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  • LES PARTIS TRADITIONNELS ENGLOUTISSENT PLUS DE 50 MILLIONS D’EUROS PAR AN (18-01-2006)

    Certains politiciens s’offusquent du fait que la Maison Royale coûte au contribuable belge 12 millions d'euros par an, dotations personnelles comprises.

    C'est décidément une bagatelle comparée à ce qu'empochent annuellement les partis politiques et leurs politiciens. Et nous savons tous que ceux-ci ne prestent pas nécessairement mieux, loin s’en faut.

    Le texte suivant (traduit du néerlandais) concerne exclusivement le financement des partis politiques et donc ne dit rien encore des indemnités des ministres et parlementaires appartenant à nos 6 gouvernements et parlements. Il a été écrit le 6 septembre 2005 et publié dans De Tijd, mais certainement encore d'actualité.

    Nous y découvrons le vrai pouvoir de la politique en Belgique : la particratie dans toute sa splendeur. Un texte étonnant où il est prouvé que le tapage excessif autour de l'existence de la monarchie ne rime à rien.

    Les partis politiques ont reçu en 2004 76 fois plus de subsides qu'en 1972

    (tijd) - Les partis politiques se sont appropriés ces dernières 30 années des subsides de plus en plus importants. Le financement direct de l'Etat se trouve être en fait 76 fois plus élevé qu'en 1972, première année complète durant laquelle les partis reçurent un soutien.

    Des chercheurs du Centre de Politologie de la K.U.L. à Louvain ont calculé que le montant de ces subsides, calculés selon l’indice des prix de décembre 2004, est passé de 634.000 euros en 1972 à presque 48,5 millions l'année passée.

    Les subsides dans notre pays sont organisés légalement depuis 1989, bien que la loi "Dhoore" ne concerne que les dotations reçues par les partis présents au parlement fédéral.

    A côté de cela, il faut ajouter également une dotation de la part des parlements régionaux, des allocations et subsides pour les "institution liées". La manière dont est alloué ce soutien considérable est complexe et peu transparent.

    Trois chercheurs du Centre de Politologie de la K.U.L. à Louvain, Karolien Weekers, Jo Noppe et Bart Maddens, ont reconstitué dans le numéro de septembre de la revue "Tijdschrift voor Bestuurswetenschappen & Publiekrecht" l'évolution des règles d'attribution et mettent en pleine lumière toute l'ampleur du système des subsides. Ce ne fut pas simple car ce n'est que depuis 1999 que les partis sont obligés de déclarer toutes leurs rentrées.

    Le financement des partis avec l'argent de l'Etat commença en 1971. Cette année-là, les groupes de la Chambre (à partir du 1er octobre) et du Sénat (à partir du 1er décembre) reçurent une allocation.

    En 1972, la première année complète, cette somme s'éleva à 634.133 euros (convertie en euros de 2004). Le montant de cette allocation de groupe fut ensuite augmenté à plusieurs reprises. De même, les parlements régionaux commencèrent dans les années 80 à subsidier leurs groupes parlementaires.

    Depuis la loi "Dhoore" du 4 juillet 1989, les partis reçoivent même une dotation de l'Etat. Elle est payée via la Chambre et le Sénat. Le parlement wallon décida en 1996 de verser également une dotation conséquente. Le parlement flamand suivit son exemple en juillet 2001. Il décida ensuite de ne plus subsidier les centres médiatiques et de formation des partis.

    Par contre, au niveau de la Communauté française, les partis reçoivent encore des subsides pour ces institutions. Aussi bien la Communauté flamande que française subsidient les services d'études des partis.

    L'année passée 48.449.019 euros allèrent directement aux partis politiques. Ils reçurent également un soutien indirect sous la forme d'une partie du salaire que les parlementaires et leur personnel reversent à leurs partis.

    [note de la rédaction : les vraies rentrées des partis politiques belges pourraient ainsi avoisiner les 100.000.000 d’euros par an !].


    L'AFFAIRE DU "PRINCE LAURENT" ET LA DEMOCRATIE (10-01-2006)

    Le 8 janvier 2007, il s'ouvre à Hasselt un procès de corruption et de détournement dans lequel le Prince Laurent serait éventuellement impliqué.

    Le B.U.B. ne prend pas position sur des affaires de justice en cours qui ne l'intéressent pas directement. Tous ceux qui le font quand-même, agissent à leurs propres risques et périls.

    Néanmoins, le seul parti royaliste exprime son étonnement et sa désapprobation à propos de tout le chahut autour de ce procès et autour de la personne du Prince Laurent. Lorsque le ministre et flamingant Léo Delcroix a été poursuivi et condamné pour des faits de corruption il y a quelques années, il y avait 100 fois moins de médiatisation. Apparemment, les nationalistes flamands souhaitent profiter des accusations lancées à l'encontre du Prince pour sauver in extremis leur idéologie arriérée et raciste. Condamner un Prince qui n'était même pas accusé constitue une de leurs techniques préférées.

    Les politiciens traditionnels ne doivent pas s'enorgueillir. Ils ont créé une situation dans laquelle les princes ne recevaient pas de dotations dans les années '90, la période dans laquelle les faits litigieux se seraient déroulés, tandis que l'on attendait de ces mêmes princes de nombreuses prestations publiques. Les princes devaient donc s'autofinancer de leur propre initiative pour le bien public de la nation ce qui pouvait évidemment engendrer de telles pratiques. Ce n'est qu'en l'an 2000 que les politiciens traditionnels ont eu l'intelligence d'accorder des dotations aux princes dont ils attendaient certains actes de présence. Supprimer ces mêmes dotations témoignerait d'une inconsistance politique. On enlèverait ainsi le remède approprié contre le mal à combattre ce qui ne ferait que revigorer ce dernier.

    L'on peut tracer un parallèle avec le financement des partis politiques. Avant la loi de 1989, les partis pouvaient recevoir de l'argent de la part d'entreprises et ce financement n'était pas plafonné. Ainsi, les partis traditionnels ont pu s'enrichir d'une façon très opaque, y compris les nationalistes flamands du VB. Probablement, les politiciens traditionnels n'auront pas le courage de mener une enquête sur leur financement dans cette période.

    D'autre part, il est malhonnête de prendre l'affaire "Prince Laurent" comme prétexte pour réclamer la suppression de la monarchie ou la réduction du "pouvoir" royal à une fonction protocolaire. A l'époque où le ministre Delcroix du CD&V a été poursuivi et condamné pour des faits de corruption, on n'a pas du tout plaidé pour la suppression de la fonction de ministre. Rappelons qu'un ministre n'est pas élu. D'ailleurs, aussi longtemps que le phénomène de "la politique " au sens large du mot existe, de telles affaires apparaîtront. Cela n'a rien à voir avec une monarchie ou une république.

    Le B.U.B. propose de bien circonscrire la fonction des princes dont on attend des tâches publiques et de leur accorder aussi une dotation pour rémunérer ce travail. Ainsi, le Prince pourra se concentrer sur la protection de l'environnement et des animaux, ce qu'il fait d'ailleurs très bien. On contentera ainsi tout le monde.

    Par ailleurs, les républiques étaient les plus grandes machines de guerre de l'Histoire de l'Humanité. Adolf Hitler est monté au pouvoir de façon démocratique par élection. Ce qui s'est passé par après, était déjà moins démocratique. Le président von Hindenbourg de la République de Weimar était impuissant contre ce dictateur cruel. Staline était aussi un républicain. Le président Bush des Etats-Unis est aussi fort critiqué, de même que la méthode plutocratique qui sert à élire les présidents américains. Les présidents français sont connus pour les pratiques louches et institutionnalisées dont ils usent pour s'enrichir. Que l'on ne présente donc pas la république comme la forme étatique suprême. Un roi peut constituer une barrière forte contre des politiciens arrogants ou incompétents et ce problème se pose constamment, aussi en Belgique.

    Le B.U.B. s'oppose en outre contre une fonction protocolaire du Roi parce qu'elle lui rendrait inutile. Le peu de pouvoir dont il dispose aujourd'hui (la désignation du formateur, l'avertissement de ses ministres) est nécessaire pour préserver l'intégrité et l'indépendance du pays. Il constitue le dernier recours permanent en période de crise. Il est le protecteur de l'Etat de droit et finalement de la démocratie. Le caractère héréditaire de sa fonction l'affranchit de toute influence politique néfaste et fait en sorte qu'il puisse s'atteler tout au long de sa vie à sa tâche royale.

