexés, dont les Pays-Bas méridionaux (1802), sans y apporter toutefois la «démocratie». Après Waterloo (1815), les grandes puissances tentèrent de rétablir l’ordre sur le vieux continent. On aspira à un équilibre et la France fut confinée à l’intérieur d’un territoire aux frontières datant d’avant 1789. A cet effet, une ceinture d’Etats tampon fut établie, avec au nord de la France le Royaume des Pays-Bas, réunissant deux territoires divisés depuis 1585 (les Pays-Bas septentrionaux et méridionaux, séparés jadis pour des motifs dynastiques et religieux sous la domination espagnole). Guillaume I en devint le nouveau souverain, c’était un homme ambitieux qui voulait mener une politique de force et, si possible, faire d’un petit pays une puissance mondiale. Mais le Sud s’industrialisa plus rapidement que la Hollande essentiellement agraire, si bien que la bourgeoisie libérale commença à s’émanciper. Guillaume I était un souverain autoritaire, ou - dans le meilleur des cas - un despote éclairé régnant par le biais d’un bicaméralisme dont il nomma directement la 1e Chambre, surnommée ‘la ménagerie du Roi’. Le poids démographique des régions belges pesa plus lourd que les régions néerlandaises, mais elles étaient complètement sous-représentées aux Etats Généraux (cf. le Parlement actuel). En outre, Guillaume I brida le clergé catholique aux dépens du nord calviniste. Pour pouvoir mener sa politique, Guillaume I manipula la Constitution comme bon lui semblait (ce qu’on appela plus tard avec mépris l’arithmétique hollandaise, les absents dans la Chambre étaient par exemple considérés comme ayant voté oui).


4. La Révolution belge

Finalement, les tensions accumulées pendant 15 ans provoquèrent la Révolution de 1830 qui devait créer un Etat très dynamique et moderne. Les libéraux voulaient évidemment plus de libertés, tout comme les catholiques exigeaient les leurs ; les deux groupes étaient donc disposés à accepter les principes d’une démocratie parlementaire et parvinrent à un accord (appelé l’Unionisme). A partir d’août 1830, Bruxelles devint le théâtre de troubles après la représentation de la Muette de Portici (26/8) où les paroles ‘amour sacré de la patrie’ retentirent. Parallèlement, une révolution éclata également à Paris contre l’Ancien régime (révolution de juillet, le régime plus démocratique ne devait se maintenir que 20 ans). La révolution à Bruxelles en août 1830 était en définitive - au début du moins - une insurrection du peuple, devenu très pauvre, notamment à cause des mauvaises récoltes. Ce n’est que plus tard que la bourgeoisie (qui, dans certaines parties de Bruxelles, soutenait les Hollandais mais «craignait» le peuple) s’accapara de la révolution, parce qu’elle réalisa qu’elle pouvait réaliser ses objectifs à travers cette révolution sociale. Entre-temps, les troubles s’étendirent à toute la Belgique alors que, à la fin de septembre, les milices néerlandaises provoquaient des effusions de sang à Bruxelles, ce qui accentua davantage les antagonismes entre les deux parties. Bien que commencée à Bruxelles, la Révolution belge n’était plus exclusivement bruxelloise, mais nationale. De Louvain, de Liège, du Hainaut, des Flandres et de Namur affluaient des contingents à Bruxelles, tandis que les Hollandais y envoyèrent également des milices. Le 23 septembre 1830, après un affrontement armé et une résistance acharnée, les contingents néerlandais furent chassés du Parc de Bruxelles par une armée belge improvisée. A cette occasion, on joua la Brabançonne pour la première fois et l’on hissa le drapeau tricolore national (utilisé déjà en 1789).


