L'INCENDIE DE BUDA-MARLY CONSTITUE UN NOUVEL ARGUMENT POUR LA SUPPRESSION DES REGIONS (22-12-2003)

Autour du 15 décembre, la moitié de la Belgique a été effrayée par un important incendie dans l'usine chimique abandonnée Buda-Marly à Neder-over-Heembeek située dans la Région de Bruxelles-Capitale. Des gaz toxiques comme de l'ammoniac se sont échappés des tours déclassées et se sont répandus, d'abord sur l'est du Brabant et le Limbourg (vu le vent de
sud-ouest) et ensuite sur l'ouest du Brabant dont Bruxelles (vu le vent d'est).

La Région de Bruxelles-Capitale, la Ville de Bruxelles, le Port de Bruxelles et la Région flamande se sont disputés sur les responsabilités et ont fait peu de choses pour limiter la puanteur et l'intoxication des environs. Ce n'est qu'après une semaine que l'incendie a été vraiment maîtrisé. Les conséquences sur la santé publique à long terme sont inconnues.

Le B.U.B. est indigné à propos de cet incident grave et fait un appel à l'autorité nationale pour faire cesser cette cacophonie régionale. Il faut mettre un terme définitif à l'autonomie régionale en matière d'environnement et le nombre de ministres et d'autorités doit être diminué de façon drastique. Plus il y en a, plus de figures incompétentes auront du pouvoir ce qui constitue un véritable danger pour la santé de la population belge
comme cet incident l'a prouvé.

Une réunion des forces au niveau national peut faire en sorte que les anciens sites industriels dangereux situés en Belgique pourront être assainis de façon plus efficace car on pourra mettre ensemble les fonds et les gens les plus compétents. Les régions ne doivent plus jouer de rôle à cet égard. Cette problématique doit être gérée au niveau national, éventuellement à l'aide d'une décentralisation provinciale pour les
problèmes environnementaux d'intérêt provincial, mais toujours sous le contrôle hiérarchique du gouvernement national, le seul qui devrait exister en Belgique.

Unissons de nouveau la Belgique avant que nous nous asphyxions ensemble (au sens propre et au sens figuré) dans notre labyrinthe législatif !

 

CHEQUES-SERVICES: A-T-ON OUBLIE LES PROVINCES? (01-12-2003)

Fin novembre, nous avons eu droit à un nouveau feuilleton communautaire avec nos ministres dans les rôles principaux: l'histoire des cheques-services, un nouveau système de paiement des "petits boulots" ou Agences locales pour
l'emploi (AEL). Dans le but d'essayer de tenir ses promesses de 200.000 nouveaux emplois, le gouvernement a voulu donner un nouveau souffle à ces boulots para-étatiques (car partiellement financés par l'Etat) en faisant y participer les bureaux d'intérim. Passons les détails.

Dans le cadre de cette discussion, la vice-premier ministre Laurette Onckelinckx (PS) était entrée en conflit avec son collègue et ministre du Travail, Frank Vandenbroucke, sur l'application territoriale des nouvelles règles. Dans la logique fédérale, certains y voyaient un nouveau conflit entre le nord et le sud du pays. La région wallonne et la région flamande devaient pouvoir appliquer les règles différement tenant compte de leur
situation socio-économique respective.

Il n'en est rien. Les différences socio-économiques se situent surtout au niveau des provinces du pays. L'axe Brabant-Anvers-Flandre orientale constitue le coeur économique de la Belgique. Les autres provinces sont plus à la traîne économiquement comme le Hainaut, le Limbourg et Liège ou plus agricoles et touristiques comme le Luxembourg, Namur et la Flandre Occidentale.

Par conséquent, il est faux de faire coïncider les frontières linguistiques avec des frontières socio-économiques. Les provinces - et on parle des neuf (avec le Brabant unifié) - sont beaucoup plus aptes que les régions à servir de fondement d'une politique décentralisée (et non dé-fédéralisée). Toutes les lois doivent être nationales (ou européennes). L'exécution des compétences qui appartiennent aujourd'hui aux régions doit être attribuée aux conseils provinciaux et aux gouverneurs. Ainsi, on effacera le dualisme belge pour de bon et donc en même temps les conflits nord-sud. La solution
est simple, mais il faut la connaître.