    Les politiciens plaidant aujourd'hui pour une fonction protocolaire ou une république ne désirent en réalité qu'agrandir leur propre pouvoir, parfois pour mieux pouvoir en abuser. La démocratie n'implique pas que chacun qui exerce une fonction au service de l'Etat doit être élu. Les juges et les dirigeants d'entreprises ne sont pas élus davantage. La démocratie doit en revanche faire respecter la volonté de la majorité et les droits des minorités. Vis-à-vis des défenseurs de la Belgique et plus spécifiquement les unitaristes et les fédéralistes d'union, ni l'un ni l'autre objectif ne sont réalisés. Ceci constitue le vrai problème de notre société.

    Enfin, le B.U.B. demande à la RTBF de respecter le principe du pluralisme dans le cadre de ce débat comme il convient dans une démocratie et un Etat de droit. Elle doit donc, en tant que médium public, accorder un temps d'antenne égal aux royalistes organisés, comme ceux du B.U.B.



    L'ERE POST-DOCU-FICTION: LA VOIE VERS L'UNITARISME (22-12-2006)

    Le docu-fiction de la RTBF, diffusé le 13 décembre 2006, pourrait bien être un tournant dans l'histoire politique de la Belgique. Pour la première fois, les Belges ont été massivement confrontés à la réalité : le fédéralisme n'améliore pas le fonctionnement de l'Etat. Au contraire, il le rend plus difficile et peut mener à la fin du pays.

    Bon nombre de téléspectateurs avaient dès lors le sentiment que, malgré les exagérations, ceci n'est pas une fiction. Ils avaient le sentiment que leurs politiciens traditionnels ne maîtrisent plus la situation. Qu'ils ont été trompés pendant 30 ans sur les soi-disant avantages du fédéralisme. Ô, quelle tromperie collective…

    Le constat est amer: le fédéralisme n'est pas un système pour les citoyens, mais un système pour et par les politiciens. Il a été créé sans le consentement des Belges, coûte extrêmement cher, est horriblement compliqué et ne fonctionne pas convenablement. La zizanie autour des vols de nuit à Zaventem en reste la meilleure preuve, mais elle n'est certainement pas la seule.

    En outre, l'on peut se poser la question de savoir où peuvent s'arrêter toutes ces scissions. Existe-t-il une frontière logique aux scissions ou les réformes de l'Etat et les répartitions de compétences constituent-elles de " simples " concessions extorquées par une petite minorité de nationalistes ? C'est assurément la dernière hypothèse qui est correcte. Toutes les compétences sont en effet entremêlées. Diriger un Etat requiert des compétences totales et globales, non des compétences scindées. Le transfert de paquets de compétence homogènes ne suffit pas car l'économie est liée à l'environnement et à la sécurité sociale. Lorsque l'on scinde, l'on doit en fait scinder tout et lorsque l'on garde une compétence au niveau national, l'on doit garder tout au niveau national. C'est tout ou rien. Il n'y a pas de voie médiane.

    Le fédéralisme, le compromis entre l'unitarisme et le séparatisme, est dès lors condamné à échouer. Ce système est intenable car une dynamique incessante le pousse vers l'un ou l'autre extrême. Et puisque la grande majorité des Belges ne veut pas la fin du pays, le choix est vite fait : ce pays doit redevenir unitaire. Ce n'est qu'après cette étape essentielle que nous puissions mettre en œuvre des réformes nécessaires, par exemple au niveau de la justice et de l'économie. Ce n'est qu'à ce moment-là qu'il sera possible d'ordonner le budget de l'Etat en fonction des besoins de chaque département.

    Cela suppose évidemment que l'on mène une politique active de bilinguisme individuel, conditio sine qua non de l'Etat unitaire belge. Et il y a urgence car sinon, nous risquons de mettre en péril notre bien-être par des conflits communautaires épuisants pouvant paralyser notre Etat. Il est midi moins cinq, mais il n'est pas encore trop tard de corriger la plus grosse faute de l'histoire politique belge et de rétablir l'unitarisme.

    ATTAQUES SYSTEMATIQUES SUR LA MAISON ROYALE (13-12-2006)

    Les derniers jours, depuis les révélations sur la vie privée du Prince Laurent, on assiste à une recrudescence d’anti-royalisme dans quelques journaux néerlandophones subsidiés comme « het Laatste Nieuws » et « Het Belang van Limburg ». Probablement, l’on entend ainsi dévier l’attention prêtée à l’affaire Dedecker pour ainsi sauver le Mouvement flamand moribond. Il s’agit en effet d’une attaque bien orchestrée et systématique sur l’une des institutions les plus importantes du pays.

    Toutefois, le Belge n’est pas stupide. Il sait très bien que la Maison royale fait 100 fois plus pour la Belgique que tous les journaux et partis politiques flamingants subsidiés confondus.

    Rappelons que les partis politiques traditionnels reçoivent chaque année plus de 50.000.000 d’euros de dotations et que la plupart des journaux ne survivent que grâce aux aides des communautés. Peut-être qu’il serait intéressant de démarrer une discussion sur ce sujet maintenant que la mise en cause de l’utilité de la Maison royale ne semble plus être un tabou.

    Nous sommes curieux d’apprendre comment ces partis et journaux vont réagir et si ils ne vont pas essayer d’étouffer cette discussion. Il est en effet beaucoup plus facile de critiquer des gens, obligés de rester le plus discret possible, sur la base de quelques potins. La Belgique n’a pas besoin de journaux à scandales subsidiés, mais de journaux de qualité, de préférence non subsidiés.

    Si des fautes ont été commises à la Cour, elles doivent être rectifiées. Dans la politique, il n’en va pas autrement. Mais ce n’est pas parce qu’il existe ou existerait un problème quelque part, qu’il faut supprimer toute une institution.

    LES EXIGENCES DU B.U.B. POUR 2007 (04-12-2006)

    Le B.U.B. souhaite une nouvelle réforme de l'Etat en 2007. Toutefois, à l'opposé de tous les autres partis, il ne veut pas que cette nouvelle réforme suive la ligne des précédentes. Au contraire, le B.U.B. souhaite qu'elle ne contienne aucune nouvelle scission de compétences et donc aucune perte de pouvoir pour le gouvernement fédéral.

    Le mieux serait de retransformer la Belgique d'un coup dans un Etat unitaire en effaçant les réformes du passé. Ainsi, cette réforme serait la dernière. La régionalisation du pays était en effet la plus grande erreur de notre histoire politique.

    A tout le moins, le B.U.B. souhaite la refédéralisation du commerce extérieur et toutes relations internationales, de l'aménagement du territoire, de l'environnement, de l'agriculture, du sport, du tourisme et des compétences dites personnalisables.

    Le B.U.B. trouve en effet qu'un maximum de compétences doivent se trouver au niveau national à partir duquel elles peuvent être exercées partiellement par les provinces et les communes. Tout fédéralisme est synonyme de complexité et de conflits de compétences car toutes les matières forment ensemble un tout indissociable.

    En outre, ce fédéralisme belge n'a pas pour but de fédérer, mais de détricoter le pays; il s'agit donc dans la pratique d'un confédéralisme (une union d'Etats souverains). Est-ce que les problèmes socio-économiques s'arrêtent aux frontières linguistiques? Il n’est pas possible d’opérer une scission logique hormis peut-être la culture, l'enseignement et les médias pouvant restés attribués aux communautés, mais aussi cette situation ne devrait-elle être que transitoire.

    CRISE VW FOREST: FEDERALISME IMPUISSANT VOIRE RISIBLE (22-11-2006)

    Les déclarations de nos ministres se succèdent après la décision de fermeture partielle de l’usine VW à Forêt, la seule grande industrie en Région bruxelloise.