5. Indépendance, Constitution et Monarchie

Un gouvernement provisoire fut composé en toute hâte (4 octobre), qui prit une série de mesures spectaculaires : proclamation d’un Etat indépendant, liberté de pensée, d’enseignement, d’association, de presse, de réunion et de religion, etc. et ce sans aucune restriction. En une fois la Belgique était devenue l’Etat le plus moderne, progressiste et libéral d’Europe, voire du monde. On organisa des élections (quoique sur la base du suffrage censitaire mais avec secret du vote, ce qui était peu habituel à cette époque) pour élire un Congrès National : le 7 février 1831, la Constitution du Royaume de Belgique fut approuvée, prévoyant un bicaméralisme, des élections directes pour les deux chambres, une monarchie parlementaire, un parlement avec une stricte séparation des pouvoirs et un Roi qui devait prêter serment devant les députés. Un précédent dans l’histoire de l’Europe. On désigna Surlet de Chokier plus tard dans le mois comme régent provisoire jusqu’à ce qu’un candidat parfait soit trouvé pour le trône. Le 4 novembre 1830, le jeune royaume fut reconnu par les grandes puissances : la Russie chercha à intervenir, mais en fut empêchée par une révolte en Pologne (sous domination russe), tandis que la Prusse ne désirait pas une guerre avec l’Autriche à cause de la question belge. La rupture avec les puissances de l’Ancien Régime fut complète. Il fut décidé que la Belgique adopterait une «neutralité perpétuelle», une situation qui devait durer jusqu’en 1945. Le 21 juillet 1831, le premier Roi des Belges, Léopold de Saxe-Cobourg prêta serment de fidélité à la nation. Le caractère libéral et original de la Constitution belge se traduit non seulement par le grand nombre de pays européens qui la reprendraient par la suite (p. ex. la Grèce), mais également par le fait qu’elle s’est maintenue jusqu’à ce jour. Il y a cependant eu quelques rénovations, par exemple la démocratisation ouvrière - annulation de la loi Le Chapelier qui interdisait les syndicats - et l’extension, surtout à partir de 1893, du droit de vote. La fédéralisation des 30 dernières années de l’Etat belge est également un exemple frappant de ce caractère rénovateur. Après 1830, notre pays devait bientôt rejoindre le top cinq des nations les plus industrialisées au monde, un exemple étant que la Belgique est (après l’Angleterre) le premier pays au monde où l’on a posé des rails de train.

 

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La question que doit se poser CD&V

Nous espérons que les sociaux-démocrates flamands feront preuve d’honnêteté intellectuelle et de courage politique pour remettre en question le modèle sur lequel leur choix s’est porté, c.-à-d. le confédéralisme.

Un Etat confédéral (excepté la Suisse, qui a ensuite évolué vers un modèle fédéral, aucun Etat confédéral n’a jamais duré très longtemps) n’est pas un Etat de droit, puisque son interlocuteur devient comme un larbin à qui l’on impose selon son bon plaisir. Francophones et néerlandophones ont joué un rôle de premier plan en instaurant l’Etat providence et la sécurité sociale. Ce que nous avons bâti ensemble, nous ne pouvons pas le détruire à cause de nationalismes aberrants.

Cela porterait préjudice aux valeurs chrétiennes et aux sentiments de la majorité de la population. Ce parti devrait non seulement être un exemple pour la Flandre, mais aussi pour tout le pays. Etre ouvert et laisser une marge de dialogue sont essentiels pour un Etat démocratique et pour tout parti qui agit conformément aux règles élémentaires de la démocratie.

Ce n’est pas au CD&V de propager des valeurs que des partis comme la N-VA (l’argent flamand doit appartenir aux Flamands !) ou le Vlaams Blok répandent. A qui profite l’accaparement de ces programmes ?

La solidarité n’est pas une question de race, de couleur de peau ou d’ethnie, et encore moins de langue. La solidarité est une condition absolue qui doit être garantie aux citoyens par l’Etat. A TOUS ses citoyens.

Nous croyons qu’une grandie partie du CD&V ne désire pas une République flamande (linea recta la conséquence du confédéralisme), une idée à laquelle ni la majorité des Belges, ni la majorité des Flamands n’est attachée. J’espère donc que ce parti s’interrogera profondément sur cette question.

S’il devait continuer à se fixer sur le confédéralisme, nous aimerions quand même que la discussion devienne un débat public, dans les médias, dans la société, "dans la rue" et pas après le scrutin, quand il est (peut-être) trop tard pour refermer la boîte de Pandore.

Le CD&V s’abaisse, à nos yeux, à répandre des points de vue fondamentalement immoraux, à savoir le traitement exclusif des personnes sur base de leur langue. Non, nous ne voulons pas non plus d’un retour à la Belgique du 19e siècle, ou à des situations qui étaient inéquitables pour les néerlandophones, bien au contraire. Mais il y a bien des alternatives et des solutions pour les problèmes belges, mais personne n’en parle.

Le nationalisme flamand a déraillé les 20-30 dernières années. Il y a un "déficit démocratique" avec le citoyen qui ne souhaite plus une émancipation flamande (anachronique). En effet, les 20 dernières années ont vu la réalisation de quelque 85% des points du manifeste de base de la VU.

Peut-être certains pensent-ils qu’il s’agit d’une question pragmatique : 'diviser pour mieux gérer'. Les exemples d’une politique d’environnement (compétence flamande) ou d’un aménagement du territoire catastrophiques prouvent le contraire. L’agriculture devient une compétence européenne, pourquoi la scinder alors au niveau belge ?