 

 

LE B.U.B. EST LE SEUL PARTI "DEMOCRATIQUE FRANCOPHONE" CONTRE LE DROIT DE VOTE DES EUROPEENS (24-08-2003)

Le B.U.B. s'oppose effectivement à l'octroi du droit de vote aux ressortissants d'un Etat non membre de l'Union européenne pour les élections communales ainsi que pour toute autre élection, même si certains de nos membres se réservent le droit d'en penser autrement.

La raison est double: d'abord, il s'agit d'un débat tout à fait artificiel qui devrait nous faire oublier l'essentiel: les partis traditionnels ont rendu notre belle Belgique presque ingérable par les différentes réformes de l'Etat et les partis de l'actuelle majorité violette nous ont promis 200.000 nouveaux emplois tandis que c'est l'inverse qui se réalise. Ensuite, il s'agit d'une question de principe: chaque habitant de la Belgique, quelque soit sa langue, sa culture et sa couleur de peau a le droit inaliénable de devenir Belge à condition d'avoir vécu ici pendant un certain temps déterminé par la loi ou d'avoir des liens familiaux avec des Belges. Mais, c'est leur décision libre. Si ils souhaitent rester étrangers, ils pourront
travailler, participer à la vie sociale et bénéficier des avantages sociaux, mais ils devront accepter de ne pas pouvoir voter et de ne pas pouvoir accéder à certains postes à responsabilité administrative. Si, par contre, ils décident librement d'adopter la nationalité belge - ce qui n'est tout même plus compliqué aujourd'hui -, ils se joigneront à la société des Belges et des Européens pour devenir de véritables citoyens avec l'obligation de
vote. A ce moment-là, toute discrimination devient strictement interdite et devra être sévèrement réprimée !

Par ailleurs, le B.U.B. prend clairement ses distances vis-à-vis des partis racistes comme le Front National et le Vlaams Blok qui exploitent ce thème afin de recueillir un maximum de voix. Pour nous, il s'agit d'une question de principe, ni plus, ni moins. Si le parlement belge décide d'octroyer tout de même ce droit de vote, nous allons l'accepter comme de bons démocrates, dans la mesure où nous nous efforcerons de le changer de nouveau plus tard, comme nous souhaitons le faire avec les réformes de l'Etat.

 

 

AVIS AUX BELGES: VOLEZ SN! (10-11-2003)

Il y a deux ans, nous avons vécu la chute de notre compagnie aérienne nationale Sabena. Les coupables de cette faillite sont connus: les événements du 11 septembre 2001 et la crise de l'aéronautique qui en était la conséquence, les Suisses de Swiss Air, qui ont renié leur parole, les coûts salariaux élévés et les dettes de la Sabena qui en étaient une suite partielle, la politique trop expansive qui a été menée avec l'achat des Airbus superflus et les syndicats qui ont trop souvent appelé à la grève comme si la Sabena ne pouvait jamais faire faillite.

Toute la Belgique a pleuré la perte de notre compagnie nationale. Des milliers de Sabéniens se trouvaient dans la rue. Cela fut un drame social pour la Belgique, peut-être le plus grand de son histoire. Des compagnies aériennes étrangères ont vite repris la lacune commerciale laissée.

Heureusement, le gouvernement belge pouvait créer rapidement après la faillite une nouvelle compagnie aérienne, d'abord par la poursuite des activités de la société-soeur de la Sabena, la D.A.T., et puis sous le nouveau nom SN Brussels Airlines. Aujourd'hui, cette petite compagnie réalise un léger bénéfice et l'avenir de l'aviation civile belge semble déjà un peu meilleur.

Le B.U.B. fait un appel à tous les Belges de voler le plus possible avec SN. Nous avons essayé pour vous cet été le vol Bruxelles-Séville aller-retour et nous en étions très contents. Le service était parfait et le personnel très aimable. Les sièges étaient confortables avec assez d'espace pour les jambes. Le prix était bas (seulement 250 euros aller-retour; ticket non annulable).

Espérons qu'avec l'aide des Belges, notre compagnie aérienne redeviendra à
terme aussi grande que la Sabena. Peut-être que l'ancien nom magnifique pourra alors être utilisé de nouveau.