    Malgré la pléthore de ministres que notre Belgique « fédérale » connaît, le constat est amer : ils sont tous impuissants. De plus, ce qui est remarquable, c’est que ce sont souvent des ministres incompétents, au sens juridique du mot, qui montent au créneau : Leterme (premier ministre flamand), Moerman (ministre de l’économie flamande), Marcourt (ministre de l’économie wallonne). En effet, ces ministres ne sont pas en charge de la politique de la région Bruxelles-Capitale où l’usine est située.

    Certes, les conséquences de ce massacre social atteindront des familles et des entreprises dans leurs régions respectives, mais cela démontre de nouveau l’absurdité de notre système fédéral : les problèmes ne sont pas régionaux, ils sont au moins nationaux, surtout dans un petit pays comme la Belgique.

    Le B.U.B. ne cesse de le répéter : nous devons d’abord résoudre les problèmes communautaires, générés par le système fédéral, avant de résoudre les problèmes socio-économiques. Ce n’est pas que ces derniers ne doivent pas être traités rapidement. Au contraire, il y a urgence, mais cela prouve d’autant plus l’inanité du soi-disant « fédéralisme ». Une politique globale est absolument nécessaire dans notre pays, mais est devenue impossible à cause d’un système inefficace voulu par les mêmes nationalistes que ceux qui reprochent aujourd’hui aux Allemands de VW d’avoir pris une décision nationaliste…

    Faisons table rase de ce système compliqué, cher et contre-productif et occupons-nous des problèmes socio-économiques, les vrais problèmes.

    Entretemps, l’automatisation du processus de production continue et la course boursière de l’action VW monte. En théorie, Marx avait raison : les capitalistes se moquent bien des petits ouvriers.

    DES DIFFERENCES CULTURELLES: UN ENRICHISSEMENT (24-10-2006)

    Parfois, on publie des études – pas toujours neutres – qui devraient démontrer que les « Flamands » diffèrent des « Wallons ». Souvent, il ne s’agit que d’une apparence contraire à la réalité. Cela ressortait encore une fois ce weekend (21-22.10) d’un rapport fédéral sur les opérations en Belgique et les dépenses en matière de sécurité sociale. Certaines opérations auraient lieu davantage dans le Nord du pays que dans le Sud ou vice verse. Il s’avère que les différences existent des deux côtés de la frontière linguistique. Il existerait également des différences dans ce domaine entre les sous-régions (provinces) ou entre la ville et la campagne.

    Néanmoins, les nationalistes flamands réussissent toujours à déduire un discours séparatiste de ces constats neutres. On enseignerait différemment dans les universités néerlandophones et francophones. Ces professeurs assistent pourtant aux mêmes congrès internationaux et la santé n’est pas liée à la langue. De plus, chaque université dispense un enseignement différent car chaque professeur est différent, ce qui explique sans doute les écarts de traitement au niveau local.

    Pour le B.U.B., de telles divergences sont justement une raison pour unifier le pays davantage. Il y a en effet trop peu de communication entre les communautés. Des universités bilingues et trilingues, belges et européennes doivent voir le jour. La Belgique est en effet l’Union européenne en petit, un laboratoire pour différentes cultures et sous-cultures. Le message est en fait que les différences entre les Belges sont réduites, comme une autre étude sur le comportement des consommateurs de notre pays vient de démontrer.

    Et s’il existe tout de même de « grandes » différences entre Néerlandophones et Francophones, quel est alors le problème ? N’y a-t-il pas de différences entre riches et pauvres, socialistes et libéraux, jeunes et personnes âgées, Brabançons et Luxembourgeois ? La diversité culturelle constitue un enrichissement. La plupart de nos politiciens traditionnels ne l’ont pourtant pas encore compris ainsi.



    PROGRESSION, MALGRE LES DEUX CARTELS ET LES MEDIAS (10-10-2006)

    Le B.U.B. voudrait féliciter les deux cartels qui ont gagné les élections communales et provinciales, c'est-à-dire PS, MR, CDH en ECOLO dans le sud du pays et CD&V-NVA, VLD, SP.A, GROEN en VB dans le nord du pays.

    Dans un style digne de l'OPEP, ces partis ont redistribué les cartes entre eux et réparti les bénéfices. Car c'est à cela que servent les élections belges : à opérer des échanges de voix entre les partis « nationaux ». Le niveau du pouvoir ne joue plus de rôle.

    La presse est l'allié fidèle dans ce jeu démocratique. Les nouveaux partis n'ont aucune chance. Heureusement, la presse écrite témoigne d'une plus grande neutralité.

    Le B.U.B. n'a néanmoins pas fait une mauvaise affaire. Au contraire. Bien que nos résultats ne soient (en termes absolus) pas (encore) à la hauteur de l'establishment particrate, nous progressons partout. Vous pouvez consulter nos résultats ici.

    Entretemps, nous préparons déjà les élections fédérales de 2007 à deux niveaux:

    1) nous voulons pour la première fois déposer une liste pour la Chambre des Représentants dans chaque province belge ;

    2) nous souhaitons enfin un accès aux médias. Pour ceci, nous attendons un arrêt contraignant de la Cour d'Appel de Bruxelles, qui peut être attendu début 2007.

    Le parti est en bonne forme. Tout le monde déborde d'optimisme, est plein d'espoir, et souhaite un avenir véritablement belge débarrassé des problèmes communautaires. Les nouveaux sympathisants arrivent en grand nombre. La demande d'un parti pro-belge est très importante, tant au Nord qu'au Sud de la Belgique.

    Si vous, en tant que bon Belge, vous voulez nous y aider, votre aide est toujours la bienvenue. Nos moyens sont en effet limités, mais notre motivation est inversement proportionnelle.



    NON ONKELINX, MAIS LE FEDERALISME EST LE VRAI COUPABLE! (24-09-2006)

    On a déjà dû entendre beaucoup de propos anti-politiques de la part d'une certaine presse et de certains politiciens traditionnels. La Ministre de la Justice Onkelinx est accusée de tous les maux en raison du fait que certains criminels au casier judiciaire chargé ne regagnent plus leurs prisons après leur congé pénitentiaire.

    Le B.U.B. est d'avis que ce problème peut facilement être résolu en obligeant ces criminels à porter un bracelet électronique. Pour le reste, la Ministre ne fait qu'appliquer la loi, comme ses prédécesseurs, Van Parys (CD&V) et Verwilghen (VLD), l'ont fait aussi. Il est donc peut-être nécessaire de rendre la loi plus sévère afin d'éviter des abus et non de viser la ministre en personne.

    En outre, le congé pénitentiaire est parfois une suite logique du fait que les prisons soient pleines à craquer. La cause est le manque de financement de la justice, la première fonction d'un Etat de droit.

    Ce n'est pas étonnant car, bien que l'argent existe, il est bloqué auprès des communautés et des régions en raison de la loi de financement. Il y est utilisé pour des choses parfois inutiles comme l'ouverture d'ambassades " flamandes " et " wallonnes " en Belgique et à l'étranger. Ces ressources financières sont également mises à contribution afin d'entretenir 5 parlements et gouvernements superflus dotés chacun de leur propre administration. Sinon, ces deniers sont aussi destinés à maintenir en vie les partis traditionnels (plus de 50.000.000 d'euros par an), qui pourraient tout aussi bien survivre avec leur propre argent. Enfin, cet argent est employé pour sauvegarder des chaînes " publiques " qui n'ont pas compris la notion de pluralisme (nous nous référons ici notamment au boycott des unitaristes et fédéralistes d'union par la VRT et la RTBF).

    Conclusion : le fédéralisme voulu par les flamingants et les wallingants (à peine 10% de la population belge !) constitue une catastrophe pour la Belgique. Ne vous laissez pas méprendre par les mensonges et les demies-vérités d'une certaine presse flamingante et wallingante qui a pour seul but, ensemble avec les extrémistes, de semer la zizanie entre Néerlandophones et Francophones et de détruire notre beau pays.

    Une Belgique unitaire et de nouveaux politiciens pro-belges constituent les seules solutions valables.

    LE DANGER DES ENQUETES (20-09-2006)

    Le 16 septembre 2006, les journaux économiques L'Echo et De Tijd ont publié une enquête qu'ils ont menée ensemble sur l'opinion des entrepreneurs "flamands" et "wallons" sur des thèmes hautement "communautaires" comme la réforme de l'Etat de 2007 et l'avenir de la Belgique.