Quand le VLD commence également à émettre des signaux confédéraux, essentiellement à travers Karel De Gucht, beaucoup de personnes peuvent à juste titre s’inquiéter. La scission des fédérations de sport, des Diables Rouges, du commerce extérieur, ... cela devient absurde. Peut-être qu’en ces temps-ci l’adage "l’union fait la force" est prétexte à rire, mais notre devise nationale cache une vérité fondamentale. Un Etat plurilingue dans une Europe plurilingue, quel social-chrétien peut s’y opposer ?

Nous avons parlé du VLD. Les catholiques et les libéraux ont entre autres organisé ensemble ce pays en 1830, ce serait cruellement ironique s’ils devaient le détruire.

 

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L'avenir, c'est l'Europe

A l’aube de ce 21e siècle, la politique belge est toujours en proie à des tensions communautaires : la sécurité routière, la SNCB, le crédit-temps, l’assurance soins etc. Il s’agit là d’un anachronisme manifeste alors que les Etats membres de l’Union européenne mettent tout en œuvre pour se rapprocher par le biais de la monnaie unique. Qui plus est, ces chamailleries communautaires sont le travail de politiciens dont la plupart ne sont depuis longtemps plus sur la même longueur d’ondes que les citoyens.

Les problèmes typiquement belges sont bien connus : manque de bilinguisme de la part de la population et surtout de ses dirigeants, différences socio-économiques entre le Nord et le Sud et la bipolarité de la politique qui monte sans cesse les politiciens flamands contre les politiciens wallons et vice verse.

Néanmoins, des progrès ont été réalisés en ces matières. Les ministres fédéraux sont davantage bilingues, le chômage baisse plus rapidement au Sud qu’au Nord et les médias accordent plus d’attention à ce qui se passe de l’autre côté de la frontière linguistique qu’auparavant. Les différences entre les Belges sont davantage considérées comme enrichissantes plutôt qu’appauvrissantes. Elles sont aussi plus relativisées qu’auparavant, sans doute en raison de la mondialisation.

Au lieu que 2002 devienne une année festive, cela pourrait bien être une année de deuil pour le Mouvement flamand. Ses objectifs sont depuis longtemps atteints – si pas dépassés –, ses adhérents se font de plus en plus rares et l’Europe rabote tant les compétences de la Belgique que les compétences flamandes et wallonnes (environnement, agriculture, enseignement).

Ceci nous mène à une réflexion existentielle. A quoi sert une politique belge querelleuse alors que les grandes décisions sont prises au niveau européen et international ? N’est-il pas temps de cesser nos conflits internes – surtout les conflits communautaires – une fois pour toutes et de nous profiler unis sous la bannière belge au niveau européen et international ? N’est-il pas temps de redorer tous ensemble notre blason et d’œuvrer pour une Belgique florissante, tolérante, dynamique et sûre ?

Les anciens clivages gauche-droite sont bel et bien révolus, tout comme les clivages flamand-wallon. Les électeurs votent pour des dirigeants compétents et sympathiques, et non plus pour des partis dogmatiques et sclérosés par leur appartenance idéologique.

Peut-être le temps d’une grande table ronde est-il venu pour balayer les anciens différends et lancer à l’échelle nationale un nouveau parti ou mouvement qui est ouvert et bilingue ; un parti d’union en quelque sorte, où socialistes, écolos, libéraux et sociaux-chrétiens formulent ensemble les positions belges et les défendent sur le forum européen. Car l’avenir, c’est l’Europe !

 

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Déformation des faits historiques

Le lecteur Y. Hertoge de Saint-Trond prétend dans votre journal (26/07/02) que le Roi de Belgique a reçu son trône de Dieu, ce qui est bien sûr une grave déformation des faits historiques. La monarchie belge est justement révolutionnaire par rapport à l’Ancien Régime où certains monarques, comme Louis XIV, établirent leur autorité conformément à la volonté divine. En d’autres termes, ils ne répondaient de leurs actes devant personne d’autre que Dieu ("le droit divin"). Article 33 de la Constitution de 1831 précise que tous les pouvoirs émanent de la Nation. Ainsi, le Roi règne après avoir prêté serment de fidélité devant les Chambres réunies, qui représentent la nation belge, s’engageant à être fidèle à la Constitution et aux droits du peuple belge. Ce même lecteur prétend en outre que la Belgique existe grâce aux puissances étrangères après la chute de Napoléon. Ceci est évidemment faux, la Belgique existe malgré ces puissances, qui voulaient en fait créer en 1815 un Etat tampon de la Belgique et des Pays-Bas (le Royaume-Uni des Pays-Bas) pour freiner les éventuelles ardeurs expansionnistes françaises. Cela a réussi pendant 15 ans, mais une sous-représentation démographique, une suppression des libertés d’opinion et de religion et le sentiment de vivre sous le joug d’un occupant provoquèrent une sécession des provinces méridionales.

(publié dans "Het Belang Van Limburg")