 

50 ANS DE TELEVISION BELGE (03-11-2003)

Le 31 octobre 2003, les deux radio-télévisions publiques la RTBF et la VRT fêtaient le 50ième anniversaire de la télévision belge. Malheureusement, elles ne l'ont pas fêté ensemble. Selon le B.U.B., il s'agit d'une occasion
ratée. Les frontières linguistiques ne jouent à peine plus de rôle dans la société mondialisée d'aujourd'hui. En outre, les techniques ont évolué tellement que la télévision bilingue avec sous-titrage simultané est parfaitement réalisable de nos jours. Aussi la chaîne Euronews est-elle constitue-t-elle un bel exemple. Ce qui est possible au niveau européen,
l'est également au niveau belge.

Voilà pourquoi le B.U.B. plaide pour la disparition complète de la scission entre la VRT et la RTBF afin de créer de nouveau une RTB-BRT qui émettra tous ou une partie des programmes comme le journal télévisé du soir conjointement. Il doit s'agir alors d'une véritable intégration avec des équipes bilingues. Ceci suppose évidemment un bilinguisme parfait de la
majorité du personnel et à ce niveau il reste sans doute encore beaucoup de travail à réaliser. Mais le résultat peut être très bénéfique pour l'unité nationale et pourra jeter aux oubliettes les conflits linguistiques absurdes.

Espérons que bientôt les radio-télévisions néerlandophone et francophone
pourront fêter ensemble sous la dénomination commune BRT-VRT !

 

 

LA SUPPRESSION DU PARLEMENT ET DU GOUVERNEMENT WALLONS FERA D'ENORMES ECONOMIES (18-10-2003)

La Belgique est lourdement touchée par la crise économique. Ford Genk n'est qu'un exemple, la feue Sabena en est un autre. Certains provinces connaissent plus de problèmes que les autres, surtout le Limbourg et le Hainaut. Le Brabant doit être rénové et modernisé davantage pour confirmer son rôle belge et européen. Ces provinces doivent recevoir une aide
supplémentaire de l'autorité nationale. Mais avec quel argent? Le B.U.B. a une solution claire: par la suppression du Parlement et du Gouvernement wallons inutiles on pourra économiser annuellement des millions d'euros en location de bureaux et de bâtiments, salaires des ministres, indemnités
parlementaires, frais de transport, dîners et fêtes inutiles etc. De même du côté flamand et bruxellois.

Le B.U.B. réduira le nombre de ministres en Belgique de 60 à tout au plus 20, tous au niveau fédéral, les ministres communautaires y compris.

Le B.U.B. promet que l'argent libéré ira respectivement vers le Hainaut, le Limbourg et le Brabant.

 

POURRAIT-ON SIMPLIFIER LA BELGIQUE? (20-09-2003)

Les Belges ne se retrouvent plus dans le dédale législatif. Il y a trop de règlements et de lois dans notre beau pays. Cet excès de normes tue la libre entreprise en restreint la liberté. Prenons par exemple le droit de l'urbanisme et de l'environnement. Pour construire une véranda ou une
piscine, il faut un permis car il s'agit dans le premier cas d'une construction et dans le deuxième d'un changement du niveau du sol. En région wallonne et en région bruxelloise, il faut demander pour cela un permis d'urbanisme et en région flamande un "stedenbouwkundige vergunning". Les règles d'octroi sont différentes selon la région ce qui ne facilite pas la vie des Belges et des entreprises nationales, car non seulement la réglementation est compliquée, elle est en outre régionalisée sans parler des compétences européennes, fédérales, provinciales et communales en la matière.

Le B.U.B. veut éliminer cette asphyxie législative en simplifiant les législations techniques et en supprimant les régions.

La législation doit redevenir simple (ce qui ne veut pas dire simpliste). Il ne devrait pas y avoir dix sortes de taxes, mais une taxe sur les revenus, une taxe sur les sociétés et une taxe indirecte, la TVA. Une taxe internationale sur les transactions financières peut également être envisagée. Cette taxe peut permettre de supprimer par exemple les taxes successorales et celle sur les transactions immobilières (le droit
d'enregistrement) et d'alléger les autres taxes.

La législation doit également redevenir nationale, si elle n'est pas déjà européenne ou internationale. La Belgique est trop petite pour être divisée en trois ou quatre parties. De plus, selon l'article 10 de la constitution, tous les Belges sont égaux devant la loi, un principe qui est bafoué actuellement par la régionalisation. Il est dès lors temps de corriger l'erreur de la création des régions qui, contrairement aux communautés et
aux lois linguistiques, n'ont pas pour objectif de créer une Belgique plus juste et égalitaire, au contraire. La décentralisation sur base des provinces pourra parfaitement remplacer cette régionalisation non-demandée et non-voulu par les Belges.