    Nous n'entendons pas épiloguer sur ce que représentent en fait les entrepreneurs " flamands " et " wallons " (comprennent-ils les entrepreneurs bruxellois, limbourgeois, luxembourgeois (de la province), bilingues, étrangers travaillant en Belgique ?), ni même sur la question de savoir si les entrepreneurs forment un échantillon représentatif de la population belge - quod non évidemment.

    Notre attention se porte en revanche sur la nature des questions posées et surtout sur la (fausse) prémisse qui les précède.

    Les nationalistes flamands ont en effet la fâcheuse habitude de considérer tout ce qui est "flamand" comme supérieur, surtout par rapport à ce qui est francophone ou "wallon". Ce n'est pas qu'il existe beaucoup de nationalistes flamands, mais ils sont bien implantés dans la presse et la politique et ils combattent l'Etat belge de tous les moyens possibles comme s'il s'agissait du plus grand échec de l'Histoire mondiale. Frappés d'amnésie collective, ils ne se souviennent pas des cinq siècles d'histoire commune des Pays-Bas méridionaux. La pensée que tous les "Wallons" seraient paresseux et stupides et tous les "Flamands" intelligents et zélés est affichée par certains personnages haut placés comme un mythe irréfutable.

    Aussi nos entrepreneurs " flamands " semblent-ils quelque peu atteints de cette hallucination collective. Plus de compétences " flamandes " signifie pour eux plus d'efficacité. Comme si la langue et l'économie étaient indissolublement liées entre elles. Voilà, une belle fausse prémisse pour mener une enquête.

    Par conséquent, les entrepreneurs répondent volontiers positivement (90%) à la question de savoir si la "Flandre" (la communauté, la région, les provinces occidentales?) doit obtenir davantage de compétences socio-économiques. Selon une autre enquête récente, la majorité des entrepreneurs interrogés préfèrerait au contraire le nom de marque " Belgique "…

    Cette volonté autonomiste de certains entrepreneurs est d'autant plus paradoxale à un moment où le nombre de fusions internationales d'entreprises est en hausse constante. Ne faudrait-il pas plutôt suivre ce mouvement expansionniste en rapprochant les législations européennes et internationales afin d'éviter que ce soient les multinationales qui vont gérer les Etats, comme elles le font déjà partiellement à l'heure actuelle ? De plus, une scission de notre marché socio-économique pourrait entraîner une hausse des salaires dans le nord du pays où chacun exigerait sa part du gâteau.

    Il ne faut pas chercher dans cette enquête une quelconque rationalité car le questionnaire a simplement pour but d'attiser le sentiment "flamingant " (lisez : féodal et finalement anti-européen) des entrepreneurs.

    " Les petits pays sont plus performants que les grands ", disent les flamingants. Nous n'avions pas encore entendu un si bon argument en faveur du maintien de la Belgique. " Mais plus petit serait encore mieux. " Qu'attend-on alors pour octroyer l'indépendance à la Ville d'Anvers ? L'énorme port maritime en fera le Monaco de l'Europe du Nord. On peut aussi se demander pourquoi les Allemands de l'Ouest se sont réunifiés avec l'ex-RDA, un pays qui était jadis non seulement pauvre, mais en outre communiste. L'élite flamingante est sans doute beaucoup plus intelligente…

    Bien-sûr, nous ne retrouvons rien dans cette enquête sur les vrais problèmes de la politique belge : la structure étatique compliquée et chèrissime avec ses six parlements et six gouvernements et le manque d'accès aux médias au profit des nouveaux partis qui veulent affronter l'oligopole de la particratie.

    En fait, il est encore un miracle de constater que l'indépendance "flamande" n'obtient même pas une majorité auprès des entrepreneurs "flamands". La Belgique, qui a déjà 176 ans, serait-elle plus forte que l'on pensait?

    Par ailleurs, nous répétons ici qu'une autre enquête menée par le B.U.B. au printemps de cette année a démontré que 70% des habitants de Leuven ne sont pas opposés à une Belgique unitaire. Et dans notre enquête, le séparatisme était aussi une option. Toutefois, ce que pensent les Belges sur l'avenir de leur pays, n'intéresse guère nos médias flamingants et wallingants…

    PROPOS EXAGERES DE LETERME (23-08-2006)

    Le B.U.B. condamne sévèrement les propos récents de Yves Leterme, président de l’exécutif flamand, dans le magazine français Libération. Il y affirmait sans nuances que les Belges francophones ne veulent ou ne peuvent apprendre le Néerlandais car ils n’auraient pas les capacités intellectuelles pour le faire.

    Il est certes vrai que certains Belges francophones ne veulent apprendre le Néerlandais car ils n’en ont pas besoin sur le plan professionnel, social ou familial ou parce qu’ils ne sont tout simplement pas motivés. Cette dernière raison est à déplorer et un programme de bilinguisme individuel, comme proposé par le B.U.B., doit y porter remède.

    Prétendre que les Francophones ne sont pas en état d’apprendre le Néerlandais constitue par contre une insulte à leur égard. L’intelligence n’est pas distribuée de façon égale, mais chaque être humain est en mesure d’apprendre une autre langue. C’est plutôt une question de motivation.

    Ce qui est particulièrement choquant est le fait que Leterme ne fasse pas allusion à ces milliers de Francophones qui ont bien appris le Néerlandais et qui l’utilisent aussi ou qui envoient leurs enfants à une école qui organise des cours de Néerlandais intensifs.

    Les nationalistes flamands sont forts dans les exagérations et les propos sans nuances. Espérons que Monsieur Leterme, qui avait tout de même l’ambition de devenir Premier Ministre de la Belgique, n’avait pas l’intention de démotiver les Francophones d’apprendre le Néerlandais. En effet, il n’est pas bon de passer les vacances avec des gens de la N-VA...

     

     

    DEBAT TELEVISE SUR LA BELGIQUE (23-08-2006)

    Le B.U.B. propose d'organiser un débat télévisé bilingue et national sur l'avenir de la Belgique entre Yves Leterme et Hans Van de Cauter, président
    national du B.U.B. et cofondateur de ce parti centriste et national depuis 2002.

    Il est clair qu'un tel débat s'impose plus que jamais après les propos récents du président de l'exécutif flamand.

    Comme personne d'autre, Monsieur Van de Cauter prend l'avenir de son pays et l'unité nationale à coeur.

    Un tel débat devrait, vu son importance énorme, être bilingue et être diffusé simultanément par toutes les chaînes TV qui travaillent avec
    l'argent du contribuable, donc la RTBF, RTL, la VRT et VTM.

    A cette occasion, un sondage d'opinion sera tenu parmi les téléspectateurs sur la question qui a gagné le débat.

    CORDON SANITAIRE, DROIT DE VOTE DES IMMIGRES ET INTEGRATION (03-08-2006)

    Les derniers temps, nous sommes souvent confrontés aux notions précédentes. Mais quelle est leur vraie signification ?

    Le cordon sanitaire au sens politique du terme est l’interdiction de collaborer avec un autre pays, un autre parti ou une autre tendance. En Belgique, ce terme est toujours utilisé pour désigner le refus des partis politiques traditionnels de collaborer avec l’ancien Vlaams Blok, actuellement le Vlaams Belang.

    Le B.U.B. soutient ce refus entièrement. Il n’a rien d’anti-démocratique car il est le droit de chacun de ne pas collaborer avec quelqu’un d’autre, en l’occurrence avec un parti d’extrême-droite.

    Néanmoins, il existe un autre cordon sanitaire que le B.U.B. condamne : celui des médias publics contre les nouveaux partis. Nous attendons à cet égard la décision de la Cour d’Appel.

    Par ailleurs, le B.U.B. était opposé au droit de vote des immigrés parce que les étrangers doivent d’abord mériter la nationalité belge pour pouvoir voter. En effet, plus les Belges respectent leur nationalité, plus les étrangers respecteront la Belgique, bien que la plupart d’entre eux ne nous posent aucun problème. Cette sévérité relative vise donc une minorité, mais elle est indispensable pour la bonne entente entre les Belges et les étrangers.

    Le fait que la plupart des étrangers n’aillent pas voter le 8 octobre doit nous faire réfléchir. Probablement, c’est parce qu’en général, ils aiment la Belgique, mais ils ne savent pas quel parti défend encore leur nouveau pays. Le B.U.B. est en effet le seul parti national.

    L'ESCAPADE DE KAPLAN DEMONTRE DE NOUVEAU LE PROBLEME DU FEDERALISME (20-07-2006)

    La libération du gangster Kaplan qui a mené à son escapade, nous confronte de nouveau au grand problème du fédéralisme. Kaplan ne constitue en effet pas un cas isolé. Bon nombre de prisonniers sont libérés anticipativement ou envoyés en congé. Cela ne provoque pas toujours des problèmes, mais quand la situation dérape, on assiste de nouveau à un dysfonctionnement de l’appareil judiciaire.

    Les causes sous-jacentes de ces libérations sont pourtant le laxisme dans l’application des peines prononcées ainsi que le fait que le ministère de la justice ne dispose pas de l’argent nécessaire pour construire des prisons supplémentaires. Cela crée un manque d’espace criant dans les prisons existantes avec pour conséquence une libération ou mise en congé parfois précipitée des prisonniers.

    Ce déficit budgétaire est à son tour dû au fédéralisme qui a transféré beaucoup d’argent « définitivement » aux régions et communautés de sorte que la tâche primordiale de l’Etat, qui est encore fédérale, c’est-à-dire la police et la justice, est négligée.

    Voilà pourquoi le B.U.B. fait de nouveau un appel urgent à ce que le fédéralisme soit supprimé au plus vite et remplacé par un nouvel unitarisme avec le maintien des lois linguistiques et une décentralisation sur la base des provinces.

    CHAQUE ENTITE POLITIQUE EST ARTIFICIELLE (20-06-2006)

     

    Souvent, l'on entend l'argument que la Belgique constitue un Etat artificiel, qu'il est créé par les grands pays en 1830 et que la Révolution belge était l'œuvre d'une petite minorité de Francophones.

    La première phrase est correcte: la Belgique est un Etat artificiel, tout comme tous les autres Etats ainsi que toutes les entités politiques (régions, communautés, provinces, communes).

    Bien-sûr, il y a des entités qui sont plus artificielles que d'autres. La nation belge de 1830 n'est pourtant pas tombée du ciel. C'était la consécration d'un processus d'unification dans les Pays-Bas méridionaux qui avait commencé au 15ième siècle sous les Bourguignons.

    Il n'en va pas de même pour les entités " Flandre " et " Wallonie " qui ont été inventées par quelques philosophes de salon au 19ième siècle et qui ont été imposées systématiquement aux Belges à partir du début des années '80 du 20ième siècle via les médias et la politique. Au Moyen Age, un Comté de Flandre existait, qui n'avait d'ailleurs rien à voir avec la région flamande actuelle, mais qui était limité à l'actuelle Flandre Occidentale, la Flandre Orientale, une partie du Nord de la France et des Pays Bas.

    La création de l'Etat belge n'a pas été le travail des grandes puissances. Au contraire. Celles-ci (le Royaume-Uni, la France, la Prusse, l'Autriche et la Russie) avaient créé après la défaite de Napoléon (1815) le Royaume-Uni des Pays-Bas. Cet Etat consistait en les Pays-Bas actuels, la Belgique et le Luxembourg. Les Belges voulant se soustraire au joug hollandais s'opposaient spécifiquement au despotisme (éclairé) du roi néerlandais Guillaume Ier. La révolution a d'abord éclaté dans les couches inférieures de la population, mais a été récupérée par après, en l'occurence par la bourgeoisie. Celle-ci a institué régime très progressiste pour son temps, caractérisé par un grand nombre de libertés. La Constitution belge de 1830 était à l'époque un exemple pour beaucoup d'autres pays. Cette bourgeoisie parlait le français aussi bien dans le Nord que dans le Sud du pays, ce qui n'est pas étonnant car cette langue était à ce moment-là la plus importante au monde sur le plan diplomatique et culturel

    Le Nord de la Belgique était subdivisé en différentes régions de dialectes. Il n'y avait pas d'unité dans la langue néerlandaise de sorte que celle-ci ne pouvait être utilisée comme langue de l'administration en 1830.

    A partir de la fin du 19ième siècle, la Belgique a introduit des lois linguistiques comme l'un des premiers Etats au monde et possède à ce niveau une avance de plus de 100 ans sur par exemple les Etats-Unis où le groupe linguistique hispanophone, le deuxième du pays après l'anglophone, ne bénéficie toujours pas d'une protection nationale.

    Par conséquent, les Belges peuvent être fiers du fait qu'ils aient pu résoudre leurs problèmes linguistiques rapidement au moyen de lois linguistiques. Seulement une petite minorité de flamingants et de wallingants, qui sont malheureusement bien implantés dans les médias et la politique, voulaient et veulent encore des scissions de compétences. Mais la plupart des Belges ne les croient plus et ont déjà démasqué leurs projets malsains. Entre-temps, ils nous ont tout de même imposé un labyrinthe institutionnel qui doit d'abord encore être démantelé. Ceci est la lourde tâche du B.U.B..

    LE B.U.B. EST LE SEUL VRAI PARTI D’OPPOSITION (03-06-2006)

     

    Après le vote à la Chambre le premier juin sur la prise en considération d’une proposition de résolution du Vlaams Belang tendant au « démembrement de l’Etat belge », chaque pro-Belge ne peut être qu’indigné.

    Cette problématique ne concerne même pas uniquement les unitaristes et les fédéralistes d’union, mais aussi les fédéralistes et les confédéralistes. La proposition du parti d’extrême-droite est en effet purement séparatiste sans prévoir la moindre consultation de la population belge.

    C’est exactement le même parti réclamant un référendum quand il s’agit du vote sur la constitution européenne qui propose la dissolution de la Belgique via la voie parlementaire comme en ex-Tchécoslovaquie. C’est anti-démocratique car pour des sujets tellement importants, les citoyens doivent être consultés directement comme au Monténégro.

    Probablement, le VB sait qu’il perdrait un tel référendum de façon déshonorante. Tous les sondages officiels démontrent en effet qu’environ 90% des Belges ne souhaitent pas la fin de la Belgique. Il est temps que les électeurs du VB se rendent compte qu’ils donnent leur voix à des séparatistes.

    Il n’y a que le B.U.B., en tant que seul parti néerlandophone, qui aurait voté contre la prise en considération de cette proposition de résolution car elle est anticonstitutionnelle. Le fait que tous les députés néerlandophones, à l’exception du président de la Chambre, aient voté pour, prouve encore une fois qu’ils ne respectent pas leur propre pays. Le B.U.B. est le seul parti politique qui respecte la Belgique et est donc le seul parti d’opposition. Il est important que l’électeur le sache.

    70% D'UNITARISTES (31-05-2006)

    Le mois passé, le B.U.B. a tenu une action importante à Leuven et à Mont de l'Enclus. Nous avons demandé à 70 personnes (35 par location) s’ils étaient pour ou contre la scission de la Belgique. Seulement 7 interrogés se déclaraient séparatistes, ce qui ne représente que 10% !

    Les autres (49 interrogés sur 70) répondaient majoritairement positivement à la question de savoir s’ils souhaitaient un gouvernement et un parlement pour toute la Belgique. Cela donne un total de 70% d’unitaristes dans la ville estudiantine connue sous le slogan « Leuven Vlaams » ! Nous étions surpris par la facilité avec laquelle ces gens répondaient positivement. Ils ne devaient même pas y réfléchir. Il était évident pour eux d’avoir un gouvernement et un parlement pour notre petite Belgique car c’est beaucoup plus clair et meilleur marché.

    14 interrogés ne souhaitaient pas le rétablissement de l’Etat unitaire, mais pas davantage la disparition de la Belgique. Il s’agit de 20% des interrogés. Parmi ces gens, les opinions divergaient sur la question de savoir si l’Etat fédéral avait besoin de plus de compétences ou pas. Environ la moitié souhaitait davantage de compétences pour l’Etat fédéral (fédéralistes d’union) ou un statu quo. L’autre moitié voulait plus de compétences pour les communautés et régions.