 

 

UNE RENTREE MULTILINGUE (01-09-2003)

Après un été très chaud, les enfants retrouvent les bancs de l'école. A part les mathématiques, l'histoire et la géographie, ils y apprendront aussi des langues. Parfois, les cours de langues représentent même plus de la moitié des cours dispensés.

On dit souvent que les francophones ne sont pas forts en langues. Il faudra peut-être revoir cette image. On voit déjà que les grands élèves (ceux qui sont déjà ministres) apprennent massivement la langue de la majorité des
Belges, mais il y a aussi un phénomène nouveau qui a vu le jour en Communauté française: les immersions linguistiques. De jeunes élèves (parfois déjà en troisième maternelle) sont placés par leurs parents dans des classes où l'enseignement est donné dans une langue autre que la leur: en néerlandais ou en anglais.

Cette évolution n'est pas mauvaise et correspond à une demande certaine.
Mais le B.U.B. se pose tout de même quelques questions.

Ne devrait-on pas rendre l'autre grande langue nationale (en l'espèce le néerlandais) obligatoire dans toutes les écoles, même dans ces classes d'immersion? C'est quand-même à cette langue-là que les élèves sont susceptibles d'être confrontés le plus quand ils seront adultes. De plus, cela renforcerait la cohésion de la nation. L'anglais est certes important, mais peut attendre jusqu'aux humanités.

Par ailleurs, ne serait-il pas mieux de combiner la langue natale avec le néerlandais? Les élèves ne risquent-ils pas de ne pas développer leur propre langue? Voilà pourquoi, le B.U.B. est partisan de la création d'un certain nombre d'écoles bilingues et nationales (environ 20% du total des écoles belges) où la moitié des cours sont donnés en français et l'autre moitié en néerlandais. Dans toutes les autres écoles, la deuxième grande langue nationale doit être obligatoire. Les germanophones pourront choisir entre le français et le néerlandais. La constitution devrait confirmer ce principe.

Enfin, pourquoi la communauté flamande ("néerlandophone" proposons-nous) ne
suit pas l'exemple francophone? Les nationalistes flamands sont pourtant les
premiers pour dire que les francophones ne veulent pas apprendre le
néerlandais. En même temps, la connaissance du français des néerlandophones
diminue constamment et les francophones risquent de les rattraper au niveau
de la connaissance de l'autre langue nationale.

Que la rentrée soit multilingue, c'est très bien, mais n'oublions pas d'apprendre la deuxième langue nationale et notre propre langue ainsi que d'étendre le multilinguisme à l'école à tout le territoire belge.

 

LE ROI-PRESIDENT (22-07-2003)

Cela fait 10 ans que le Roi Baudouin est mort à Motril en Espagne. Ce fut un choc pour tous les Belges. La meilleure preuve que les Belges tiennent à leur Roi.

Pourquoi? La réponse n'est pas simple. Le Roi comme lien d'unité entre les Belges n'est pas la raison la plus importante car même sans roi, la Belgique survivrait.

Il y a une autre raison: la culture belge. La langue n'est pas toute la culture, loin de là, elle n'en constitue qu'un petit élément.

Il existe surtout un besoin d'identification de chaque groupement humain, de chaque citoyen. Et le Belge est charmé par ce professionnel héritier choisi par le congrès de 1831, choisi par le peuple en quelque sorte, même si sa représentation était loin d'être parfaite à cette époque-là. C'est un homme ou - qui sait bientôt une femme - au service du pays et des Belges, comparable à un président sans pouvoir comme en Italie.

Un tel roi ne doit pas être démocratique car il ne fait que représenter le pays et donner ses conseils. N'oublions d'ailleurs pas que chaque acte royal doit être contresigné par un ministre, même ses allocutions.

De plus, il ne nous coûte pas grand chose: moins que les 6 parlements et 6 gouvernements, moins qu'un président et même moins que le site portail du gouvernement fédéral...

Enfin, il est un facteur de stabilité. Au-dessus de la mêlée politique discordante, il est là pour contrôler les politiciens pour qu'ils préservent l'unité et l'indépendance du pays.

Nous aimons notre roi-président, car... il est Belge.