    Ce sondage confirme un sondage antérieur du B.U.B. à la même échelle tenu à Mont de l’Enclus le mois passé. Le résultat ressemble à celui des sondages officiels démontrant que 85% des Belges sont contre le séparatisme.

    Enfin, il était demandé aux gens si’ils étaient au courant de l’existence du B.U.B.. Personne des séparatistes, des fédéralistes ou des fédéralistes d’union ne connaissaient le seul parti pro-belge. Parmi les unitaristes, seulement 4 personnes avaient entendu du B.U.B., ce n’est même pas 20% !Ces gens ne connaisaient pas vraiment les points de programme du B.U.B. Ce n'est que par parler avec les interrogés qu'ils apprenaient nos points de vue.

    Il est temps que les politiciens se mettent enfin à écouter les Belges et que le B.U.B. ait enfin accès aux médias ! Sinon, on se moque carrément de la démocratie !

    LE PROBLEME DE LA POLITIQUE BELGE (07-05-2006)

    A l’occasion de la fête de l’Iris à Bruxelles (le 7 mai 2006), les politiciens traditionnels du nord et du sud du pays ont de nouveau montré leurs différences et leur mésentente sur presque tout.

    On a du mal à croire au début du 21ème siècle que des politiciens, toute somme expérimentés, ne soient pas capables de gérer ensemble un petit pays bilingue ou trilingue de 11.000.000 d’habitants et de 30.000 km².

    Plusieurs causes se trouvent à la base de ce malaise politique belge :

    1) il y a trop de politiciens ;

    2) l’Etat belge est trop compliqué de par ses structures ;

    3) les politiciens du nord et du sud ne se parlent pas assez et ne sont pas suffisamment bilingues (même si des progrès significatifs ont enfin été réalisés);

    4) Il n’y a pas de circonscription électorale nationale de sorte que les mandataires élus ne défendent que leur région ;

    5) Peut-être qu’il nous manque aussi de vrais hommes et femmes politiques qui possèdent une grande vision sur l’avenir et un leadership remarquable.

    Conclusion : en règle générale, il est temps de changer de politiciens et de partis politiques.

    La Belgique a en effet besoin d’hommes et de femmes d’Etat au service de tous les citoyens, quelle que soit leur langue.

    L'AVENIR DE BRUXELLES (24-04-2006)

    Yves Leterme, le président du gouvernement flamand, a encore jeté un pavé dans la mare communautaire cette semaine en déclarant que les 19 communes bruxelloises doivent fusionner.

    Le B.U.B. soutient cette proposition, mais pour une toute autre raison que celle de Monsieur Leterme. Ce dernier veut en effet renforcer le contrôle «flamand » sur Bruxelles en simplifiant les structures institutionnelles bruxelloises.

    Toutefois, ce discours est hypocrite car ce n'est pas uniquement à Bruxelles qu'il faut simplifier les structures. Il faut le faire à l'échelle nationale en supprimant une fois pour toutes les régions. La fusion des 19 communes bruxelloises, couplée à la création de 19 districts (un par ancienne commune comme à Anvers), permet de supprimer la Région Bruxelles-Capitale, institution inutile.

    Leterme ne se préoccupe par vraiment d'une meilleure gestion de Bruxelles. Ce qui compte pour lui est d'annexer la capitale à une future république « flamande » tellement désirée par le parti N-VA auquel son parti, le CD&V s'est allié.

    Dans le concept du B.U.B., Bruxelles pourra reprendre sa place comme chef-lieu de la province du Brabant et pourra étendre son rôle de capitale de la Belgique et de l'Union européenne

     

    LA PRESSION FISCALE SUR LES SALAIRES EST TROP ELEVEE EN BELGIQUE (04-04-2006)

    Selon une nouvelle étude de l’OCDE, qui a été publiée fin mars, la Belgique est le pays au monde où la pression fiscale qui pèse sur les travailleurs est la plus élevée. Non moins de 54,2% du coût salarial total part vers le fisc.

    Ceci est évidemment trop. La création d’emplois est essentielle dans une économie moderne et la Belgique perd et perdra énormément d’emplois au profit des pays à bas salaires.

    Pour cette raison, le B.U.B. demande une baisse sensible de ces coûts salariaux. Une telle diminution de la pression fiscale devra être compensée par la réalisation d’économies dans l’administration et ceci notamment par la suppression du fédéralisme et par une diminution du nombre de fonctionnaires dans certaines administrations, surtout ces fonctionnaires qui travaillent mal et lentement. Aussi par une rationalisation des différents services pourra –t-on réaliser des économies substantielles.

    D’autres sources financières peuvent être trouvées dans une meilleure promotion du tourisme – ce qui implique que la Belgique soit présentée comme un seul produit – ainsi que dans la suppression de tous les subsides aux partis politiques qui coûtent aujourd’hui presque 50 millions d’euros par an à l’Etat, c’est-à-dire bien supérieur au coût de la Maison royale (7 millions d’euros par an ; par comparaison : aux Pays-Bas, la dynastie coûte 95 millions d’euros par an). Ne mentionnons même pas le coût et les désavantages d’une république...

    LA CRITIQUE SUR LE PRINCE CACHE LES VRAIS PROBLEMES (28-03-2006)

    La critique que nous entendons de nos jours de la part des nationalistes flamands, appuyés par les partis traditionnels et une presse qui en dépend, n'est pas plus qu'une énième tentative pour cacher les vrais problèmes: la particratie et le fédéralisme.

    Ces deux systèmes font en sorte qu'une politique saine ne soit plus possible dans notre belle et petite Belgique.

    Finalement, il n'y a rien à critiquer sur le travail du Prince. Il est certes un peu timide, mais certains politiciens le sont aussi et ce n'est pas parce que l'on est timide, que l'on ne peut pas bien remplir sa fonction. En fait, être discret est un trait de caractère typiquement belge, donc Philippe est peut-être le prince héritier idéal.

    Mais évidemment, lorsque la royauté constitue la seule institution qui fonctionne encore bien dans notre politique, les nationalistes flamands montent au créneau. Les nationalistes wallons, eux, ne font que suivre le mouvement en clamant que tous les "Flamands" sont du même avis (ce qui est évidemment totalement faux). Heureusement, les Belges ne sont pas dupes et ils ont maintenant bien compris le complot qui se cache derrière.

    Le jour où le B.U.B. bénéficiera enfin d'un accès aux médias, il sera offert aux électeurs une alternative: un système unitaire bon marché et efficace avec une décentralisation provinciale et des communautés linguistiques ainsi qu'avec des partis politiques qui devront satisfaire eux-mêmes à leurs besoins. Le Roi peut garder la fonction qu'il a aujourd'hui. Pas de rôle protocollaire car c'est exactement ce que désirent les nationalistes flamands et wallons: le rendre superflu. On a toutefois déjà donné assez de cadeaux aux séparatistes. Trop is teveel. L'échec du fédéralisme qu'ils nous ont imposé est déjà assez.

    ZAVENTEM: LE CIMETIERE DU FEDERALISME

    (25-03-2006)

    Nos gouvernements ont perdu les pédales. Le droit de l'aménagement du territoire et de l'environnement, régionalisé depuis 1980, donne des cheveux gris à nos ministres. La région de Bruxelles-Capitale impose des normes de bruit si sévères que les avions qui décollent et atterrissent à Zaventem ne peuvent pratiquement plus survoler la capitale. Pourtant, un étalement des vols, et surtout des vols de nuit, est nécessaire au regard de l'obligation de répartir les charges publiques. Le gouvernement flamand veut évidemment éviter le plus possible le survol de son territoire bien que l'aéroport national soit bénéfique pour tout le monde.

    Le gouvernement national, lui, est impuissant dans tout ce cirque politique. Le Premier Ministre est un "lame duck". Les réformes de l'Etat lui ont coupé les ailes depuis bien longtemps. Aujourd'hui, nous payons les frais: gaspillage de temps, d'énergie et d'argent, mauvais climat politique, disputes communautaires,...

    On ne peut le répéter suffisamment. Le fédéralisme à la belge constitue une véritable catastrophe. De plus en plus de gens commencent à le comprendre enfin. Le B.U.B. continuera à le souligner jusqu'à ce que l'unitarisme soit rétabli. N'oublions d'ailleurs pas que l'unitarisme n'est pas nécessairement synonyme de centralisme et que 2/3 des Etats au monde fonctionnent très bien sur la base de ce système, dont nos voisins qui sont la France, les Pays-Bas voire le Luxembourg, malgré ses différentes langues.

    Il n'est jamais trop tard de corriger ses erreurs et d'unir les forces au-delà des frontières linguistiques.

    N'est-il d'ailleurs pas vrai que l'on voit de moins en moins de coqs wallons depuis les mesures de confinement de la volaille contre la grippe aviaire? Maintenant encore encager les lions flamands et tout va bien !

    LES SUBSIDES, SONT-ILS NECESSAIRES? (18-03-2006)

    Le B.U.B. aime bien poser des questions directes. A côté de notre lutte pour une Belgique unie et contre la particratie, le parti se pose la question de savoir si l'autorité publique doit accorder des subsides aux partis et aux entreprises.

    En effet, les subsides entraînent une discrimination car les critères de sélection sont souvent d'ordre politique. En ce qui concerne les partis, uniquement les formations représentées au parlement reçoivent des subsides.

    Les nouveaux partis politiques, comme le B.U.B., ne reçoivent donc rien du tout malgré les milliers d'électeurs qui ont voté pour eux. Néanmoins, le B.U.B. ne réclame pas de subsides, mais bien une suppression de ce sponsoring inutile des partis traditionnels au moyen de l'argent du contribuable.

    Les subsides aux entreprises sont pour le moins aussi discriminatoires. L'adage selon lequel « on n'a pas droit aux subsides » est malheureusement appliqué dans bon nombre de cas. Les politiciens déterminent souvent quelle entreprise reçoit de l'argent et non une autre. La sélection ne se fait pas toujours sur la base de critères objectifs.

    Par conséquent, le B.U.B. pose la question de savoir s'il ne serait pas plus approprié de supprimer tout le système des subsides (sauf dans quelques cas exceptionnels comme pour les établissements publics et le secteur culturel) et de le remplacer par une baisse d'impôts drastique. Un taux unique de 30% à l'IPP devrait être le but. Alors, tout le monde pourra en profiter.

    UTILITE DU FEDERALISME (24-02-2006)

    ...

    LA REGIONALISATION DE L'ENVIRONNEMENT EST UNE CATASTROPHE

    La Belgique constitue le pays le plus pollué de l’Europe. Ce constat ressort d’une étude menée par des universités américaines renommées qui ont comparé 134 pays sur le plan d’une vingtaine d’indicateurs environnementaux. La qualité de l’eau, la qualité de l’air, la biodiversité,... A chaque fois, la Belgique est précédée par pratiquement tous les pays européens, mais également par une série de pays soit-disant en voie de développement.

    On pouvait le lire dans les journaux il y a quelques jours. Contrairement à ce qui se passe d’habitude, aucun débat communautaire n’a été menée là-dessus. Cela s’explique aisément car les politiciens qui préfèrent mener des débats communautaires sont eux-mêmes responsables de cette situation désastreuse. Non seulement, ils n’ont pas compris que la politique d’environnement est primordiale dans un pays si densément peuplé comme la Belgique, mais en outre, ils ont contribué eux-mêmes à créer cette problématique par la régionalisation compliquée de l’environnement belge.

    En 1980, l’environnement a en effet été réparti sur les trois régions dans le cadre de l’un ou l’autre troc typique sous la devise « do ut des » sans aucune stratégie ou prévoyance. On pensait sans doute à l’époque que les frontières linguistiques pouvaient aussi constituer des frontières environnementales... Les « Flamands » et les « Wallons » allaient mieux s’en occuper que l’autorité belge.

    Si l’on peut se permettre un grain de sarcasme, cette allégation est correcte : l’environnement belge s’est systématiquement déterioré depuis lors. Des rapports scientifiques internationaux de la fin des années ’90 avaient déjà fustigé la Belgique comme étant un pays très pollué. Maintenant, elle constitue déjà la nation la plus polluée d’Europe. Après 25 ans de scission de l’environnement, on n’a donc aucune raison de fêter.

    Malgré tout, les politiciens fédéralistes, confédéralistes et séparatistes continuent à persévérer dans le mal en brandissant des slogans gratuits comme : « La régionalisation est une bonne chose pour vous » ou « On ne peut revenir en arrière » ou encore « Il s’agit d’une évolution nécessaire » ou pour les malentendants : « Il faut ».

    Pour le B.U.B., il ne faut qu’une seule chose: une bonne gestion du pays. Voilà pourquoi nous ne cessons de plaider pour l’unitarisme avec décentralisation provinciale et des communautés linguistiques. Ainsi, l’on pourra contenter tous les Belges et nous pourrons enfin mener une politique coordonnée au niveau belge et européen afin de sauver notre environnement.

    L'UNITARISME PROVINCIAL (28-12-2005)

    Une dispute entre enfants gâtés. Ainsi, l’on peut appeler les conflits communautaires en Belgique. Probablement, ces conflits ont trait au fait que les Belges, selon une étude européenne sérieuse, soient maintenant les Européens les plus riches – même si l’on ose en douter un petit peu.

    L’ennui s’installe donc et les politiciens se mettent à se chamailler sur l’argent et les langues au-dessus des têtes des citoyens. Autant que ces conflits puissent paraître innocent à d’aucuns, leurs conséquences peuvent être désastreuses pour l’économie du pays. La Belgique risque en effet de se faire dépasser par d’autres pays qui ne connaissent pas ces problèmes de luxe.

    Notre économie relativement performante se trouve donc menacée par une perte de temps et un gaspillage d’argent inutiles. L’unitarisme provincial doté de communautés linguistiques constitue la seule solution pour notre pays : non un vrai centralisme, mais pas davantage de vrai fédéralisme. Pas vraiment de l’unitarisme, mais pas non plus du vrai provincialisme. C’est comme le cocktail de rêve: bien fruité, mais pas trop sucré. Un peu de différents fruits, mais jamais trop d’un seul. Voilà, une autre suggestion pour l’apéro du réveillon !

    LES MENSONGES DU WARANDE (05-12-2005)

    L’ouvrage du groupe nommé « le Warande », un conglomérat de 15 nationalistes flamands, dont un banquier pensionné de la KBC, Remi Vermeiren, et deux vieux journalistes, Frans Crols de Trends et Marc Platel, devrait prouver que la Belgique est superflue, voire nocive. Il n’est pas étonnant que ce soient exactement ces trois personnes qui ont présenté le livre à la presse en se profilant comme « l’élite économique de Flandre. »

    Le livre ressemble davantage à une propagande des partis nationalistes flamands, même si les auteurs nient catégoriquement avoir un lien avec le Vlaams Belang. Le lecteur attentif aura pourtant observé qu’ils évitent soigneusement de citer cet autre parti politique nationaliste flamand, la NVA…

    Le groupe nationaliste flamand n’hésite pas à recourir à des mensonges afin d’essayer d’étayer ses dires. Qui plus est, Monsieur Vermeiren ne connaît même pas les rapports de sa propre banque. Ainsi, il est déclaré sans gêne que les transferts de la Région flamande vers les Régions bruxelloise et wallonne atteindraient ensemble plus de 10 milliards d’euros tandis que la KBC, dans une étude de 1999, revue en 2003, concluait à un transfert de 5,3 milliards d’euros (la FEB estimait les transferts à 2 à 3 milliards d’euros ; le B.U.B. avait observé que ces études ne tiennent pas compte des retours économiques). Le groupe du Warande passe évidemment sous silence que les transferts dans d’autres pays comme l’Allemagne sont trois fois plus élevés que ceux en Belgique (le B.U.B. a écrit un texte à cet égard en août 2004 que vous pouvez retrouver sur ce site sous cette rubrique). On oublie également que par exemple la province du Limbourg coûte beaucoup à la Région flamande, ce qui engendre des transferts inter-provinciaux, tandis que l’on n’en fait pas un problème (et nous non plus évidemment). En même temps, il est surprenant de constater que le groupe du Warande considère que les transferts vers sa propre capitale, Bruxelles, sont problématiques…

    Ensuite, le club nationaliste flamand essaye d’esquisser un portrait apocalyptique de la Belgique en mettant l’accent sur le fait que nous ayons la plus importante dette publique et une très forte pression fiscale. Le système des retraites belge serait un des plus faibles dans l’Europe des 15 (avant l’élargissement).