 

LA FEB DEMENT LES CHIFFRES FLAMINGANTS SUR LES TRANSFERTS NORD-SUD (28-06-2003)

Une étude récente menée par la Fédération des Entreprises de Belgique a minimisé les chiffres avancés par les nationalistes flamands concernant les transferts entre le nord et le sud de la Belgique. Même les chiffres “neutres” que la KBC mentionne dans son rapport du 17 novembre 2000, à savoir 5 milliards d’euros of 200 milliards BEF, ont été revus à la baisse.

Personne ne peut nier qu’il existe des transferts du nord vers le sud au niveau de la sécurité sociale, mais les chiffres cités par certains nationalistes flamands étaient abracadabrants. On parlait de 20 milliards d’euros, toutefois sans aucune preuve scientifique. Il s’agissait de déclarations ouvertement “racistes” dignes du Vlaams Blok.

Bien que la KBC ait elle-même admis que son rapport de 2000 reposait sur des “estimations approximatives” (p. 1), ces chiffres constituaient jusqu’à présent la seule source “objective”.

Mais ce temps est révolu. La FEB estime ces transferts actuellement à 3 milliards d’euros, soit une diminution de 2 milliards d’euros.

Le débat peut enfin se dérouler de manière plus objective et scientifique.

A l’instar de la FEB, on peut, fondamentalement, analyser les transferts de quatre manières différentes : d’après 1) le calcul des chiffres, 2) l’existence de transferts dans d’autres pays et entre les provinces belges, 3) la réversibilité dans le temps et 4) l’effet de remboursement économique.

1) En ce qui concerne la difficulté du calcul, nous ne pouvons qu’affirmer, dans le cadre du présent article, qu’il est assurément crucial pour les résultats de l’étude de sélectionner correctement les chiffres sur la base desquels le calcul s’effectuera. La KBC retenait trois postes : la sécurité sociale, les transactions budgétaires relatives aux compétences exclusives du gouvernement fédéral et, troisièmement, le mécanisme de financement des Régions et des Communautés.

Au niveau de la sécurité sociale, les différences portent essentiellement sur les allocations de chômage et les frais médicaux (mais pas les frais de maladie et d’invalidité, p. 5 rapport KBC), même si les dépenses relatives à ces domaines étaient en train d’augmenter au nord. Dans les autres domaines (allocations familiales, pensions et maladie-invalidité), les transferts sont moins importants et on observe même une tendance inverse. Ainsi, les dépenses de maladie-invalidité (MI) pour l’année 1999 étaient en Région flamande plus élevées que la quote-part de cette région dans la population du pays.

En outre, le rôle de la Région bilingue de Bruxelles n’est pas très clair dans cette problématique. On fait souvent abstraction de Bruxelles, la qualifiant de Région “neutre” qui ne bénéficierait pas de transferts…

Le deuxième point aborde les transferts au sein du budget fédéral. On comptait en 1999 apparemment plus de fonctionnaires fédéraux francophones que néerlandophones. La capacité fiscale étant plus importante au nord qu’au sud, il faut tenir compte du fait que les fonctionnaires fédéraux sont par définition fédéraux et pas “francophones” ou “néerlandophones”, tout comme de la situation géographique favorable du “Triangle magique” Bruxelles-Anvers-Gand qui offre le plus d’emplois, principalement grâce aux multinationales, apportant elles-mêmes via la taxe professionnelle une contribution substantielle aux impôts.

Le troisième point concerne les transferts dans le financement des Régions, mais étant donné qu’il est lié depuis 2000 au PNB de chaque Région – c.-à-d. que chaque entité fédérée perçoit les moyens en fonction de ses habitants imposables – ces transferts ne comptent pas, excepté “l’intervention de solidarité nationale” (p. 8 rapport KBC).

2) Le seul critère important pour les transferts est donc la sécurité sociale. Mais la solidarité entre parties riches et pauvres d’un même pays n’existe pas seulement qu’en Belgique. C’est un phénomène que l’on retrouve partout dans le monde. La FEB constate que les transferts de l’Allemagne de l’Ouest vers l’ex-RDA sont proportionnellement plus importants que ceux entre le nord et le sud de la Belgique. Il en va de même pour les transferts de l’Ile-de-France vers le reste de la France ou de l’Angleterre vers le pays de Galles. Ajoutons-y les transferts massifs entre le nord et le sud de l’Italie et ceux de la côte est et ouest aux Etats-Unis vers l’intérieur du pays.

Par ailleurs, les politiciens oublient souvent qu’il existe également des transferts tout aussi importants, si pas plus, entre les provinces, par exemple entre d’une part le Brabant, Anvers et la Flandre-Orientale et d’autre part le Limbourg et la Flandre-Occidentale. Le Brabant forme d’ailleurs une unité socio-économique en ce qui concerne les revenus et le développement économique, et ce malgré la scission administrative.

3) Une autre constatation étonnante de la FEB est que les transferts nord-sud sont réversibles. C’est surtout au niveau des pensions que le mouvement inverse s’amorce. Le vieillissement de la population se ressent plus au nord de la Belgique tant et si bien qu’il n’est pas exclu que dans une vingtaine d’années ce soient les francophones qui paient les pensions des néerlandophones.

4) Pour finir, il y a “l’effet Marshall” ou l’effet de remboursement économique. Tout comme les Américains ont investi massivement après la Deuxième Guerre mondiale en Europe Occidentale afin de pouvoir y vendre leurs produits, les Belges du nord investissent indirectement dans le sud du pays. Les francophones consomment également, ce qui stimule l’économie belge, qui occupe une place prédominante au nord du pays. L’effet de remboursement permettra aux transferts nord-sud de passer sous la barre des 3 milliards d’euros par an. N’oublions pas non plus qu’en raison des prix fonciers élevés au nord de la Belgique, bon nombre de néerlandophones vont vivre au-delà de la frontière linguistique… justement là où ils ont “investi” indirectement.

 

NOTRE POSITION (22-05-2003)



Notre combat contre le nationalisme flamand et wallon est un combat en faveur de la Belgique, de l’Europe et du monde. C’est un combat contre la mesquinerie, l’isolationnisme et le racisme, un combat en faveur du plurilinguisme, de la globalisation et de la solidarité. Le combat en faveur d’une Belgique unitaire peut sembler "dépassé" pour certains, mais cela n’est pas du tout le cas, au contraire… La Belgique est un pays d’avenir : uni dans sa diversité, multiculturel, tolérant et prospère. Notre pays, aussi petit soit-il, est un exemple pour l’Union européenne de par son caractère plurilingue et multiculturel.

Mais quelle place le B.U.B. doit-il occuper sur l’échiquier politique ?

Les résultats des dernières élections fédérales du 18 mai 2003 sont clairs. On constate quatre évolutions capitales :

1) Le nationalisme flamand a essuyé un sérieux revers (quasi-disparition du Parlement de la N-VA) tandis que le rattachisme n’a, une fois de plus, pas percé.

2) Les verts ont subi une lourde défaite (disparition d’Agalev et quasi-disparition d’Ecolo du Parlement).

3) Le centre chrétien-démocrate est en train de disparaître, renforçant la position des socialistes et des libéraux.

4) Les petits partis n’ont pas accès aux médias de sorte que leurs résultats sont décevants.

Ces quatre points sont d’une importance capitale pour la Belgique et le B.U.B., et ce pour les raison suivantes :

1) Le nationalisme flamand et wallon est l’objet de notre combat, tout recul de leur part est donc une bonne nouvelle.

2) Les verts étant "assez" pro-belges, nous nous demandons quel parti néerlandophone défendra les intérêts belges. Le B.U.B. a également une position importante sur l’environnement et la santé ; nous serions en mesure de combler ce "vide vert".

3) Le B.U.B. est un parti centriste ; l’ouverture vers le centre qui se dessine sur l’échiquier politique ne peut être que bénéfique pour nous, d’autant plus que les politologues prédisent que la Belgique et le monde en général auront toujours besoin d’un parti centriste comme "troisième alternative". Dès lors, le B.U.B. sera non seulement un pont entre le nord et le sud, mais également entre la gauche et la droite.

4) Le plus grand problème de notre démocratie moderne est que les campagnes électorales sont contrôlées, voire manipulées par les mass média et que les petits et nouveaux partis n’y ont pas accès. On obtient ainsi des campagnes inégales étant donné que les citoyens ne sont pas informés quant aux programmes et aux candidats de tous les partis.

L’enjeu de notre combat est la démocratie, la solidarité, la liberté et l’existence de notre magnifique pays. Cela vaut certainement un parti.