    Malgré cela, il est tout de même étrange que la Belgique appartient au top 5 des pays où le standard de vie est le plus élevé au monde selon les Nations Unies. La dette publique est la conséquence d’une mauvaise gestion de l’Etat pendant les années de crise dont les partis traditionnels (et scindés) sont justement responsables. Il est grâce à cette dette publique que la Région flamande a pu se développer pour devenir une région économiquement forte. En outre, les messieurs du Warande oublient que notre système fédéral avec ses six parlements et gouvernements, voulu par les flamingants et les wallingants, nous coûte très cher engendrant également cette dette publique élevée. La lourde pression fiscale constitue aussi une conséquence de ce système fédéral. Un million de fonctionnaires (d’un point de vue proportionnel, le double du chiffre en Allemagne) chargent en effet lourdement le budget de l’Etat. Il est vrai que notre système de sécurité sociale n’est pas bon marché non plus, mais il est aussi un des meilleurs de l’Union européenne car il offre le plus de protection aux faibles de la société (les personnes âgées, les malades, les chômeurs,…).

    Le plus étonnant à ce livre est l’élément suivant: si nous pouvons croire le journal “Het Belang van Limburg (30.11.2005, p. 4; tout de même l’ancien journal de Marc Platel), le groupe du Warande aurait proposé l’unitarisme (vous lisez bien, l’unitarisme) comme première solution aux problèmes communautaires, “mais”, le groupe y ajoute aussitôt, « personne n’en veut ». Cela est évidemment un mensonge. Selon différentes études, dont un sondage effectué par la K.U.L. en 1999, il y aurait en Belgique au moins 2,5 millions de gens (un Belge sur quatre) qui seraient favorables au système unitaire, comprenant un gouvernement et un parlement, ou qui voudraient à tout le moins davantage de compétences pour l’autorité fédérale. Le problème est connu : les unitaristes et les fédéralistes d’union n’ont pas accès aux médias publics, une discrimination qui est actuellement attaquée par le B.U.B. devant le tribunal.

    Le groupe perd toute sa crédibilité quand il affirme qu’ “il est temps de se débarrasser de la Belgique unitaire actuelle”. Quelle Belgique « unitaire » ? La Belgique actuelle n’est plus du tout unitaire depuis 1970. Elle est fédérale et même de plus en plus confédérale, raison pour laquelle elle fonctionne si mal que le groupe le prétend.

    Le groupe de réflexion continue dans sa lancée en prétextant qu’une “Flandre” indépendante confirmerait une évolution européenne. On invite tout de même ce groupe à expliquer sur quoi serait basé cette évolution. Nous pensions que l’Union européenne servait à rassembler les Européens et à placer les économies des Etats membres au même niveau et non que le but serait se scinder les pays qui font partie de l’U.E..

    Par ailleurs, le groupe avance encore l’argument fallacieux selon lequel le conglomérat de “Wallo-Bru” se soignerait mieux lorsque la “Flandre” arrête tous les transferts vers elle. On peut difficilement s’imaginer une vision plus égoïste et plus asociale. Comme le nord de la Belgique a tout intérêt à avoisiner un sud prospère, il serait par contre indiqué que les liens soient resserrés et que la solidarité entre les régions soit augmentée parce que tous les investissements refluent dans une large mesure et bénéficient à toute l’économie nationale et européenne.

    Le groupe déclare aussi que “les petits Etats sont plus performants que les grands”. Bien. Cela plaide donc en faveur de la Belgique ou considèrent-ils notre Etat de 30.000 km² comme un mastodonte ?

    Enfin, cette évolution vers un « Etat flamand » doit se faire démocratiquement. Veulent-ils dire que l’on va enfin interroger la population belge dans un référendum au lieu de réformer systématiquement l’Etat sans interpeller ses citoyens comme cela se passe depuis 35 ans ? Il n’en est rien. La confrontation avec l’opinion des Belges pourrait aboutir à un fiasco pour « l’élite économique de la Flandre », qui s’est transformée en fossoyeurs de la Belgique. Ils préfèrent un vote particrate au parlement. On ne peut leur donner tort vu la petite minorité qu’ils représentent.

    Selon ces nationalistes flamands, la Belgique constitue le grand problème. Le B.U.B. se demande si ce n’est pas exactement l’inverse. Nous estimons au contraire que ce sont les séparatistes qui créent les problèmes en Belgique. A partir du moment où ils ont commencé à se mêler de la politique belge, les problèmes communautaires se sont succédés, ce qui a exacerbé la crise dans notre pays depuis les années ’70. Le comble de ce drame national est le fait que ce soit ceux qui ont réformé notre Etat sans jamais consulter les citoyens viennent maintenant nous expliquer que leur système ne fonctionne pas et qu’il faut donc supprimer la Belgique. Il faut oser.

    POUR UNE CONCURRENCE POLITIQUE SAINE (24-11-2005)

    Les Belges ont perdu la confiance aux politiciens traditionnels. Les crises concernant BHV, DHL, les vols de nuit, la Carolorégienne, l’affaire des cartes VISA à Anvers, le CPAS d’Anvers, Francorchamps etc. ne sont que quelques exemples, mais les plus marquants, de la mauvaise gestion qui affecte notre pays ces derniers mois.

    La politique belge souffre en fait du même problème qu’une branche d’activité sans ou avec trop peu de concurrence : le syndrome du monopole ou de l’oligopole. Les quelques joueurs (les partis traditionnels dans ce cas) déterminent le prix et les produits (en gros, ces deux éléments correspondent respectivement avec les élections et la gestion de l’Etat). La particratie garde les rangs fermés et ne tolère pas d’intrus. C’est la raison pour laquelle on ne donne jamais des subsides aux partis qui ne sont pas représentés au parlement, mais ce qui est pire et bien plus injuste, c’est que ces mêmes partis disposent d’un monopole sur l’accès aux médias. Dans une économie de libre marché, il serait tout simplement impensable que seulement quelques entreprises puissent faire de la publicité à la radio et à la télévision. Un juge aurait immédiatement mis fin à une telle situation. Toutefois, dans la politique, il s’agit d’une chose très normale qui est défendu par le Conseil d’Etat avec le faux argument que l’admission de nouveaux partis aurait une influence négative sur la « lisibilité » des débats.

    Est-ce que les débats sont alors lisibles aujourd’hui? Tous les politiciens semblent être les mêmes. Tous pensent d’abord à eux-mêmes ou à leur région et oublient l’intérêt de la Belgique. Il n’y a plus de nouvel input depuis l’extérieur. Le népotisme se propage, sans doute à cause d’un manque d’autres volontaires. En outre, nous ne comprenons pas comment la présence d’un nouveau parti qui a déjà participé aux élections dans les trois ou quatre années passées poserait un problème pour les partis traditionnels. Le débat ne serait qu’enrichi. Enfin, on laisse pour compte environ 2,5 millions d’unitaristes et de fédéralistes d’union puisque aucun parti, en dehors du B.U.B., ne défend leur opinion tandis que les statuts des médias publics, la RTBF et la VRT, imposent que toutes les tendances idéologiques doivent avoir accès aux médias, ce qui n’est clairement pas le cas en ce qui concerne les défenseurs de la Belgique à l’heure actuelle.

    L’union belge a posé la question au tribunal. Un jugement peut être attendu pour le mois d’avril ou de mai 2006. Nous vous tenons évidemment au courant.

    Le B.U.B. trouve que tous les partis doivent recevoir une chance et non seulement les partis établis. Une saine concurrence ne peut pas nuire. L’électeur est assez adulte pour faire son choix. C’est la logique même. Espérons que le tribunal suivra également cette logique. Cela aura sans aucun doute un effet positif sur la politique belge et, vu les différents scandales, celle-ci en a bien besoin.

    HANS VAN DE CAUTER

    Nationaal Voorzitter B.U.B.