 

PAS DE SCISSION DE LA JUSTICE OU DE LA MOBILITE! (13-05-2003)



Le B.U.B. est le seul parti d'opposition qui combat les nationalismes flamand et wallon. Tous les autres partis traditionnels en Flandre établissent leur programme politique en fonction de celui du Vlaams Blok, qui leur impose ses vues flamingantes. Les partis francophones, quant à
eux, acceptent et ratifient chaque réforme institutionnelle, y compris les verts.

Le B.U.B. est le seul parti qui plaide pour une solidarité maximale entre tous les Belges, quelle que soit leur langue, culture ou origine.

Le B.U.B. s'oppose à toutes les scissions absurdes, telles que celles de la SNCB, de la mobilité ou de la justice.

Les trains ne se sont en effet jamais arrêtés à la frontière linguistique et les lignes de chemin de fer en Europe rendent toute régionalisation ridicule.

En ce qui concerne la justice, une scission ne fera qu'engendrer de nouveaux problèmes : des situations épineuses en région bruxelloise et un laissez-passer pour les criminels et terroristes qui passeront allègrement la frontière linguistique afin d'échapper à la justice. La police unique
devait mettre fin aux divisions entre services policiers, mais on semble vouloir prendre des mesures pour les raviver. Comprenne qui pourra...

Remplacer l'Etat belge par un Etat wallon ou flamand ne dénote pas d'une volonté progressiste, bien que les séparatistes nous fassent croire le contraire. Leurs motivations ne sont pas dictées par l'aspiration à une meilleure gestion, mais bien par le nationalisme, l'égoïsme et l'argent.
Plus il y aura de scissions, plus on aura besoin de ministres et de cabinets, et ce au profit des partis traditionnels.

Les Belges commencent cependant à en avoir marre de ces sempiternelles exigences et tensions communautaires.

LA BELGIQUE UNITAIRE: SIMPLE, EFFICACE ET PEU CHERE! (09-09-2002)


Le B.U.B. est un parti qui parle franc: non à une structure étatique compliquée et chère avec 6 gouvernements, 6 parlements et des centaines de politiciens avec leurs triples administrations, mais bien un gouvernement national efficace et un Parlement composé d'une Chambre et d'un Sénat.

Le B.U.B. est un parti centriste et donc pas un parti d'extrême gauche ou d'extrême droite. Nous sommes ouverts à des libéraux, des socialistes et des chrétiens-démocrates à condition qu'ils se sentent d'abord Belges et Européens. Certains disent qu'il faut supprimer la Belgique, rattacher la Wallonie à la France et déclarer la Flandre indépendante.

Sur base des sondages, l'on sait que tel n'est pas l'avis des Belges.

Au contraire, nombreux sont ceux qui trouvent que la Belgique est une chance en raison de sa diversité.

Nous le trouvons aussi. C'est la raison pour laquelle nous avons créé ce parti politique.

La Belgique est une démocratie depuis 1830. Elle est une démocratie multilingue depuis le vote des lois linguistiques (la première en 1876).

L'Union européenne, notre avenir, est également une démocratie multilingue ou devrait le devenir. Voilà pourquoi la Belgique est tellement importante : elle est un exemple pour l'Europe et finalement aussi pour le reste du monde, qui sont eux aussi multilingues. Donc, s'il faut supprimer un Etat, ce ne sera surtout pas la Belgique qui, elle, porte l'avenir en elle ! Au contraire, il faut renforcer son unité et sa démocratie car la future Europe lui ressemblera beaucoup, qu'on le veuille ou non !

Le site que vous visitez contient notamment notre programme. Nous voulons un retour vers la Belgique unitaire, sans complexes, avec le maintien des lois linguistiques et des trois communautés et une décentralisation sur base des 9 provinces (ce qui implique le rétablissement de la province de Brabant). Les régions doivent être supprimées le plus vite possible car leur compétences économiques et environnementales n'ont rien à voir avec la différence linguistique.

Nous n'avons pas peur des critiques car nous savons que ce n'est pas un retour vers le passé, mais un retour vers l'avenir.

Nous prônons également un bilinguisme individuel renforcé et un revenu de base pour tous.

Vous trouverez ici encore d'autres textes pour vous guider vers la sortie du labyrinthe fédérale voire confédérale, celui que les citoyens n'ont aucunement voulu, mais bien les politiciens qui sont censés les représenter.

Toutefois, il n'est jamais trop tard de corriger les fautes du passé…

Bonne lecture et à bientôt dans notre nouveau parti politique !

Salutations belges,

Hans VAN DE CAUTER
Président national B.U.B.